mardi 22 décembre 2015

COMETES GEANTES

SUD-OUEST Publié le 22/12/2015 La Terre menacée par des comètes géantes ? Baptisées Centaures, ces comètes font 50 à 100 km de large et croisent parfois le chemin des planètes
Des centaines de comètes géantes gravitent aux confins de notre système solaire © cc - wikicommons Les lointaines comètes géantes pourraient aussi représenter un danger pour la vie sur Terre, à l'instar des astéroïdes plus proches que l'on surveille déjà attentivement, a averti mardi une équipe d'astronomes. Au cours des deux dernières décennies, des centaines de comètes géantes ont été découvertes aux confins de notre système solaire, font valoir ces scientifiques dans une étude publiée dans Astronomy and Geophysics, le journal de la Royal Academy Society. Baptisées Centaures, ces comètes, qui font 50 à 100 km de large, sont situées sur des orbites instables qui croisent parfois le chemin des planètes géantes, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Sous l'effet du champ gravitationnel de ces planètes, ces comètes peuvent "de temps en temps" changer de trajectoire et se retrouver dans le système solaire interne (qui comprend Mercure, Vénus, la Terre, Mars et la ceinture d'astéroïdes). "Les gens ne doivent pas s'alarmer" Le risque qu'une comète de 100 km de diamètre se retrouve à croiser l'orbite de la Terre a été mesuré par Bill Napier de l'Université de Buckingham: il est de 1 tous les 40 000 à 100 000 ans. En s'approchant du Soleil, ces comètes, constituées de glace et de poussières agglomérées, se désintègreraient en de nombreux fragments. L'impact de leurs débris sur notre planète serait "inévitable", selon les chercheurs. "Cela pourrait provoquer l'injection dans l'atmosphère d'une masse de poussières et de fumée" notamment, souligne David Asher, de l'Observatoire Armagh (Irlande du Nord), l'un des auteurs de l'étude. "Au cours des trente dernières années, nous avons fait beaucoup d'efforts pour repérer et analyser le risque d'une collision entre la Terre et un astéroïde", souligne Bill Napier, coauteur de l'étude. "Nos travaux suggèrent de regarder plus loin, au-delà de l'orbite de Jupiter, pour trouver des Centaures." "Si nous sommes dans le vrai, ces comètes pourraient constituer un danger sérieux et il est temps de mieux les comprendre", ajoute-t-il. Pour autant, "les gens ne doivent pas s'alarmer", estime David Asher. "A l'échelle de nos vies, le pourcentage de risque que notre planète soit touchée n'a pas augmenté."

dimanche 20 décembre 2015

LA TERRE VU DE LA LUNE

SUD-OUEST Publié le 20/12/2015 La Nasa publie une magnifique photo de la Terre vue de la Lune Cette photo a été prise par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter
La Terre vue depuis la Lune le 12 octobre 2015 © NASA La Nasa a publié vendredi sur son site ainsi que sur les réseaux sociaux une photo magnifique de la Terre vue depuis la Lune. Cette photo, prise par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO), le 12 octobre, "est unique en son genre", comme l''explique le site Ciel et Espace : "Grâce à sa caméra à haute résolution qui lui sert traditionnellement à cartographier la Lune avec une résolution voisine de 50 cm, LRO a cette fois visé la Terre. Et cela, juste au moment où elle rasait la région du pôle nord lunaire. Il en résulte cette image sans précédent sur laquelle on voit à la fois la surface lunaire de manière très détaillée et la Terre sur laquelle on reconnait aisément l'Afrique, l'Amérique du Sud et une partie de l'Europe." Cette image n'est pas sans rappeler une autre photo de la Nasa, celle-ci beaucoup plus ancienne, puisque réalisée par les astronautes d'Apollo 17, le 7 décembre 1972, lors de leur voyage vers la Lune.
La Terre prise en photo depuis Apollo 17 le 7 décembre 1972

vendredi 18 décembre 2015

ASTEROIDE DE NOEL

SudOuest.fr Publié le 17/12/2015 Un astéroïde passera "à proximité" de la Terre à Noël Baptisé 2003 SD220, cet astéroïde de Noël est inoffensif selon les scientifiques . Halloween avait eu une comète, Noël aura son astéroïde : le 24 décembre, un énorme objet spatial de 2 km de long passera "à proximité" de la Terre, mais sans présenter le moindre danger. Mais quand on parle de proximité, c'est à l'échelle de l'Univers car en fait, il devrait passer à quelque chose comme 28 fois la distance séparant notre planète de la Lune. L'astéroïde de Noël, baptisé 2003 SD220, a été découvert en 2003. "Il n'est pas sur notre liste des objets à risque", précise Maria-Antonietta Barucci, astronome à l'Observatoire de Paris. "Il n'y a pas de danger, on peut être tranquille, détendu et profiter de Noël", a ajouté la chercheuse du CNRS. La prochaine fois en 2029 ? Le prochain passage prévu d'un astéroïde tout près de la Terre aura lieu en 2029. L'astéroïde Apophis passera à une distance 10 fois inférieure environ à celle de la Lune, soit quelque 30 000 km. "Mais même lui ne sera pas si dangereux", tempère Maria-Antonietta Barucci. Des collisions entre la Terre et des objets spatiaux de plus d'1 km de long se produisent environ tous les 100 000 ans, explique Mark E. Bailey. Aucun danger annoncé prochainement Il y a 65 millions d'années, l'astéroïde qui a entraîné l'extinction des dinosaures (et même de 75% des formes de vie connues, selon de nombreux experts) "était dix fois plus gros que 2003 SD220", selon lui. Les spécialistes ne cessent de répéter que pour les années à venir, il n'y a aucun danger réel ou tout du moins connu de collision entre la Terre et un astéroïde. Mais comme on ne connaît pas tous les objets spatiaux,"il faut y penser, y travailler, continuer à chercher les objets", a expliqué Maria-Antonietta Barucci. "Et surtout, il faut étudier les technologies de déviation d'astéroïdes dangereux et les tester, pour être prêt le jour J".

vendredi 11 décembre 2015

CERES

SUD-OUEST le 10/12/2015 Mais d'où vient la planète Cérès ? Un mystère qui intrigue les scientifiques Située entre Mars et Jupiter, la planète naine Cérès est-elle vraiment de notre galaxie ? Et sinon d'où vient-elle ? Des questions qui obsèdent les scientifiques !
La planète Cérès viendrait-elle d'une autre galaxie ? Pas forcément. © AFP - L a planète Cérès, d'abord considérée comme une planète, puis comme un astéroïde et enfin, depuis 2006, comme une "planète naine" garde jalousement ses mystères. Une question taraude les scientifiques : d'où vient cette planète ? Pour y répondre, après un périple de sept ans et demi, la sonde américaine Dawn s'est placée depuis mars en orbite autour de cette sphère de roches et de glace située entre Mars et Jupiter, dans le système solaire. Mais les données envoyées ont plus accru les interrogations des chercheurs qu'apporté des réponses. Poussant même l'équipe de chercheurs à solliciter les suggestions du public pour percer les mystères de la boule brune. De fameux mystères Deux études publiées mercredi dans la revue britannique Nature présentent quelques avancées. Mais soulèvent surtout une nouvelle question
Cérès présente 130 zones lumineuses à sa surface.© Photo AFP Parmi les plus fameux mystères de Cérès : la présence de plus de 130 zones lumineuses à sa surface, la plupart associées à des cratères d'impact. Selon les auteurs d'une des études, dirigée par Andreas Nathues à l'Institut Max Planck en Allemagne, des astéroïdes, en percutant la planète, auraient mis à jour un mélange de glace et de sel : des zones où la lumière se reflète. "Les points lumineux de Cérès suggèrent qu'elle possède dans son sous-sol de l'eau saumâtre gelée", explique-t-il. Autre observation, de la brume semble remplir aux heures chaudes, un des cratères de Cérès appelé Occator. Selon les chercheurs, cette brume pourrait être de la vapeur d'eau dégagée par la fonte de la glace et elle soulèverait en s'échappant de minuscules particules de poussière et de glace. Mais, prudents, les chercheurs précisent que cette hypothèse doit être confirmée par de plus amples analyses. D'une autre galaxie ? Dans la seconde étude, les membres de l'équipe de la mission américaine Dawn annoncent avoir trouvé des preuves de présence d'argile riche en ammoniac. Cela "suggère que Cérès est composée de matière accumulée dans un environnement où l'ammoniac et l'azote étaient abondants. Par conséquent, nous pensons que ce matériel ne provient pas du système solaire", déclare Maria Cristina De Sanctis de l'Institut national d'astrophysique de Rome et coauteur de l'étude. Cela veut-il dire que Cérès n'est pas née dans la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter ? Pas forcément. Pour les chercheurs, Cérès a pu aussi être née dans notre galaxie et avoir attrapé des matières dérivant d'une autre.
Cérès se situe dans le système solaire, entre Mars et Jupiter.© Photo AFP

jeudi 29 octobre 2015

TCHOURI

SUDOUEST.FR AVEC AFP Publié le 28/10/2015 Surprise : il y a de l'oxygène dans l'atmosphère de la comète Tchouri La sonde Rosetta, qui escorte la comète Tchouri, a fait une découverte surprenante et inattendue. Explication L a sonde européenne Rosetta a découvert de l'oxygène en abondance dans l'atmosphère de la comète "Tchouri", "une surprise totale" pour les scientifiques. Cet oxygène moléculaire (O2) pourrait être plus ancien que notre système solaire, qui date de 4,6 milliards d'années, selon une étude publiée mercredi dans la revue britannique Nature. "Il s'agit de la découverte la plus surprenante faite jusqu'à présent autour de la comète" Tchouri, escortée depuis quinze mois par Rosetta, a estimé Kathrin Altwegg, de l'Université de Berne (Suisse), l'un des auteurs de l'étude. C'est la première fois que l'on trouve du dioxygène - plus couramment appelé oxygène moléculaire - dans une comète, même si il a été détecté dans d'autres corps célestes glacés comme les lunes de Jupiter ou de Saturne. Quelles conséquences ? "Nous pensons que cet oxygène est primordial, c'est-à-dire qu'il est antérieur à notre système solaire" "Il va peut-être falloir modifier nos modèles actuels sur la formation du système solaire car pour le moment ils ne prévoient pas la présence d'oxygène moléculaire dans une comète", a déclaré André Bieler, de l'Université du Michigan (Etats-Unis), co-auteur de l'étude. Kathrin Altwegg est du même avis. L'oxygène moléculaire est très difficile à observer à distance, par exemple depuis la Terre. Le spectromètre Rosina, l'un des instruments clef de la mission Rosetta, a réalisé des mesures des gaz entre septembre 2014 et mars 2015 alors que la comète se rapprochait du Soleil. Rosina a trouvé en moyenne près de 4% d'oxygène moléculaire (rapporté à la vapeur d'eau H2O) dans le nuage qui forme la queue de la comète, selon l'étude. Ce pourcentage est parfois monté jusqu'à 10%. "C'est vraiment beaucoup!", s'exclame André Bieler. Cela fait de l'oxygène le quatrième gaz de la comète, en importance, après la vapeur d'eau (H2O), le monoxyde de carbone et le dioxyde de carbone. "Nous pensons que cet oxygène est primordial, c'est-à-dire qu'il est antérieur à notre système solaire", relève le chercheur. Dans des grains de glace ?
Le robot Philae.© Photo AFP MEDIALIAB La surprise des scientifiques tient au fait que l'oxygène est très réactif chimiquement et qu'il se transforme facilement. Pour avoir pu survivre en l'état, "il a fallu qu'il soit incorporé dans la comète avec douceur", explique le chercheur. Il a pu être emprisonné dans des grains de glace. "Si l'oxygène n'a pas bougé en dépit de la formation du système solaire, c'est qu'il n'a pas chauffé", déclare l'astrophysicien Francis Rocard, responsable du programme Rosetta au CNES, l'agence spatiale française. La découverte de Rosina "apporte une contrainte forte sur le mécanisme de formation du système solaire", notamment en ce qui concerne les températures, reconnaît Francis Rocard. "Mais il ne faut pas tirer trop vite des conclusions", ajoute-t-il. La présence d'oxygène sur "Tchouri" et peut-être sur d'autres comètes n'a "pas d'implications directes sur l'apparition de la vie sur Terre", a tenu à souligner Kathrin Altwegg lors d'un point de presse organisé par Nature. A 270 millions de km de la Terre "Tchouri", qui a atteint son point le plus proche du Soleil (périhélie) à la mi-août, s'éloigne désormais de celui-ci. Rosetta se trouve à 270 millions de kilomètres de la Terre. Munie d'une dizaine d'instruments elle continue à travailler et à engranger de nombreuses données. En revanche le petit robot-laboratoire Philae, installé sur la comète depuis mi-novembre 2014, est muet depuis trois mois. Et le bol d'oxygène sur la comète ne peut rien pour lui... Comprendre l'évolution du système solaire Le but de la mission Rosetta est de mieux comprendre l'évolution du système solaire depuis sa naissance, les comètes étant considérées comme des vestiges de la matière primitive. L'aventure de Rosetta, qui voyage depuis plus de onze ans dans l'espace, devrait se terminer en septembre 2016. A cette date, l'ESA a prévu de la faire se "poser" le moins rudement possible sur Tchouri où elle retrouvera Philae qui sera alors endormi depuis longtemps.

lundi 26 octobre 2015

COMETE LOVEJOY

SUDOUEST.FR AVEC AFP Publié le 26/10/2015 Astronomie : la comète Lovejoy renferme... de l'alcool et du sucre ! Des scientifiques français ont découvert ces deux molécules complexes, essentielles à la formation de la vie, lors de la mission Rosetta
La comète Lovejoy avait été découverte en août 2014 et était restée visible à l'oeil nu depuis la Terre pendant plus d'un mois © wikicommons/David Liu Deux nouvelles molécules organiques complexes, de l'alcool et du sucre, des briques de la vie, ont été détectées pour la première fois sur une comète appelée Lovejoy, selon des chercheurs français. D'autres molécules organiques avaient déjà été observées sur des comètes avec les instruments de Philae, l'atterrisseur européen de la mission Rosetta, le premier à s'être posé en novembre 2014 sur un de ces corps célestes vestiges de la genèse du système solaire. La présence de ces composés organiques dans des comètes suggère qu'ils ont pu émerger dans les premiers stades de cette formation. Des informations précieuses sur la naissance des planètes Les comètes ont conservé dans leurs glaces de précieuses informations sur la composition et les conditions physiques et chimiques qui existaient dans la nébuleuse d'où ont émergé les planètes il y a près 4,6 milliards d'années. Et les corps cométaires ont probablement contribué à l'apport d'eau et d'autres composés de la vie sur la Terre durant les premières centaines de millions d'années de son existence, soulignent ces chercheurs. Outre l'alcool éthylique et le glycolaldéhyde, le plus simple des sucres, ces chercheurs ont également détecté 19 autres molécules organiques sur Lovejoy, comme l'éthylène glycol, un antigel. Des molécules essentielles à la vie En juillet dernier l'équipe scientifique de la mission Rosetta avait annoncé la détection pour la première fois sur une comète de quatre molécules organiques, dont du méthyle et de l'acétone, des précurseurs de molécules importantes pour la vie comme les sucres et les acides aminés. La comète Lovejoy, découverte en août 2014 par l'astronome amateur australien Terry Lovejoy, présente un grand intérêt scientifique car il s'agit de l'un des noyaux cométaires le plus actifs se trouvant sur une orbite à proximité de celle de la Terre. Lors de son passage au plus près du Soleil et de la Terre en janvier, elle est restée visible à l'oeil nu plus d'un mois, éjectant plus de 20 tonnes de vapeur d'eau par seconde à son maximum d'activité.

mardi 20 octobre 2015

Quand des comètes sont prises pour une flotte extraterrestre…

Avant-propos
Le télescope spatial Kepler a détecté des baisses de luminosité si étranges autour de l'étoile KIC 8462852 que les médias se sont enflammés sur une éventuelle signature de civilisation extraterrestre avancée !
Depuis qu'il a été lancé, le satellite Kepler a surveillé quelque 150000 étoiles. Son rôle est de détecter le passage de planètes devant ces étoiles, qui se traduit par de légères baisses de luminosité. C'est ce qui s'est passé à deux reprises depuis 2011 pour KIC 8462852, une étoile située à 1480 années-lumière.
La première fois, son éclat a chuté de 20% pendant 5 jours. La seconde fois, il a baissé d'autant pendant 80 jours. Le cas est tout à fait passionnant et mystérieux, mais soyons clairs : à aucun moment,l'article scientifique exposant la découverte ne fait mention d'une éventuelle civilisation extraterrestre avancée pour expliquer ces observations !
Histoire d'un buzz
Il est dès lors étonnant de voir de nombreux médias mettre en avant l'hypothèse extraterrestre. Tout est parti d'un coup de fil de Ross Andersen, journaliste àThe Atlantic, au principal auteur de l'article scientifique, Tabetha Boyajian de l'université Yale à New Heaven. Cette dernière lui a indiqué que le phénomène pourrait coïncider avec des scénarios autres que naturels.
Jason Wright, astronome à la Penn State University, a surenchéri en révélant à The Atlantic qu'il travaillait à une explication alternative. « L’hypothèse extraterrestre devrait toujours être l'ultime hypothèse à considérer, mais ceci ressemble à une construction que l'on peut attendre d'une civilisation extraterrestre », a-t-il indiqué.
Et d'ajouter, qu'avec Tabetha Boyajian et Andrew Siemion, directeur du centre de recherche SETI à Berkeley, ils sont en train d'écrire une demande de temps d'observation sur un grand radiotélescope afin d'écouter d'éventuels signaux extraterrestres en provenance de l'étoile !
Il n'en a pas fallu plus pour mettre le feu aux poudres du buzz, et enflammer la toile sur une possible détection de civilisation extraterrestre.
Priorité à l'explication la plus simple
Nous avons demandé l'expertise de l'astronome Luc Arnold, de l'observatoire de Haute-Provence, sur cette hypothèse audacieuse. Il est connu pour ses travaux sur les exoplanètes, mais aussi pour un article plus ludique publié en 2005, dans lequel il se livre à une expérience de pensée sur les signatures possibles d'une civilisation extraterrestre dans les variations de luminosité des étoiles.
L'astronome estime qu'« il faut privilégier l'hypothèse la plus simple ». Or, celle-ci existe. « L'hypothèse avancée par les chercheurs, c'est qu'il y aurait une famille de comètes autour de l'étoile. Cette idée d'un nuage qui se déformerait ne me choque pas », souligne le chercheur français
D'ailleurs la présence d'une seconde étoile dans le voisinage de KIC 8462852, potentiellement à une distance de seulement 885 fois la distance qui sépare la Terre du Soleil, pourrait étayer cette idée. L'astre pourrait avoir déstabilisé un nuage de comètes autour de l'étoile et précipité un grand nombre d'entre elles vers l'intérieur du système. Il y a une incertitude sur ce point car la proximité angulaire de cette seconde étoile est bien connue, mais il y a une incertitude sur sa distance.
Et les extraterrestres dans tout ça ?
La présence d'une civilisation extraterrestre avancée autour de KIC 8462852 est posée malgré tout ; il est difficile de l'écarter sans argumenter.
« On peut, pourquoi pas, considérer l'hypothèse d'une sphère de Dyson, concède Luc Arnold. Il s'agit d'une structure artificielle hypothétique faite pour récupérer l'énergie de l'étoile. » Dans ce cas, l'esprit commun s'attendrait à voir une signature plus tranchée et plus régulière.
Pour Luc Arnold, ce n'est pas si simple : « Souvent, les gens ont en tête une image fausse à propos des sphères de Dyson. Ils imaginent une structure rigide autour de l'étoile. Mais on peut tout aussi bien imaginer une flottille d'objets en orbite autour de l'astre, et dont la configuration varie au gré des besoins énergétiques ».
En revanche, un argument fort prêche en défaveur d'une sphère de Dyson : « Des photons infrarouges devraient ressortir comme des “déchets” de cette mégastructure après utilisation de cette énergie. Or, l'équipe n'a repéré aucun excès d'émission de lumière dans ce domaine », conclut Luc Arnorld.
Finalement, beaucoup de bruit pour rien. Ce n'est pas la première fois qu'une variation de luminosité inhabituelle est repérée autour d'une étoile. Le dernier cas en date dans la constellation des Voiles autour de l'étoile NGC 2547-0ID8 avait été expliqué tout simplement par une collision d'astéroïdes sans même que personne n'appelle E.T. à la rescousse !

samedi 17 octobre 2015

EXTRATERESTRES ?

Sudouest.fr Publié le 17/10/2015 Des astronomes ont-ils découvert une superstructure extraterrestre ? Des scientifiques viennent de découvrir d'étranges variations de la luminosité autour d'une étoile. Un phénomène qui pourrait s'expliquer par la présence de constructions aliens D 'étranges variations de la luminosité autour d'une étoile appelée KIC 8462852 intriguent les astronomes, raconte le site d'information américain The Atlantic. Si les scientifiques cherchent une explication à ces surprenants phénomènes, de nombreuses personnes y voient déjà le signe d'une présence extraterrestre. Invisible à l'oeil nu, l'intrigante étoile KIC 8462852 a pu être observé pendant quatre ans, entre 2009 et 2013 à l'aide du télescope spatial Kepler, développé par la Nasa. Et au vue des donnés collectées, l'étoile semble clignoter, sans véritable régularité. Plusieurs explications pour permettre de comprendre l'origine de ces variations de lumière. La première hypothèse des scientifiques : le passage d'une exoplanète entourée d'une nuée de comètes, en orbite autour de l'étoile. Des comètes qui auraient pu être attirées par la gravité de l'astre, relate Ciel & Espace. Mais l'hypothèse a finalement été abandonnée à cause de l'irrégularité du phénomène. Autre piste, des astéroïdes qui se seraient percutés. Leurs débris pourraient ainsi orbiter autour de KIC 8462852. La faute aux aliens ? Mais pour certains chercheurs, ces explications rationnelles ne sont pas les plus crédibles. Pour eux, cette variation de l'intensité lumineuse serait le signe de l'existence d'une vie extraterrestre. Interrogés par The Atlantic, ils expliquent que des superstructures construites par une civilisation alien orbiteraient autour de KIC 8462852, une sorte de "collecteurs de lumière" qui capteraient l'énergie lumineuse de l'étoile, d'où les étranges variations d'intensité lumineuse. Les scientifiques veulent désormais examiner KIC 8462852 à l'aide d'un radiotélescope, afin de savoir si cet objet qui obscurcit l'étoile émet des ondes radio correspondant aux fréquences d'une activité technologique. Se sont des "astronomes citoyens" qui avaient interpellé la communauté scientifique sur les variations de lumière inhabituelles que produisait cette étoile. Une découverte faîte par les astronomes, en marge du programme Chasseur de planète, lancé par l'université de Yale pour aider l'agence spatiale américaine dans sa recherche de nouvelles exoplanètes.

samedi 3 octobre 2015

BOULE DE FEU

SUD-OUEST Publié le 02/10/2015 à 14h56 , modifié le 03/10/2015 à 07h25 Une mystérieuse boule de feu a traversé le ciel du Sud-Ouest mercredi soir L'étrange boule lumineuse a été aperçue de Poitiers à Lyon en passant par le Gers, le Lot-et-Garonne, la Dordogne, la Gironde et la Charente
Photographie du phénomène capturée par une caméra automatique du réseau Fripon, au Pic du Midi. © Fripon Et vous, vous l'avez vue ? Après l'éclipse lunaire du lundi 28 septembre, une boule de feu a ébloui le ciel du Sud-Ouest mercredi soir aux alentours de 22h50. D'après la Dépêche, l'objet volant a été aperçu de Poitiers à Lyon. "Une lumière intense" Des témoins ont décrit une traînée lumineuse blanche. D'autres "une lumière orange intense, qui se terminait par une boule bleue très bas sur l'horizon, presque à l'horizontale" qui s'est "désintégré" sans bruit. Le phénomène a été très bref : "quelques secondes, et puis ça s'est éteint comme une boule de feu qui explosait !", raconte une témoin originaire du Gers à La Dépêche. Sur les réseaux sociaux, ils étaient nombreux à parler "d'étoile filante". Un phénomène fréquent Le phénomène n'est pas une hallucination collective. La mystérieuse boule lumineuse a été photographiée, par le GEIPAN (Groupe d'Études et d'Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) et par le réseau Fripon (Fireball Recovery and Interplanetary Observation Network), un réseau, équipé de 100 caméras, qui traque les météorites dans le ciel. "Une étoile filante plus grosse que la moyenne." D'après les scientifiques, il s'agirait d'un "bolide", une étoile filante plus grosse que la moyenne. Très souvent, ces météores sont des poussières cosmiques, mais celui qui a traversé le ciel mercredi soir faisait la taille d'un ballon de football.
Photo prise à Rochechouart, dans le Limousin, près de la Charente© Photo Fripon Rien d'exceptionnel, cependant. On estime que les "bolides" pénètrent l'atmosphère plusieurs fois par semaine, mais ne sont pas toujours visibles. "Mercredi soir, toutes les conditions étaient réunies : le ciel était dégagé, il faisait nuit sans qu'il ne soit trop tard, et le bolide est passé au dessus d'une zone habitée", explique François Colas, astronome à l'Observatoire de Paris et responsable du réseau Fripon. "La plupart du temps, ils passent inaperçus. Quand le temps est couvert et lorsqu'il fait jour, ils sont beaucoup moins observables." Précisons que ces corps célestes, également appelés "météroïdes" ne touchent jamais la terre. Ils se distinguent des météorites, qui atteignent le sol et dont les fragments peuvent être recueillis.

mardi 29 septembre 2015

MARS

Sudouest.fr avec AFP le 29/09/2015 à 08h36 Mars : de l'eau et l'espoir de trouver la vie sur la planète rouge Pour les scientifiques, la présence d'eau sur Mars rend très probable l'existence d'une vie microbienne
Pour les scientifiques, la vie ne peut probablement exister que dans le sous-sol car la surface de Mars est inhospitalière. © AFP - L’a découverte d'eau sur Mars annoncée lundi par la Nasa dope l'espoir d'y trouver la vie et de disposer d'une précieuse ressource pour l'exploration humaine de la planète. "Nous avons maintenant la possibilité d'aller aux bons endroits sur Mars pour y trouver éventuellement de la vie", a ainsi estimé John Grunsfeld, administrateur adjoint de la Nasa. "Nous avons la capacité d'aller sur Mars pour étudier ces questions sur la vie et y répondre. Cela n'est plus une question abstraite mais bien concrète", a dit Jim Green, patron des sciences planétaires à la Nasa. La vie microbienne très probable Ces scientifiques ont expliqué que la possibilité d'une vie microbienne sur la planète rouge était "très grande" et qu'il y avait probablement des nappes d'eau souterraines. Cette vie ne peut probablement exister que dans le sous-sol car la surface de Mars est inhospitalière, avec notamment les rayonnements ultraviolets du soleil qui détruiraient toute vie telle que nous la connaissons, expliquent ces astronomes, pointant la faible densité de l'atmosphère martienne, formée à 95% de CO2, qui n'offre pas de protection. <
La Nasa a découvert de l'eau sur mars.© Photo AFP - Michael Myer, responsable scientifique du programme d'exploration de Mars à la Nasa, a quant à lui relevé qu'on ignorait d'où venait cette eau responsable de ces trainées qui apparaissent sur des pentes abruptes à certains endroits de la Planète rouge pendant les saisons les moins froides de l'année avant de disparaître quand les températures replongent. Ce phénomène a été observé la première fois en 2011. L'eau dans le sous-sol L'eau pourrait se trouver dans le sous-sol car il ne pleut pas sur Mars, a-t-il relevé, et il est "impératif" de trouver d'autres endroits plus accessibles sur la planète où le même phénomène se produit, et de rechercher les sources d'eau fraîche souterraine. "Nous suspectons seulement que ces endroits existent car nous avons quelques indices scientifiques qui nous le laissent penser", a dit John Grunsfeld pour qui "cela va être une voie d'exploration fascinante dans à l'avenir". Cultiver des plantes S'il y a suffisamment d'eau sur Mars il sera alors possible de cultiver des plantes à l'intérieur de serres gonflables, prédit le scientifique et ancien astronaute. Vu que les plantes respirent du dioxyde de carbone (CO2), abondant sur Mars, et rejettent de l'oxygène, cela pourrait être un mécanisme utile pour les futurs explorateurs leur permettant à la fois de produire de la nourriture et un environnement respirable, a-t-il expliqué. Les responsables de la Nasa sont confiants dans les capacités des prochaines explorations, prévues les cinq prochaines années, pour percer davantage de secrets de la Planète rouge. Cela permettrait de bien faire progresser les programmes d'exploration humaine future. Missions habitées pas avant 2030 La Nasa lancera en mars 2016 un atterrisseur stationnaire, appelé InSight, qui pour la première fois permettra d'explorer les entrailles de Mars grâce à un radar pénétrant. Cet instrument "pourrait découvrir des aquifères, ce qui serait un énorme pas en avant" pour préparer les ressources nécessaires aux futurs explorateurs, a expliqué John Grunsfeld. L'Agence Spatiale Européenne (ESA), dans le cadre de son programme ExoMars, prévoit de lancer en 2016 un orbiteur autour de Mars, suivi en 2018, en collaboration avec la Russie, d'un robot et d'une plateforme d'exploration à la surface de la planète. L'objectif est la détection de méthane et d'autres signatures d'activité biologique. Enfin, en 2020, les Etats-Unis enverront un nouveau robot d'exploration similaire à Curiosity mais plus sophistiqué pour notamment prélever des échantillons du sol martien afin de les ramener sur la Terre. L'Agence spatiale américaine envisage la première mission habitée vers la planète rouge à l'horizon des années 2030 au plus tôt.

lundi 28 septembre 2015

ECLIPSE DE LUNE

SUD-OUEST le 28/09/2015 à 07h56 Eclipse lunaire : les images de la "Lune de sang" En France, le phénomène a été parfaitement visible entre 4h11 et 5h23. La prochaine éclipse de ce type ne devrait pas se reproduire avant 2033 Et voici la "Lune de sang" ©
AFP REMY GABALDA Pour profiter de l'éclipse lunaire en France, il a fallu ce lever très tôt ce lundi matin. Visible pratiquement partout sur le territoire en raison d'un ciel étoilé et sans nuage, le phénomène, avec une "Lune rouge sang", s'est déroulé entre entre 4h11 et 5h23. Aux Etats-Unis, de nombreux Américains se sont pressés dans les rues pour observer dans la nuit de dimanche à lundi la "super Lune de sang", exceptionnelle combinaison de deux phénomènes astronomiques lors de laquelle la lune - particulièrement grosse et brillante - s'est teintée de rouge. Voici les différentes phases de l'éclipse
© Photo AFP JUAN MABROMATA La "super Lune de sang" a été observable de l'ensemble du continent américain, en Europe, en Afrique, en Asie de l'Ouest et dans l'est du Pacifique pendant un peu plus d'une heure à partir de 02h11 GMT. A Brooklyn, dans le centre de New York, une foule d'habitants s'est massée sur les places et les trottoirs, les yeux levés vers le ciel, essayant de prendre des photos avec leurs smartphones. Alors que les New-Yorkais ont bénéficié d'un ciel clair, dans d'autres villes américaines, comme Washington, les nuages ont gâché une bonne partie du spectacle. Aux premières heures de lundi, la Lune était à son périgée, point le plus proche de notre planète. Elle est alors apparue 30% plus lumineuse et 14% plus grande. De plus, notre planète était lundi parfaitement alignée avec la Lune et le Soleil, privant ainsi la Lune, qui ne produit pas sa propre lumière, de la lumière qu'elle reçoit du Soleil et qui lui donne normalement sa couleur blanche. Une vue de la Lune depuis Strasbourg
.© Photo AFP PATRICK HERTZOG Cependant quelques rayons de lumière, déviés par l'atmosphère de la Terre ont continué de l'éclairer et sont venus jeter cette étrange lumière rouge sur l'astre lunaire. La dernière combinaison d'une éclipse lunaire et d'une super Lune remonte à 1982, selon la Nasa, et la prochaine ne se produira pas avant 2033.

jeudi 24 septembre 2015

ECLIPSE DE LUNE

SudOuest.fr, avec AFP Publié le 24/09/2015 à 09h13 Eclipse totale et "super lune" : un phénomène rare dans le ciel lundi Dans la nuit de dimanche à lundi, la lune nous apparaîtra environ 14% plus grande, 30% plus lumineuse et teintée de rouge
La lune disparaîtra, privée des rayons du soleil, pour réapparaître teintée de rouge © AFP JEWEL SAMAD Parvenue au plus de près de la Terre, la lune - exceptionnellement grosse et lumineuse - va s'habiller de rouge dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une éclipse totale, un phénomène magnifique et rare qu'on ne reverra pas avant 2033. "Toutes les conditions sont réunies pour que l'éclipse soit spectaculaire", s'enthousiasme Pascal Descamps, astronome à l'Observatoire de Paris. Du continent américain au Moyen-Orient, l'éclipse totale de Lune sera observable pendant plus d'une heure de 4h11 à 5h23 (heure française). La lune ne produit pas sa propre lumière mais la reçoit du soleil. Lundi, aux premières heures, l'astre sera parfaitement aligné avec le soleil et la Terre.
"Nous aurons une éclipse totale car toute la lune sera engloutie par l'ombre de la Terre. Le cône d'ombre de la Terre fait environ trois fois la taille apparente de notre satellite, toute la lune pourra être absorbée par ce cône d'ombre" Pascal Descamps "Lune de sang" et pollution atmosphérique Sous nos yeux, la lune disparaîtra, privée des rayons du soleil, pour réapparaître teintée de rouge, d'où son nom de "lune de sang". Ce rouge, elle le doit à un phénomène lumineux. Les rayons du soleil qui traversent l'atmosphère sont "diffusés", à l'exception des rayons rouges. Ces derniers vont subir un autre phénomène : l'atmosphère va les dévier et ils vont venir éclairer la surface lunaire. "C'est intéressant car la couleur de la lune va dépendre de l'état de l'atmosphère terrestre. Si elle est chargée en particules, par exemple à cause d'une pollution importante, les rayons rouges seront, eux aussi, diffusés et n'atteindront pas la lune. Si l'astre est rouge sang, on pourra se rassurer sur l'état atmosphérique de la terre. S'il est très sombre, voire quasi-invisible, c'est que c'est vraiment catastrophique" Cerise sur le gâteau, la lune sera, lundi, à son point le plus proche de notre planète, son périgée, et sera donc particulièrement grosse et brillante dans le ciel. "La lune nous apparaîtra environ 14% plus grande et 30% plus lumineuse", explique Sam Lindsay de la Société royale d'astronomie de Londres. La dernière "super lune" remonte à 1982 "C'est rare, une génération entière n'en a jamais vu" Le phénomène, appelé aussi "super lune", est lié à l'orbite légèrement elliptique de la lune : ce satellite tourne autour de la Terre non pas en cercle mais le long d'une sorte d'ovale, s'éloignant et se rapprochant constamment de notre planète. La dernière combinaison d'une éclipse lunaire et d'une super lune remonte à 1982, selon la Nasa, et la prochaine ne se reproduira pas avant 2033. "C'est rare, une génération entière n'en a jamais vu", souligne Noah Petro du projet Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la Nasa. Bon à savoir, es éclipses de lune ne présentent aucun risque pour nos yeux, contrairement aux éclipses solaires. "Ce n'est pas comme regarder le soleil", précise Sam Lindsay. "Vous pouvez utiliser des jumelles, des télescopes, tout ce que vous voulez". "C'est un spectacle pour tout le monde, c'est gratuit. Il suffit juste de mettre la tête dehors", conclut Pascal Descamps.

lundi 21 septembre 2015

PLUTON

SUD-OUEST lundi 21 septembre 2015 Exploration de Pluton : "la photo de l'année" selon la Nasa Les scientifiques de la Nasa ont enfin pu récupérer les photos prises en juillet dernier par la sonde d'exploration New Horizons
Pluton continue de livrer ses secrets. Les premières photos de la planète naine prises en juillet dernier par la sonde spatiale New Horizons auront mis plus de deux mois à rejoindre la Terre. C'est désormais chose faite. Les scientifiques de la Nasa parlent de "photo de l'année" : un cliché d'une extrême précision (jusqu'à 400 mètres par pixel) qui permet d'explorer en détail la planète et d'en connaître sa taille précise, 2 370 km de diamètre. Un an pour transmettre toutes les images Ce cliché est le premier d'une longue série. Les autres devraient suivre dans les mois qui viennent  mais leur transmission jusqu'à la Terre nécessitera au moins un an, le temps de parcourir les 5,6 milliards de kilomètres qui nous séparent, au rythme de 1 à 4 kilobytes par seconde. Un travail de longue haleine : 95 % des données collectées par la sonde sont encore à bord. La sonde américaine New Horizons pèse 454 kg et a déjà parcouru 6.4 milliards de kilomètres depuis son décollage. Elle va continuer sa mission au-delà de Pluton, vers les confins du système solaire.

samedi 29 août 2015

SATURNE

SCIENCES ET AVENIR SEPTEMBRE 2015 Les anneaux de Saturne, c’est mathématique! Une loi simple permet de comprendre la composition de ces disques complexes.
Azar Khalatbari Continus en apparence, les anneaux de Saturne sont en réalité constitués de poussières et de blocs de glace de dimensions différentes. ASTRONOMIE Saturne vient enfin de livrer la composition de son disque fin et laiteux: le nombre de débris qui le composent peut être déterminé en fonction de leur taille, selon une loi mathématique très simple, énoncée par une équipe internationale dirigée par Nikolai Brilliantov, du département de mathématiques de l’université de Leicester (Royaume-Uni). Comble de satisfaction, cette loi s’appliquerait aussi aux anneaux des autres planètes — Jupiter, Uranus et Neptune — et à ceux des astéroïdes — Chiron et Chariklo. Si les anneaux semblent continus, telle une lame brillante d’un seul tenant, ils sont formés en réalité d’une multitude de poussières et de blocs de glace, dont la taille varie de quelques millimètres à quelques centaines de mètres de diamètre. Voulant décrire la répartition de ces débris, les scientifiques ont découvert que le nombre de roches d’une certaine taille est donné par l’inverse de celleci au cube: pour une taille R, il y a ainsi 1/R 3 débris. Concrètement, cela signifie qu’il y a huit fois moins de roches de 2 mètres que de un mètre, et 27 (3 au cube) fois moins de roches de 3 mètres... et ainsi de suite! Cette loi simple manquait pour définir la quantité de matière présente dans les anneaux et modéliser correctement ces systèmes complexes. NASA

lundi 24 août 2015

logo-sud-ouest Bordeaux est trop polluée... par la lumière



La métropole bordelaise ne fait pas exception en matière de pollution lumineuse. Et pourtant, de gros progrès ont été faits


Bordeaux est trop polluée... par la lumière
La qualité du ciel et de l’environnement nocturne au-dessus de l’agglomération bordelaise est qualifiée de mauvaise à très mauvaise. ©
DAVID Thierry

Eclairage urbain, enseignes publicitaires, vitrines de magasins, bureaux allumés en permanence… les sources de lumières artificielles observées dans les centres urbains dès la nuit tombée sont innombrables. « Cette pollution lumineuse, plus particulièrement visible dans les grandes villes et les agglomérations, se manifeste souvent par un halo lumineux perceptible à forte distance, masquant les étoiles et perturbant la vie biologique », explique Michel Deromme, membre du conseil d'administration de l'association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (ANPCEN). Face à ce constat, l'association qui s'est saisie de cette problématique depuis une dizaine d'années vient d'établir une cartographie de l'état actuel de la pollution lumineuse en France. Une carte sur laquelle la métropole bordelaise, comme les autres grosses agglomérations, fait figure de mauvaise élève avec une qualité du ciel et de l'environnement nocturne qualifiée de « mauvaise à très mauvaise ».
De nombreuses images de la Terre prises de nuit par satellite rendent compte de ce phénomène. « On voit par exemple très bien Bordeaux depuis l'espace », assure Michel Deromme.

Un gouffre énergétique

Cette cartographie va servir d'outil à l'association pour mener à bien sa démarche d'information, de prévention et de limitation des nuisances lumineuses en France auprès des élus et du grand public. « En France, sur les vingt dernières années, on dénombre plus de 90 % de points lumineux supplémentaires. Et notre rôle consiste notamment à expliquer aux communes qu'il n'est pas nécessaire de laisser tous les points lumineux éclairés partout ».
Face à cet excès d'éclairage et à ce gaspillage d'énergie, l'association fait beaucoup de pédagogie et préconise d'agir de différentes manières.
« On ne conseille pas de revenir à l'âge de pierre, mais d'éclairer de façon raisonnée, car il faut savoir que l'éclairage public représente 15 % de la consommation électrique française. En vingt ans, l'éclairage public est passé de 2500 heures à 4 000 heures par an en moyenne. Pour une commune, ce poste peut représenter jusqu'à 40 % de son budget énergétique ».
Une situation qui amène l'association à interroger les élus sur la réelle nécessité de laisser l'éclairage public allumé toute la nuit. « Et sur la puissance de l'éclairage public, la plupart du temps bien trop forte. Il est possible de réduire l'intensité du flux lumineux et pourquoi pas d'éteindre des quartiers périphériques à certaines heures de la nuit ».

Des effets sur le vivant

Outre les conséquences énergétiques et économiques, l'éclairage artificiel la nuit aurait selon de nombreux experts des conséquences sur le vivant. Ce suréclairage serait ainsi responsable de la disparition de certaines espèces d'insectes.
« On voit notamment de moins en moins de vers luisants car il fait beaucoup trop clair la nuit. Mâles et femelles ne se voient plus et ne peuvent donc plus se reproduire. De la même manière, on sait que la pollution lumineuse a des incidences sur les oiseaux migrateurs qui se trouvent désorientés à cause de l'excès d'éclairage ».
Quant aux incidences sur la santé humaine, elles se traduisent notamment par des troubles du sommeil. « Il est très difficile aujourd'hui de dormir dans le noir complet, ce qui peut entraîner une rupture dans l'alternance jour/nuit. Certaines fonctions physiologiques peuvent alors être altérées, ce qui peut induire stress et irritabilité. »

La Métropole sur la bonne voie
En 2013, le préfet de Gironde a décidé l’extinction de l’éclairage sur une partie de la rocade ouest de Bordeaux. Une décision qui a permis de faire d’importantes économies et qui ne semble pas avoir eu de conséquences sur l’accidentologie. « L’éclairage public donne une impression de sécurité mais c’est faux. Au contraire, quand la lumière est éteinte, les voitures roulent moins vite », assure Michel Deromme.
À Bordeaux, la ville a engagé depuis plusieurs années un programme de modification progressive de son parc d’éclairage, destiné à diminuer les flux lumineux et à réaliser des économies d’énergies. Les lampes les plus énergivores (ballons fluorescents) ont été changées au profit de sources à LED, beaucoup plus économes. Aujourd’hui, la Ville n’utilise plus de lampadaires émettant plus de 3 % de flux lumineux au-dessus de l’horizontale.
En parallèle, la puissance des lampadaires a été considérablement abaissée entre 22 heures et 6 heures du matin dans certains secteurs résidentiels. Ce dispositif permet de diminuer la puissance consommée et donc de limiter la consommation électrique. Des luminaires haute performance sont également installés à Bordeaux dans le cadre de projets neufs ou de rénovation, pour permettre d’abaisser les puissances installées. Dans ce domaine, une expérimentation a été menée sur un lotissement du quartier Saint-Augustin, les Jardins de Carreire. Sur 44 lampadaires dotés de capteurs, le niveau lumineux n’est élevé qu’en présence d’usagers sur l’espace public. Ce système a permis une économie de 70 % sur la consommation de ce quartier. Les éclairages de Noël sont également coupés la nuit à l’exception des nuits du 25 et du 31. Quant aux différents monuments et sites de la ville, ils sont désormais éteints à partir de minuit l’hiver et de 1 heure du matin l’été. « Nous assistons en effet à une prise de conscience des élus. Des améliorations sont possibles même si c’est plus facile pour une petite commune que pour une grosse agglomération qui aura besoin de temps », conclut Michel Deromme.

vendredi 7 août 2015

NUITS DES ETOILES

Nuits des étoiles 2015 : la carte des animations ce week-end dans le Sud-Ouest Publié le 06/08/2015 à 16h38 , modifié le 07/08/2015 à 07h52 par SudOuest.fr Les Nuits des étoiles commencent ce vendredi 7 août pour s'achever dimanche 9 août. Encore faut-il que la météo soit clémente... Des nuages vendredi et dimanche, de l'orage et de la pluie en Aquitaine samedi : il faudra croiser les doigts pour bénéficier d'une météo favorable pour les Nuits des étoiles qui se déroulent ce week-end. À quelques mois de la COP21, la conférence sur le climat qui réunira 195 pays début décembre à Paris, cette nouvelle édition des Nuits des étoiles est placée sous le signe de l'écologie, la préservation de notre atmosphère et de la vie qu'elle seule rend possible. Etoiles filantes Films, conférences et animations ludiques : quelque 400 manifestations gratuites sont proposées les 7, 8 et 9 août dans le pays. L'Association française d'astronomie (AFA), créatrice des Nuits des étoiles en 1991, invite les curieux à regarder le ciel pour comprendre comment l'univers a émergé, quel est le rôle des étoiles, comment les planètes se sont constituées, comment la vie est apparue et dans quelles conditions. La fête commencera ce vendredi vers 21 heures au crépuscule, avec la géante gazeuse Jupiter qui sera un bref instant visible près du soleil couchant à l'horizon ouest. Saturne, la planète aux anneaux, sera visible au-dessus de l'horizon sud-ouest durant une bonne partie de la soirée, avant de disparaître vers 1 heure du matin. Vers 22h30, la voûte céleste estivale s'offrira pleinement au public et permettra l'observation des Perséides, ces étoiles filantes qui sont en réalité des poussières échappées de la comète Swift-Tuttle, et qui croisent la trajectoire de la Terre du 17 juillet au 24 août. Carte des animations gratuites dans la région : en jaune : les événements organisés le vendredi en rouge : les événements organisés le samedi en vert : les événements organisés le dimanche Senau 33870 Vayres - Gratuit Samedi 8 août. GRATUIT. Observatoire - Lieu dit senau - sortie 8 RN89. Observations solaires en journée.Observations du ciel le soir. Stand buvette restauration. http://www.astrosurf.com/vega-lyre/ Données issues de Google Maps Loix (17) - Gratuit Nieul sur mer (17) - gratuit Clavette (17) - Gratuit Saint-Médard-d'Aunis (17) - Gratuit Le Château-d'Oléron (17) - Gratuit Nieulle-sur-Seudre (17) - Gratuit Tour de Broue (17) - Gratuit Royan (17) - Gratuit Jonzac - Neulles (17) - Gratuit Boisredon (17) - Gratuit Saint-Yirieix (16) - Gratuit Nantheuil (24) - Gratuit La Rampinsolle (24)- Gratuit La Rampinsolle (24) - Gratuit Echourgnac (24) - Gratuit Chenaud (24) - Gratuit Saint-Martial-d'Artenset (24) - GRATUIT Saint-Cyprien (24)- Gratuit Lembras (24) - Gratuit Eslourenties-Daban (24) - Gratuit Montardon (64) - Gratuit Hendaye (64) - Gratuit Anglet (64) - Gratuit Dax (40) - Gratuit Classun (40) - Gratuit Saint-Pierre-du-Mont (40) - Gratuit Virazeil (47) - Gratuit Virazeil (47) - Gratuit Marcenais (33) - Gratuit Senau (33) - Gratuit Vendays-Montalivet Vendays-Montalivet (33) - Gratuit Vendays-Montalivet (33) - Gratuit Parempuyre (33) - Gratuit Floirac (33) - Gratuit Gradignan (33) - Gratuit Pessac (33) - Gratuit Saint-Jean-d'Illac (33) - Gratuit Martignas-sur-Jalle (33) - Gratuit Saucats (33) - Gratuit La Teste-de-Buch (33) - Gratuit La Teste-de-Buch (33) - Gratuit Andernos (33) - Gratuit Arès (33) - Gratuit Lège-Cap-Ferret (33) - Gratuit

vendredi 24 juillet 2015

EXOPLANETE KEPLER

SudOuest.fr avec AFP le 23/07/2015 Découverte d'une nouvelle exoplanète, la plus similaire à la Terre jamais observée Kepler 452b a de grandes chances d'être rocheuse avec une atmosphère épaisse et une grande quantité d'eau
A gauche : la Terre. A droite : Kepler 452b. © AFP T. Pyle Des astronomes ont découvert une nouvelle exoplanète qui pourrait être la plus similaire à la Terre jamais observée, a annoncé la Nasa jeudi. Cette planète est située en orbite autour d'une étoile lointaine. Elle est à la même distance de son étoile que la Terre du soleil. Elle en fait le tour en 385 jours : il pourrait ainsi être possible d'y trouver de l'eau à l'état liquide qui permettrait l'existence de la vie. Rocheuse avec une grande quantité d'eau ? Située à 1.400 années-lumière de la Terre, cette exoplanète baptisée Kepler 452b orbite une étoile dont les caractéristiques sont aussi très similaires à celles du soleil. Ainsi, cette étoile est seulement 4% plus massive et 10% plus brillante que notre soleil, mais elle est 1,5 milliard d'années plus ancienne. La découverte de Kepler 452b "nous permet de progresser pour savoir combien de planètes habitables pourraient exister" dans notre galaxie, relève Joseph Twicken, le responsable scientifique de la mission Kepler et chercheur au SETI, l'Institut de recherche d'intelligence extraterrestre. Kepler 452b a un rayon 60% plus grand que celui de la Terre et a de grandes chances d'être rocheuse avec une atmosphère épaisse et une grande quantité d'eau. Elle pourrait connaître aussi une activité volcanique, selon ces astronomes. "Fort réchauffement" Le fait que l'étoile autour de laquelle tourne Kepler 452b soit 1,5 milliard d'années plus ancienne que le soleil, dont elle est très similaire par ailleurs, peut nous donner une idée de ce qui pourrait advenir de la Terre dans un lointain futur. "Si Kepler 452b est bien une planète rocheuse, sa position par rapport à son étoile pourrait indiquer qu'elle vient d'entrer dans une période de fort réchauffement dans l'histoire de son climat", relève Doug Caldwell, un astronome du SETI qui travaille sur la mission Kepler. "L'augmentation de l'énergie dégagée par l'étoile vieillissante pourrait chauffer sa surface et provoquer une évaporation des océans qui s'y trouveraient, entraînant la perte à jamais de l'eau de la planète", selon lui. "Kepler 452b pourrait ainsi subir actuellement ce que la Terre connaîtra dans plus d'un milliard d'années quand le soleil vieillira et deviendra plus brillant", conclut le scientifique.

vendredi 10 juillet 2015

PHILAE 10/07/2015

Après deux semaines de silence, Philae redonne de ses nouvelles Publié le 10/07/2015 à 17h46 , modifié le 10/07/2015 à 18h32 par SudOuest.fr, avec AFP Il s'agit du huitième contact avec le robot depuis son réveil. C'est aussi le plus long Philae n'avait plus donné de nouvelles depuis le 24 juin et les équipes de l'Agence spatiale européenne (ESA) commençaient à s'inquiéter. Mais jeudi soir, le robot, installé sur la comète Tchouri depuis le 12 novembre 2014, est parvenu à nouveau à communiquer avec la sonde Rosetta. Il s'agit d'"une nouvelle très encourageante pour la suite de la mission de Philae", puisque la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko arrivera à son périhélie (le point le plus proche du Soleil) dans la nuit du 12 au 13 août prochain, a déclaré le Cnes, l'agence spatiale française. Après sept mois d'hibernation, le robot-laboratoire s'était réveillé le 13 juin. Depuis, il peine à établir une communication satisfaisante avec Rosetta qui escorte la comète mais reste à une distance respectueuse d'elle pour ne pas être perturbée par les jets de gaz et de poussière qu'elle envoie. Possibilité de commander Philae ? Le huitième contact, jeudi soir, a duré plus longtemps que les autres. Surtout, il est resté stable pendant 12 minutes et le robot a pu envoyer des données. "Cette liaison est de loin le meilleur créneau obtenu, avec très peu de coupures. Elle est de bon augure pour la suite, puisqu'une telle qualité de communication permettrait aux équipes de prendre la main sur Philae et de le commander alors que, jusqu'à maintenant, le robot se réveille, s'éteint et travaille de façon autonome" Cnes Philae est doté de dix instruments. Les scientifiques espèrent notamment qu'il permettra de trouver des molécules organiques complexes qui pourraient donner des clefs sur l'apparition de la vie sur Terre. Le robot a réalisé une première historique en atterrissant sur le noyau de la comète Tchouri. Il a pu travailler pendant 60 heures avant de s'assoupir faute d'un ensoleillement suffisant pour permettre à ses batteries solaires de fonctionner.

jeudi 9 juillet 2015

PHILAE TRACE DE VIE

Des traces de vie extraterrestre découvertes par Philae sur la comète "Tchouri" ? Publié le 07/07/2015 à 16h56 , modifié le 07/07/2015 à 18h52 par SudOuest.fr, avec AFP Deux astronomes ont relevé des caractéristiques qui suggèrent l'existence de micro-organismes sur la comète
Le robot Philae s'est posé sur la comète Tchouri en novembre dernier © AFP MEDIALIAB La comète "Tchouri", domicile du petit robot Philae depuis la mi-novembre, héberge-t-elle aussi des micro-organismes qui auraient façonné son aspect ? C'est en tout cas la thèse audacieuse présentée lundi par deux astronomes. Si elle était confirmée, elle renforcerait la théorie selon laquelle les comètes ont joué un rôle important dans l'apparition de la vie sur Terre. La communauté scientifique pense qu'elles ont non seulement apporté de l'eau mais aussi ensemencé les océans avec des molécules organiques complexes. Le sol de Tchouri "compatible" avec la vie Les données recueillies par la mission Rosetta ont mis en évidence la croûte noire de la comète, riche en matériaux organiques complexes, recouvrant de la glace, rapporte le Guardian. Les images montrent de larges "mers", ainsi que des lacs de cratères qui pourraient être constitués d'eau congelée recouverte de débris organiques, et des gros blocs. "La comète pourrait se révéler plus hospitalière aux micro-organismes que l'Arctique et l'Antarctique" Tous ces éléments sont "compatibles" avec la présence d'organismes vivants microscopiques, ont souligné Max Willis de l'Université de Cardiff et Chandra Wickramasinghe, directeur du Centre d'astrobiologie de Buckingham. "Rosetta a déjà montré que la comète ne devait pas être considérée comme un corps très froid et inactif mais qu'elle était le siège de phénomènes géologiques et pourrait se révéler plus hospitalière aux micro-organismes que l'Arctique et l'Antarctique", assure Max Willis. Des microbes adaptés au froid Selon le modèle des deux chercheurs, des microbes pourraient habiter dans des fissures de glace et de neige. Ils contiendraient des sels anti-gel, ce qui leur permettrait de s'adapter au froid et de rester actifs à des températures de -40 degrés Celsius. En septembre, des régions de la comète "Tchouri" exposées au Soleil approchaient déjà ces températures lorsque la comète se trouvait à 500 millions de kilomètres du Soleil, et qu'elle commençait à émettre des jets de gaz. La comète s'est depuis beaucoup rapprochée de l'astre. Le 13 août, elle atteindra son "périhélie" - le point sur son orbite qui est le plus proche du Soleil -, situé à environ 186 millions de kilomètres. Plus "Tchouri" se rapproche du Soleil, plus la température augmente, plus les jets de gaz et de poussières s'intensifient, et plus les micro-organismes devraient être actifs, estiment ces chercheurs. Si tout se passe bien, Rosetta et Philae devraient être aux premières loges pour observer ce phénomène. Problème : ni Philae ni Rosetta ne sont équipés pour la recherche de données sur cette forme de vie éventuelle, tempère cependant le Guardian.

mercredi 24 juin 2015

ROSETTA

Publié le 23/06/2015 à 17h26 , modifié le 23/06/2015 à 17h40 par SudOuest.fr, avec AFP ROSETTA VA PEUT-ETRE FINIR SES JOURS SUR LA COMETE TCHOURI AVEC PHILAE La sonde n'ayant pas été conçue pour atterrir, son arrivée sur la comète impliquera sa détérioration et sans doute la fin de ses communications avec la Terre 'Europe a décidé de prolonger jusqu'en septembre 2016 la mission Rosetta et envisage de faire "atterrir" la sonde sur la comète "Tchouri", pour clore en beauté cette aventure scientifique inédite. L'objectif de la mission, lancée il y a plus de vingt ans, est de mieux comprendre l'évolution du système solaire depuis sa naissance, les comètes étant considérées comme des vestiges de la matière primitive. Lancée en mars 2004, la sonde Rosetta a voyagé pendant dix ans, en compagnie du robot Philae, avant de rejoindre 67P, devenant le premier engin spatial à réussir cet extraordinaire rendez-vous à 100 km d'une comète. Rosetta, qui compte onze instruments, a ensuite largué avec succès le 12 novembre l'atterrisseur Philae sur le noyau de la comète, réalisant une autre première historique. Des mois intenses à venir Les prochains mois seront très intenses pour la sonde et son robot car la comète file vers le Soleil. Elle envoie de plus en plus de jets de gaz et de poussières, ce qui oblige Rosetta à se tenir à une distance respectueuse d'environ 200 kilomètres. Le 13 août, la comète atteindra sa "périhélie", c'est-à-dire le point sur son orbite qui est le plus proche du Soleil. Puis la comète s'éloignera à nouveau du Soleil. "La prolongation de la mission est une nouvelle fantastique pour la science. Nous pourrons observer le déclin de l'activité de la comète alors que nous nous éloignerons de nouveau du Soleil, et nous aurons la possibilité de voler plus près de la comète afin de recueillir plus de données encore", Matt Taylor, scientifique de la mission Rosetta Les comètes captivent les scientifiques parce qu'ils pensent qu'elles ont pu apporter de l'eau et des molécules carbonées sur la Terre, contribuant ainsi à l'apparition de la vie sur la Planète bleue. Localiser Philae pour de bon La prolongation de la mission devrait aussi permettre de localiser visuellement Philae de façon précise car la sonde sera autorisée à prendre plus de risques et à réaliser à nouveau des survols proches. Puis, la comète s'éloignant du Soleil, les panneaux solaires de la sonde finiront par ne plus recevoir assez de lumière pour lui permettre de fonctionner correctement. "Cela mettra fin à l'une des missions d'exploration de l'espace les plus réussies à ce jour" "La façon la plus logique de terminer la mission est de poser Rosetta à la surface" du noyau de la comète, déclare Patrick Martin, le responsable de la mission Rosetta. Si ce scénario est retenu, Rosetta devra entamer une descente en spirale vers la comète sur une période de trois mois, tout en continuant à travailler. La sonde n'ayant pas été conçue pour atterrir, son arrivée sur la comète impliquera sa détérioration et sans doute la fin de ses communications avec la Terre. "Cela mettra fin à l'une des missions d'exploration de l'espace les plus réussies à ce jour", selon l'ESA.

dimanche 14 juin 2015

PHILAE

Endormi sur sa comète, le robot Philae s'est réveillé Publié le 14/06/2015 à 15h23 , modifié le 14/06/2015 à 15h25 par Sudouest.fr avec AFP Le petit robot Philae a donné des signes de vie. Il s'était endormi faute d'énergie mais a pu transmettre des données et rentrer en contact avec la Terre
La comète, escortée par Rosetta, se rapprochant du Soleil, Philae est finalement parvenu à sortir de sa torpeur. AFP MEDIALIAB Le robot Philae, qui était endormi sur la comète "Tchouri" depuis sept mois, s'est réveillé dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé Jean-Yves Le Gall, président du CNES, l'agence spatiale française. "Nous avons pu récupérer des signaux de sa part pendant deux minutes ainsi que 40 secondes de données", a-t-il confié. "Philae est vivant !" "Hello la Terre ! Vous m'entendez ?", a tweeté le robot, via l'agence spatiale européenne (ESA). Hello Earth! Can you hear me? #WakeUpPhilae — Philae Lander (@Philae2014) 14 Juin 2015 Dépendant de la lumière Le réveil de Philae, robot-laboratoire muni de plusieurs instruments, a eu lieu samedi à 22H28, heure européenne(20H28 GMT), a précisé l'ESA. Le robot avait été largué par la sonde européenne sur la comète "Tchouri" le 12 novembre, après un périple de dix ans dans l'espace. Une première historique. Son atterrissage a été mouvementé. Il a rebondi plusieurs fois avant de se poser entre des falaises dans un endroit peu éclairé. Il a réussi à travailler pendant plusieurs dizaines d'heures avant de s'assoupir, ses panneaux solaires qui lui fournissent de l'énergie n'étant pas assez éclairés. La comète, escortée par Rosetta, se rapprochant du Soleil, Philae est finalement parvenu à sortir de sa torpeur.

samedi 21 mars 2015

Jupiter

Bonjour,
Voici une petite animation de jupiter, faite à partir de 8 ou 10 vidéos de 60sec.
25% des meilleures images ont été gardées pur chaque vidéos.

Merci à Manu pour les tuyaux et la mise à jour au niveaux des logiciels
Fait avec Firecapture et Registax.
Un newton 250 f/4.5 et la spc900.