jeudi 9 juillet 2015

PHILAE TRACE DE VIE

Des traces de vie extraterrestre découvertes par Philae sur la comète "Tchouri" ? Publié le 07/07/2015 à 16h56 , modifié le 07/07/2015 à 18h52 par SudOuest.fr, avec AFP Deux astronomes ont relevé des caractéristiques qui suggèrent l'existence de micro-organismes sur la comète
Le robot Philae s'est posé sur la comète Tchouri en novembre dernier © AFP MEDIALIAB La comète "Tchouri", domicile du petit robot Philae depuis la mi-novembre, héberge-t-elle aussi des micro-organismes qui auraient façonné son aspect ? C'est en tout cas la thèse audacieuse présentée lundi par deux astronomes. Si elle était confirmée, elle renforcerait la théorie selon laquelle les comètes ont joué un rôle important dans l'apparition de la vie sur Terre. La communauté scientifique pense qu'elles ont non seulement apporté de l'eau mais aussi ensemencé les océans avec des molécules organiques complexes. Le sol de Tchouri "compatible" avec la vie Les données recueillies par la mission Rosetta ont mis en évidence la croûte noire de la comète, riche en matériaux organiques complexes, recouvrant de la glace, rapporte le Guardian. Les images montrent de larges "mers", ainsi que des lacs de cratères qui pourraient être constitués d'eau congelée recouverte de débris organiques, et des gros blocs. "La comète pourrait se révéler plus hospitalière aux micro-organismes que l'Arctique et l'Antarctique" Tous ces éléments sont "compatibles" avec la présence d'organismes vivants microscopiques, ont souligné Max Willis de l'Université de Cardiff et Chandra Wickramasinghe, directeur du Centre d'astrobiologie de Buckingham. "Rosetta a déjà montré que la comète ne devait pas être considérée comme un corps très froid et inactif mais qu'elle était le siège de phénomènes géologiques et pourrait se révéler plus hospitalière aux micro-organismes que l'Arctique et l'Antarctique", assure Max Willis. Des microbes adaptés au froid Selon le modèle des deux chercheurs, des microbes pourraient habiter dans des fissures de glace et de neige. Ils contiendraient des sels anti-gel, ce qui leur permettrait de s'adapter au froid et de rester actifs à des températures de -40 degrés Celsius. En septembre, des régions de la comète "Tchouri" exposées au Soleil approchaient déjà ces températures lorsque la comète se trouvait à 500 millions de kilomètres du Soleil, et qu'elle commençait à émettre des jets de gaz. La comète s'est depuis beaucoup rapprochée de l'astre. Le 13 août, elle atteindra son "périhélie" - le point sur son orbite qui est le plus proche du Soleil -, situé à environ 186 millions de kilomètres. Plus "Tchouri" se rapproche du Soleil, plus la température augmente, plus les jets de gaz et de poussières s'intensifient, et plus les micro-organismes devraient être actifs, estiment ces chercheurs. Si tout se passe bien, Rosetta et Philae devraient être aux premières loges pour observer ce phénomène. Problème : ni Philae ni Rosetta ne sont équipés pour la recherche de données sur cette forme de vie éventuelle, tempère cependant le Guardian.

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