lundi 4 novembre 2013

OBSERVATOIRE DE FLOIRAC

SUD-OUEST Publié le 04/11/2013 à 06h00 Appel aux imaginations pour l’Observatoire Une consultation a été lancée sur la nouvelle vie de ce site prestigieux et son avenir, après le départ début 2016 des chercheurs qui y travaillent.
Les 12 hectares du parc de l’Observatoire sont inconstructibles. Mais les bâtiments existants, hors instruments d’observation peuvent faire l’objet de réaménagement. L’étape est importante après des années de tergiversations et de rumeurs en tous genres au sujet de ces 12 hectares magnifiques sur le coteau floiracais. Depuis la fin du XIXe siècle, on y regarde les étoiles. Le laboratoire d’astrophysique de Bordeaux (LAB) sous les tutelles de l’université de Bordeaux 1 et du CNRS y compte toujours une soixantaine de personnes travaillant au milieu de coupoles et de radiotélescopes inscrits depuis quelques années au titre des Monuments historiques. Le robot Curiosity qui est allé se balader sur Mars, le satellite Herschel, le champ unique de 70 télescopes d’Atacama au Chili : les hommes et femmes du LAB y ont participé de près ou de loin… mais ils s’en vont. Le laboratoire va déménager au début de l’année 2016 dans des nouveaux locaux en construction sur le campus de Talence. La décision est prise depuis longtemps et sans projet alternatif sur le site, les bruits les plus divers ont couru au rythme de la pression immobilière particulièrement importante sur ces coteaux de la rive droite, redevenus prisés. Recherche, culture et public Le site appartient à l’État qui l’avait attribué à l’université. Il se trouve dans l’écharpe verte du parc des Coteaux reliant les villes de Bassens, Lormont, Cenon et Floirac. Le plan local d’urbanisme (PLU) y interdit toute construction. Que peut-il devenir ? « Tous les partenaires du comité de pilotage (1) sont aujourd’hui d’accord : la qualité exceptionnelle de ce site doit être valorisée en conservant d’abord sa vocation de recherche », explique Charlotte Hüni, chargée de mission sur le parc des Coteaux au Grand Projet des Villes (2). « Le consensus s’est également fait autour d’un élargissement culturel : continuer à faire de la recherche scientifique, mais aussi de la recherche artistique, de la médiation, de la diffusion culturelle de ces recherches… » Une dimension économique est aussi envisagée : y installer des petites entreprises liées aux recherches effectuées sur place ou à la diffusion de cette recherche. Enfin et surtout l’ouverture au public, le site de l’observatoire étant sur le « fil vert » de ce parc des Coteaux dont le festival Panoramas à la rentrée 2014 fêtera la « consécration ». Pluridisciplinarité Tous ces critères se retrouvent dans l’appel à candidatures lancé par le GPV il y a deux semaines. Les équipes doivent se faire connaître avant le 25 novembre (3). « Cette étude de programmation fait appel à une pluridisciplinarité », poursuit Charlotte Hüni. « Architecture, paysage, diffusion ou encore savoir juridique. » L’équipe choisie dans le courant du mois de décembre aura en effet un semestre pour établir un diagnostic du site des propositions de scenarii en termes de contenu, de fonctionnement et de financement. Après l’été 2014, restera un an et demi pour mettre sur pied cette nouvelle vie de l’Observatoire, afin d’assurer une continuité après le départ des chercheurs. Un seul regret : la douzaine de chevreuils vivants dans le parc ne sera que très peu consultés. (1) Il réunit l’Etat, l’université, la ville de Floirac, les Conseils général et régional ainsi que Cap Sciences. (2) Groupement d’intérêt public réunissant les villes de Bassens, Cenon, Floirac et Lormont, coordinateur de la reconversion du site de l’Observatoire. (3) www.surlarivedroite.fr

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