samedi 30 novembre 2013
COMETE ISON 3
SUD-OUEST Publié le 29/11/2013 à 11h36 | Mise à jour : 29/11/2013 à 15h17
Par A. T., SudOuest.fr
Ison s'est cassée, mais la comète Lovejoy est encore visible depuis la Terre
VIDEO. Ison, s'est cassée jeudi. On ne devrait plus la voir à l’œil nu. Une autre comète est, elle, visible à la jumelle pendant encore trois ou quatre semaines
La comète Ison s'est désintégrée lors de son passage près du soleil mais une autre comète est visible depuis la Terre jusqu'à Noël (AFP Aaron Kingery)
"On peut le dire : on a tiré des plans sur la comète", s'amuse Nicolas Biver, astrophysicien à observatoire de Paris-Meudon. La comète Ison ne sera finalement pas "la comète du siècle", comme l'espéraient les astronomes lors de sa découverte en septembre 2012.
Jeudi, à l'approche du soleil, Ison s'est cassée. Si elle n'a pas disparu, son résidu assez est peu actif. On ne devrait donc plus la voir de la Terre. Ou du moins, pas autrement qu'avec des instruments assez puissants.
"Elle venait de vraiment très loin", explique l'astrophysicien. Elle a perdu énormément de matière avant d'arriver près du soleil. On s'attendait depuis quelques semaines à ce qu'elle soit beaucoup moins brillante que ce que l'on avait imaginé au départ.
Avec une taille (moins d'un kilomètre de diamètre) et une importante perte de matière lors de son long trajet pour rallier notre système solaire, Ison n'a pas eu le sursaut d'activité qu'espéraient les astronomes si jamais elle se désintégrait. Dans ce cas de figure, elle aurait été très brillante pendant un court moment. En se cassant, elle prolonge sa durée de vie, mais le phénomène est nettement mois brillant. Quoiqu'il en soit, elle poursuit une trajectoire qui va la faire quitter notre système solaire pour ne pas y revenir.
Voici tout de même une vidéo de la comète lorsqu'elle était bien visible :
Il existe cependant un lot de consolation. "Une comète de secours", comme l'appelle Nicolas Biver. Il s'agit de la comète Lovejoy, C-2013 R1 pour les initiés. Elle a été découverte en septembre 2013. "Elle est arrivée sans prévenir", commente l'astrophysicien. Enfin, sans prévenir... Elle est tout de même déjà passé à proximité du Soleil il y a environ 7 000 ans.
Cette comète de Noël est suffisamment brillante pour être vue depuis la Terre avec une paire de jumelles. Le meilleur moment pour l'observer : tôt le matin, avant le lever du soleil. "Si vous dessinez la Grande Ourse sous la forme d'une casserole, il suffit de prolonger le manche de cette casserole pour voir la comète", précise Nicolas Biver. On pourra encore observer Lovejoy pendant trois ou quatre semaines.
Ensuite, quelques comètes sont attendues pour le printemps et l'automne 2014, mais il n'y aura rien de très spectaculaire.
COMETE ISON 2
SUD-OUEST Publié le 28/11/2013 à 07h00 | Mise à jour : 28/11/2013 à 11h17
Par A. T., SudOuest.fr
La comète Ison va passer très près du soleil ce jeudi et sera peut-être visible à l’œil nu
- La comète Ison doit passer très près du soleil ce jeudi. Avec un peu de chance, elle pourrait avoir à cette occasion un sursaut d'activité et être visible à l'oeil nu depuis la Terre
Lorsqu'ils l'ont découverte en septembre 2012, les astronomes russes Vitaly Nevsky et Artyom Novichonok ont rapidement rebaptisé la comète Ison (International Scientific Optical Network) en "comète du siècle". Mais est-ce vraiment le cas ?
• Pourquoi cette expression de "comète du siècle" ?
"Parce qu'elle va passer très près du soleil. Ce qui est rare, explique Didier Despois, astronome à l'Observatoire de Bordeaux-Floirac. Dans le cas de la comète Ison, on a mis beaucoup d'espoirs dans sa trajectoire. Car lorsqu'on observe une comète pour la première fois, elle est très loin et on ne peut qu’extrapoler les autres données, comme sa taille, par exemple."
• Près du soleil, et après ?
Une comète est un corps froid (environ -240° C) composé essentiellement de glace et de poussières. Lorsqu'elle se rapproche du soleil, sous l'effet de la chaleur, les composés les plus volatils s'échappent et les glaces commencent à sublimer (c'est-à-dire qu'elles passent de l'état solide à l'état gazeux directement, sans passer par l'état liquide).
Se forme alors une chevelure de "boules de neige sales". Puis, dans une deuxième étape, deux traînées sont observables : une bleue et une jaune. C'est ce qu'on appelle la queue de la comète. Ison doit passer ce jeudi à environ 1,5 million de kilomètres du soleil. Les astronomes espèrent donc que beaucoup d'eau et de gaz s'en échappent, ce qui produirait un phénomène particulièrement brillant. Réponse après 19h30.
• Vers une déception ?
Selon les observations du télescope Hubble en avril, Ison a un noyau large de 5 à 6 kilomètres, ce qui en fait une petite comète ; sa chevelure quant à elle fait 5 000 km, et sa queue 91 000 km. Pour l'exemple, la "comète du siècle" précédent, Hale-Bopp, mesurait 60 km de diamètre...
Si Ison reste une comète particulièrement remarquable, car elle passe très près du soleil, elle est imprévisible, comme toutes les comètes. Et Ison semble d'ores et déjà suivre une courbe moins brillante que Kouhoutek, qui avait déjà hérité du surnom de "comète du siècle" en 1973, et s'est finalement avérée bien moins impressionnante que Hale-Bopp.
• Quels scénarios possibles ?
Lorsque Ison va contourner le soleil ce jeudi, plusieurs choses peuvent se produire. "Si elle explose, cela donnera un phénomène très brillant, mais court, explique Didier Despois. Mais elle peut aussi bien faire le contraire. On ne peut pas faire de prédiction, il n'y a pas deux comètes qui se ressemblent."
Si jamais la comète, à l'inverse se casse en quelques gros morceaux qui survivent à son passage près du soleil, le phénomène sera moins remarquable, mais plus long.
• Visible à l’œil nu ?
Ison est déjà visible à l’œil nu depuis quelques jours. On peut la distinguer au lever ou au coucher du soleil. Mais elle est plus difficile à observer lorsque le soleil est brillant. Et pour essayer de la repérer, il vaut mieux être habitué à lire les positions des étoiles. Sinon, tournez le regard vers l'horizon à l'aube ou au crépuscule, et la chance fera peut-être le reste.
• Aucun danger en cas d'explosion
Même si Ison explose, elle ne présente aucun danger pour la Terre. Elle est bien trop loin. Et quand bien même. "En 1910, la terre est passée à travers la queue de la comète de Haley, raconte Didier Desplois. Tout le monde a cru que la fin du monde était arrivée et il ne s'est strictement rien passé."
jeudi 28 novembre 2013
COMETE ISON
SUD-OUEST Publié le 27/11/2013 à 15h41 | Mise à jour : 27/11/2013 à 19h45
Par A. T., SudOuest.fr
La comète Ison va passer très près du soleil ce jeudi et sera peut-être visible à l’œil nu
VIDÉO - La comète Ison doit passer très près du soleil ce jeudi. Avec un peu de chance, elle pourrait avoir à cette occasion un sursaut d'activité et être visible à l'oeil nu depuis la Terre
La comète ISON va contourner le soleil ce jeudi 28 novembre et pourrait connaître un sursaut d'activité si elle explose sous l'effet de la chaleur (AFP HO)
Lorsqu'ils l'ont découverte en septembre 2012, les astronomes russes Vitaly Nevsky et Artyom Novichonok ont rapidement rebaptisé la comète Ison (International Scientific Optical Network) en "comète du siècle". Mais est-ce vraiment le cas ?
• Pourquoi cette expression de "comète du siècle" ?
"Parce qu'elle va passer très près du soleil. Ce qui est rare, explique Didier Despois, astronome à l'Observatoire de Bordeaux-Floirac. Dans le cas de la comète Ison, on a mis beaucoup d'espoirs dans sa trajectoire. Car lorsqu'on observe une comète pour la première fois, elle est très loin et on ne peut qu’extrapoler les autres données, comme sa taille, par exemple."
• Près du soleil, et après ?
Une comète est un corps froid (environ -240° C) composé essentiellement de glace et de poussières. Lorsqu'elle se rapproche du soleil, sous l'effet de la chaleur, les composés les plus volatils s'échappent et les glaces commencent à sublimer (c'est-à-dire qu'elles passent de l'état solide à l'état gazeux directement, sans passer par l'état liquide).
Se forme alors une chevelure de "boules de neige sales". Puis, dans une deuxième étape, deux traînées sont observables : une bleue et une jaune. C'est ce qu'on appelle la queue de la comète. Ison doit passer ce jeudi à environ 1,5 million de kilomètres du soleil. Les astronomes espèrent donc que beaucoup d'eau et de gaz s'en échappent, ce qui produirait un phénomène particulièrement brillant.
• Vers une déception ?
Selon les observations du télescope Hubble en avril, Ison a un noyau large de 5 à 6 kilomètres, ce qui en fait une petite comète ; sa chevelure quant à elle fait 5 000 km, et sa queue 91 000 km. Pour l'exemple, la "comète du siècle" précédent, Hale-Bopp, mesurait 60 km de diamètre...
Si Ison reste une comète particulièrement remarquable, car elle passe très près du soleil, elle est imprévisible, comme toutes les comètes. Et Ison semble d'ores et déjà suivre une courbe moins brillante que Kouhoutek, qui avait déjà hérité du surnom de "comète du siècle" en 1973, et s'est finalement avérée bien moins impressionnante que Hale-Bopp.
• Quels scénarios possibles ?
Lorsque Ison va contourner le soleil ce jeudi, plusieurs choses peuvent se produire. "Si elle explose, cela donnera un phénomène très brillant, mais court, explique Didier Despois. Mais elle peut aussi bien faire le contraire. On ne peut pas faire de prédiction, il n'y a pas deux comètes qui se ressemblent."
Si jamais la comète, à l'inverse se casse en quelques gros morceaux qui survivent à son passage près du soleil, le phénomène sera moins remarquable, mais plus long.
• Visible à l’œil nu ?
Ison est déjà visible à l’œil nu depuis quelques jours. On peut la distinguer au lever ou au coucher du soleil. Mais elle est plus difficile à observer lorsque le soleil est brillant. Et pour essayer de la repérer, il vaut mieux être habitué à lire les positions des étoiles. Sinon, tournez le regard vers l'horizon à l'aube ou au crépuscule, et la chance fera peut-être le reste.
• Aucun danger en cas d'explosion
Même si Ison explose, elle ne présente aucun danger pour la Terre. Elle est bien trop loin. Et quand bien même. "En 1910, la terre est passée à travers la queue de la comète de Haley, raconte Didier Desplois. Tout le monde a cru que la fin du monde était arrivée et il ne s'est strictement rien passé."
lundi 4 novembre 2013
OBSERVATOIRE DE FLOIRAC
SUD-OUEST Publié le 04/11/2013 à 06h00
Appel aux imaginations pour l’Observatoire
Une consultation a été lancée sur la nouvelle vie de ce site prestigieux et son avenir, après le départ début 2016 des chercheurs qui y travaillent.
Les 12 hectares du parc de l’Observatoire sont inconstructibles. Mais les bâtiments existants, hors instruments d’observation peuvent faire l’objet de réaménagement.
L’étape est importante après des années de tergiversations et de rumeurs en tous genres au sujet de ces 12 hectares magnifiques sur le coteau floiracais. Depuis la fin du XIXe siècle, on y regarde les étoiles. Le laboratoire d’astrophysique de Bordeaux (LAB) sous les tutelles de l’université de Bordeaux 1 et du CNRS y compte toujours une soixantaine de personnes travaillant au milieu de coupoles et de radiotélescopes inscrits depuis quelques années au titre des Monuments historiques.
Le robot Curiosity qui est allé se balader sur Mars, le satellite Herschel, le champ unique de 70 télescopes d’Atacama au Chili : les hommes et femmes du LAB y ont participé de près ou de loin… mais ils s’en vont. Le laboratoire va déménager au début de l’année 2016 dans des nouveaux locaux en construction sur le campus de Talence. La décision est prise depuis longtemps et sans projet alternatif sur le site, les bruits les plus divers ont couru au rythme de la pression immobilière particulièrement importante sur ces coteaux de la rive droite, redevenus prisés.
Recherche, culture et public
Le site appartient à l’État qui l’avait attribué à l’université. Il se trouve dans l’écharpe verte du parc des Coteaux reliant les villes de Bassens, Lormont, Cenon et Floirac. Le plan local d’urbanisme (PLU) y interdit toute construction. Que peut-il devenir ?
« Tous les partenaires du comité de pilotage (1) sont aujourd’hui d’accord : la qualité exceptionnelle de ce site doit être valorisée en conservant d’abord sa vocation de recherche », explique Charlotte Hüni, chargée de mission sur le parc des Coteaux au Grand Projet des Villes (2). « Le consensus s’est également fait autour d’un élargissement culturel : continuer à faire de la recherche scientifique, mais aussi de la recherche artistique, de la médiation, de la diffusion culturelle de ces recherches… »
Une dimension économique est aussi envisagée : y installer des petites entreprises liées aux recherches effectuées sur place ou à la diffusion de cette recherche. Enfin et surtout l’ouverture au public, le site de l’observatoire étant sur le « fil vert » de ce parc des Coteaux dont le festival Panoramas à la rentrée 2014 fêtera la « consécration ».
Pluridisciplinarité
Tous ces critères se retrouvent dans l’appel à candidatures lancé par le GPV il y a deux semaines. Les équipes doivent se faire connaître avant le 25 novembre (3). « Cette étude de programmation fait appel à une pluridisciplinarité », poursuit Charlotte Hüni. « Architecture, paysage, diffusion ou encore savoir juridique. » L’équipe choisie dans le courant du mois de décembre aura en effet un semestre pour établir un diagnostic du site des propositions de scenarii en termes de contenu, de fonctionnement et de financement.
Après l’été 2014, restera un an et demi pour mettre sur pied cette nouvelle vie de l’Observatoire, afin d’assurer une continuité après le départ des chercheurs. Un seul regret : la douzaine de chevreuils vivants dans le parc ne sera que très peu consultés.
(1) Il réunit l’Etat, l’université, la ville de Floirac, les Conseils général et régional ainsi que Cap Sciences. (2) Groupement d’intérêt public réunissant les villes de Bassens, Cenon, Floirac et Lormont, coordinateur de la reconversion du site de l’Observatoire. (3) www.surlarivedroite.fr
dimanche 3 novembre 2013
INDE MISSION MARS
AFP 03/11/2013 à 08:36
Planète Mars: l'Inde lance une mission "low cost"
L'Inde a lancé dimanche le compte à rebours de son plus ambitieux projet spatial avec le départ pour Mars, prévu mardi, d'une sonde développée en quelque mois pour une poignée de dollars.
photo : Manjunath Kiran, AFP
Après l'échec en 2011 de la première mission martienne de la Chine, sa grande rivale, l'Inde ambitionne d'écrire l'histoire de l'exploration interplanétaire en devenant le premier pays d'Asie à atteindre la planète rouge, à plus de 200 millions de km de la Terre.
Un satellite de 1,3 tonne, le Mars Orbiter, doit être lancé à l'aide d'une fusée de 350 tonnes depuis la base de Sriharikota, dans le golfe du Bengale, à environ 80 kilomètres au nord-est de Chennai (Madras).
La sonde est munie de capteurs destinés à mesurer la présence de méthane dans l'atmosphère de Mars qui accréditerait l'hypothèse d'une forme de vie primitive sur cette planète ayant présenté des conditions semblables à celles de la Terre.
"Toute mission interplanétaire est complexe. S'agissant de Mars, il y a eu 51 missions dédiées jusqu'ici dans le monde, dont 21 réussies", a expliqué le directeur de l'Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO), K. Radhakrishnan, dans un entretien à l'AFP.
Un succès serait un motif de grande fierté pour ce pays de 1,2 milliard d'habitants dont une mission en 2008 a permis de révéler la présence d'eau sur la Lune, 39 ans après l'exploit de Neil Armstrong, premier piéton lunaire.
Le "jugaad" ou l'innovation low cost à l'indienne
Il affermirait en outre la réputation industrielle et technologique de l'Inde qui produit la voiture la moins chère du monde et s'impose comme le leader mondial de l'innovation low cost.
La mission martienne, démarrée en 2012, n'a en effet coûté que 4,5 milliards de roupies (55 millions d'euros), conçue selon le "Jugaad", un principe typiquement indien que l'on pourrait rapprocher du "système D" et qui consiste à trouver la solution la moins onéreuse possible.
La fusée qui doit lancer le Mars Orbiter est trop peu puissante pour la mission. Les ingénieurs de l'ISRO ont alors eu l'idée de la faire tourner autour de la Terre pendant un mois pour lui faire prendre assez de vitesse pour échapper à la gravité terrestre.
"Ne la sous-estimez pas parce que c'est une mission bon marché et pionnière", prévient le journaliste scientifique indien Pallava Bagla. "Il y a du Jugaad, il y a de l'innovation et tout le monde cherche aujourd'hui à réaliser des missions à bas coûts", assure-t-il.
Plusieurs pays ont déjà lancé des missions spatiales vers Mars, notamment les Etats-Unis, la Russie, le Japon et la Chine.
La mission russo-chinoise a néanmoins échoué en 2011 car la sonde russe Phobos-Grunt qui devait mettre en orbite autour de la planète rouge le satellite chinois Yinghuo-1 n'a jamais pris sa trajectoire vers Mars.
La Nasa lancera de son côté le 18 novembre une sonde, Maven, dans la haute couche atmosphérique de la planète Mars afin de mieux comprendre les raisons de la disparition de la plus grande partie de son atmosphère.
Arrivé sur la planète en 2012, le robot Curiosity de la Nasa, une sorte de petit 4X4 doté de dix instruments, a pu établir pour la première fois que Mars fût propice à la vie microbienne dans son lointain passé, tout en mettant à mal la probabilité de la présence actuelle de vie.
Le compte à rebours officiel pour le lancement de la sonde indienne, baptisée "Mangalyaan" (engin martien en hindi) par la presse locale, a été enclenché dimanche à 06H08 (01H08 GMT) à l'occasion de la fête hindoue des lumières, Diwali.
Le lancement aura lieu mardi à 14h38.
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