vendredi 5 décembre 2014

MARS EN LIGNE DE MIRE

SUD-OUEST Publié le 05/12/2014 à 14h39 , modifié le 05/12/2014 à 16h26 par Sudouest.fr avec AFP Espace : un premier vol réussi pour Orion, la planète Mars en ligne de mire La capsule spatiale Orion a été lancée avec succès pour son premier vol. Elle pourrait vers 2030 transporter des humains vers la planète Mars
Le vaisseau doit effectuer deux tours autour de la Terre, dont le second à 5.800 km d'altitude.© PHOTO AFP BILL INGALLS Après un report jeudi en raison d'anomalies techniques, la Nasa a lancé avec succès vendredi sa capsule non habitée Orion, premier vaisseau américain depuis Apollo qui pourra transporter des astronautes au-delà de l'orbite terrestre, autour de la Lune et un jour vers Mars. La puissante fusée Delta IV Heavy à deux étages de la société United Launch Alliance (ULA) transportant la capsule de 8,6 tonnes s'est arrachée de son pas de tir de la station de l'Armée de l'air de Cap Canaveral comme prévu après le lever du soleil. Un vol de test Le vaisseau doit effectuer deux tours autour de la Terre, dont le second à 5.800 km d'altitude, soit près de quatorze fois la distance de la Station spatiale internationale du sol (420 km), pour un périple de 4 heures et 24 minutes qui se conclut par un amerrissage en douceur dans l'océan Pacifique, à 1.000 km des côtes mexicaines de la péninsule de Basse-Californie. Ce vol est destiné à tester principalement le bouclier thermique du vaisseau, qui doit résister à des températures de 2.200 degrés, ainsi que ses parachutes et ses ordinateurs de bord. D'un coût de 370 millions de dollars, il "est sans aucun doute la mission la plus importante que la Nasa effectue cette année", avait récemment souligné William Hill, administrateur adjoint de la Nasa pour le développement des systèmes d'exploration. "Nous vivons un moment exaltant car un succès de ce test nous rapproche du moment où nous mettrons des humains sur Mars", a déclaré vendredi peu avant le lancement le patron de la Nasa, Charles Bolden. Au total, la Nasa a dépensé jusqu'à présent 9,1 milliards de dollars pour financer le projet. Ensemble, Orion, dont la forme rappelle le vaisseau Apollo de la conquête de la Lune en 1969, et le SLS devraient coûter au total de 19 à 22 milliards de dollars, selon les estimations. Objectif Mars vers 2030 Après ce premier vol d'essai, le prochain lancement d'Orion, toujours non-habité, est seulement prévu en 2018 à bord de la fusée SLS dont ce sera le premier vol. Orion sera alors attaché au module de service que doit fabriquer l'Agence spatiale européenne (ESA). Dans sa version actuelle, il est capable d'emporter quatre astronautes pour des missions de 21 jours maximum. Dans les années 2030, l'agence spatiale parle d'un premier voyage vers Mars, un projet qui reste toujours flou étant donné les contraintes budgétaires qui ont gelé le budget de l'agence spatiale.

mercredi 12 novembre 2014

ROSETTA

Mission Rosetta : suivez en direct l'atterrissage du robot Philae sur la comète Tchouri Publié le 12/11/2014 à 07h00 , modifié le 12/11/2014 à 07h01 par Alexandra Tauziac, avec AFP VIDÉO - Le long voyage interplanétaire de Philea va prendre fin ce mercredi à partir de 9h35. Pour la première fois de l'histoire, un robot va tenter de se poser sur une comète
La mission Rosetta atteint ce mercredi son moment le plus critique. Pour la première fois, un robot va tenter de se poser une comète© PHOTO ESA Après plus de 10 ans de voyage interplanétaire à bord de la sonde européenne Rosetta, l'heure du grand saut est arrivé pour le petit robot Philae : il tentera mercredi, pour la première fois dans l'histoire, d'aller se poser sur une comète. Le Cnes (Centre national d'études spatiales), l'agence spatiale française, retransmet l'événement en direct à partir de 15h30. "On est très bien préparés à la séparation", assure Sylvain Lodiot, responsable des opérations de vol à l'Agence spatiale européenne (ESA). "C'est un moment un peu magique". Entre 50% et 70% de chances de réussite Mais les aléas sont nombreux. "On n'a pas une comète coopérative", constate Philippe Gaudon, chef de projet au Cnes. Philae a été conçu pour s'ancrer au noyau et éviter un "rebond" sur la surface, mais rien ne permet d'assurer qu'il ne va pas, au contraire, s'enfoncer dans un sol trop mou. La zone retenue n'est pas non plus sans défaut. Elle présente "plusieurs centaines de rochers" et des pentes supérieures à 30°. Au total, 18% de la zone sont jugés impropres à l'atterrissage. Philippe Gaudon évalue les chances de réussite à 70%, voire une chance sur deux seulement les mauvais jours... Mais si l'atterrissage sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko réussit, ce sera la première fois qu'on pourra étudier "sur le terrain" le noyau d'une comète, sa partie solide. Les clés de l'apparition de la vie sur la Terre ? "Les comètes sont les objets les plus primitifs du système solaire. Elles ont vécu l'immense majorité de leur vie très loin du Soleil", explique Francis Rocard, responsable du programme Rosetta au Cnes. Les scientifiques espèrent donc que Philae pourra donner des clefs pour comprendre l'apparition de la vie sur Terre. Rien que ça. Cette mission d'archéologie spatiale, entamée en 2004 avec le lancement de Rosetta, est le fruit du travail de nombreux protagonistes à travers plusieurs pays. Nul doute qu'ils suivront les événements avec un intérêt particulier. C'est par exemple le cas de Gérard Dejonghe, patron de l'entreprise toulousaine Erems, impliquée dans la fabrication de "Consert", l'un des dix outils embarqués sur le robot Philae. Consert, a été développé par le CNRS sous la responsabilité de Wlodek Kofman, directeur de recherche émérite à l'Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble. Il réalisera la tomographie du noyau de la comète. Autrement dit, il doit déterminer la consistance et la structure du noyau. Erems a contribué à la mission en développant des convertisseurs d'énergie dont le rôle est d'alimenter Consert. "Nous avons conçu ces cartes de manière à ce qu'elles puissent supporter les 10 ans de voyage et les conditions dans l'espace : vide, radiations, problèmes thermiques etc." Un travail d'équipes Un travail complexe mais auquel sont habituées les équipes d'Erems. "Nous travaillons actuellement sur InSight", le sismographe de la Nasa dont le lancement est prévu en mars 2016 et qui sera chargé d'étudier la composition et la structure interne de la planète Mars. "Et nous travaillons aussi sur un calculateur chargé d'étudier l'atmosphère de Mercure". C'est cette expérience dans le spatial qui a poussé le CNRS à se tourner vers eux pour réaliser les cartes d'alimentation présentes à la fois sur Philae et Rosetta. "Mais cela remonte à loin, précise Gérard Dejonghe. 1998-99. Quand je regarde les photos, c'est vrai que cela fait un peu vieillot mais cela reste efficace", comme ont permis de le constater les divers tests. "Ce n'est qu'une petite partie de Consert", note modestement Gérard Dejonghe. Car plus de 50 entreprises de 14 pays européens et des Etats-Unisont participé à la réalisation de la sonde. D'un coût total de 1,3 milliard d'euros, le prix de trois Airbus 380, la mission Rosetta, dont la production est assurée par l'Agence spatiale européenne (ESA) a mobilisé environ 2 000 personnesdepuis 20 ans. La contribution de la France représente 250 millions d'euros. Sept heures de chute libre Philae se séparera de Rosetta, qui escorte actuellement la comète, filant à plus de 65 000 km/h vers le Soleil a lieu à 9h35 (heure français). La confirmation n'arrivera toutefois à l'ESA qu'à 10h03, Rosetta se trouvant à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre. Après quoi, Philae amorcera ses sept heures de chute libre pour combler les 20 km qui le séparent de la comète. La retransmission vidéo débutera à 15h30. Quatorze minutes plus tard, Philae commencera ses prises de vue du site d'atterrissage, baptisé "Agilkia". Le contact avec la surface de la comète est prévu pour 16h34. Si tout se passe bien, la confirmation de l'atterrissage arrivera à 17 heures (à plus ou moins 15 minutes). Et à 19 heures, nous pourrons voir les premières images de la comète !

vendredi 31 octobre 2014

EXOPLANETE

Publié le 30/10/2014 à 16h33 , modifié le 30/10/2014 à 17h49 par Yannick Delneste Des chercheurs du laboratoire d'astrophysique de Bordeaux-Floirac publient dans Nature
L'équipe emmenée par Anne Dutrey a fait un pas de plus dans l'étude de la formation des planètes, par l'observation d'un système ternaire à près de 450 années-lumière
• Vu d'artiste montrant la matière et le gaz autour du système solaire à deux étoiles GG Tau-A. Les chercheurs qui ont utilisé ALMA ont détecté des gazes au niveau des deux disques de ce système binaire. Cet environnement gravitationnel binaire perturbé peut favoriser la formation de planètes. La moitié des étoiles comparables au soleil seraient d'ailleurs nées dans un système binaire, ce qui veut dire que ces découvertes pourront probablement facilité la chasse aux exoplanètes à l'avenir.© PHOTO ESO/L. CALçADA • Anne Dutrey, chercheuse au Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux (CNRS/Université PHOTO Y. D. Un système solaire où les soleils seraient trois alors qu'on en soupçonnait que deux jusqu'alors. Où l'observation des mouvements de matière, rendue plus précise avec une nouvelle génération de radio-télescopes, a permis d'en savoir plus sur le processus de formation d'exoplanètes dans un système multiple. La publication jeudi 30 novembre dans la revue "Nature" de l'article signé parla chercheuse Anne Dutrey est l'aboutissement d'un travail de recherches remontant à l'année 1992. A l'institut de radioastronomie millimétrique (Iram) de Grenoble, la scientifique commence à s'intéresser cette année-là à GG Tau A, système solaire binaire situé à 450 années-lumière de chez nous. Elle et son équipe observent et modélisent les deux étoiles, leurs disques propres, mais aussi le disque externe commun. Enjeu: mieux savoir comment s'articulent et circulent les matières et les gaz entre cavités stables et instables. Puis est arrivé Alma (Atacama Large Millimeter Array), gigantesque champ international de radio-téléscopes au Chili inauguré en mars 2013. Désormais au Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux (dont des chercheurs ont d'ailleurs participé à la construction d'Alma), Anne Dutrey (CNRS) et son collègue Emmanuel di Folco (Université de Bordeaux) récoltent des données plus précises. Seulement 1h30 d'observation d'Alma au planning très demandé, leur permet ainsi d'en savoir plus sur ce système GG Tau A: il n'y a pas deux mais trois soleils, et une région deux fois plus chaude que le milieu environnant laisse augurer d'une planète en formation. "On éclaire ainsi le processus de transfert des matières entre les disques internes aux étoiles et les disque externe", souligne Anne Dutrey. Les images montrent en effet un filament de gaz provenant de l'anneau externe tombant vers les étoiles centrales. Alma, dont la vocation première était en effet de travailler sur la formation des planètes, n'a visiblement pas fini d'être précieux pour les chercheurs.

samedi 18 octobre 2014

COMETE PRES DE MARS

AFP 18-10-2014 - 09:10 Une comète a rendez-vous avec Mars, qu'elle va frôler dimanche Une comète particulièrement véloce va frôler Mars, un rendez-vous qui ne se produit qu'une fois par million d'années et que les engins disséminés autour de la planète rouge vont tenter d'immortaliser, a indiqué la Nasa. Le noyau de Siding Spring (C/2013 A1) fait environ 1,6 kilomètre de diamètre mais est aussi solide qu'une balle de talc. Au plus près, la comète doit passer à 139.500 km de Mars dimanche à 18H27 GMT, selon l'agence spatiale américaine, soit près du tiers de la distance de la Terre à la Lune. L'astre, qui file à travers l'espace à 202.000 km/h, a peu de chance d'entrer en collision avec Mars. Mais les scientifiques se délectent par avance de pouvoir étudier sa trajectoire et sa traînée. "Allons-nous voir des météorites dans l'atmosphère de Mars ? Les comètes sont très imprévisibles", a commenté Jim Green, directeur du département des Sciences planétaires au siège de la Nasa à Washington. "Je pense qu'il est peu probable qu'elle soit détruite", a-t-il déclaré. "Reste à savoir si elle va conserver sa structure ou non, c'est d'un grand intérêt". La Nasa a éloigné ses engins en orbite autour de la planète rouge, en les positionnant à l'abri derrière Mars, afin qu'ils ne soient pas endommagés par les débris très rapides de Siding Spring. Même si les satellites Mars reconnaissance orbiter, Mars Odyssey et Maven ont été repositionnés afin d'éviter également qu'ils ne soient saupoudrés de poussières nocives, les scientifiques espèrent pouvoir recueillir de précieuses informations sur ce passage en rase-motte spatial. Les deux robots martiens Curiosity et Opportunity vont également être sollicités. Ils vont orienter leurs caméras vers le ciel martien et devraient envoyer leurs images vers la Terre dans les jours, semaines et mois suivants, selon la Nasa. - Vieille de milliards d'années - La comète a été découverte par Robert McNaught à l'observatoire australien de Siding Spring en janvier 2013. Elle se serait formée il y a plusieurs milliards d'années dans le nuage d'Oort, une sphère à la frontière de notre système solaire qui sert de réservoir à comètes qui "n'ont quasiment pas changé depuis la naissance du système solaire", a expliqué la Nasa. Carey Lisse, astrophysicien au laboratoire de physique appliquée de l'université Johns Hopkins, a relevé que les scientifiques étaient intrigués par les comètes pour de nombreuses raisons. "Il est toujours très étonnant qu'elles existent encore après 4,5 milliards d'années mais la principale raison à cela est qu'elles ont évolué très, très loin du Soleil et qu'elles sont congelées", a-t-il expliqué. Siding Spring fait la taille d'une petite montagne mais sa consistance est probablement poudreuse, ou comme une meringue qui fondrait dans la bouche, a poursuivi M. Lisse. Elle doit être composée de glaces très volatiles (méthane, monoxyde de carbone), qui fondent très facilement. Elle n'a jamais vraiment été soumise à une forte chaleur auparavant, selon lui. Les scientifiques sont particulièrement curieux d'apprendre si la comète s'est déjà en partie désagrégée au cours de son approche vers la Planète rouge. "Il est possible que Mars provoque un peu plus d'activité, c'est la raison pour laquelle nous regardons", a expliqué l'astrophysicien. La comète a voyagé plus d'un million d'années pour sa première rencontre avec Mars, et ne devrait pas se représenter avant un autre million d'années lorsqu'elle aura effectué sa prochaine boucle autour du Soleil.

jeudi 9 octobre 2014

samedi 20 septembre 2014

JOUR DE LA NUIT

JOURNAL 20 MIUTES 18/09/2014 Jour de la Nuit: «La lumière perturbe les cycles biologiques des espèces animales» Propos recueillis par Bérénice Dubuc Samedi soir, les villes de France sont invitées à éteindre symboliquement une partie de leur éclairage public et leurs habitants à participer à la sixième édition du Jour de la Nuit. Emmanuel Berraud est chargé de programme éclairage durable au sein de Noé Conservation, association de protection de la biodiversité partenaire de l’événement. Il explique à 20 Minutes en quoi la pollution lumineuse est nuisible aux écosystèmes. Qu’est-ce que la «pollution lumineuse»? Ce sont toutes les sources d’éclairage artificiel qui, de nuit, empêchent une obscurité suffisante, et impactent de ce fait la biodiversité et l’astronomie. Cette pollution lumineuse est due à la généralisation de l’éclairage nocturne, et principalement l’éclairage public, mais provient aussi d’autres sources, comme l’éclairage des immeubles de bureaux par exemple. Elle est facile à repérer, puisqu’au-dessus des villes et des villages -où les systèmes d’éclairage renvoient souvent la lumière vers le ciel- on observe un halo lumineux. En quoi ce «halo lumineux» impacte-t-il la biodiversité et l’astronomie? Du point de vue de l’astronomie, il empêche tout simplement de voir les étoiles en faisant disparaître la nuit noire. Pour ce qui est de la biodiversité, les cycles biologiques des espèces animales -cycle de reproduction, de nourrissage…- se basent sur l’alternance entre le jour et la nuit. Or, s’il y a trop de lumière de nuit, ces cycles sont perturbés. On observe par exemple que certaines mésanges nichent plus tôt en ville qu’à la campagne. Est-ce dangereux pour la survie de ces espèces? Si on sait que la pollution lumineuse a bel et bien des conséquences sur la biodiversité, on ne sait pas encore bien mesurer leur ampleur. Mais plusieurs études ont montré qu’il existait des conséquences mortelles directes de l’éclairage des immeubles de bureaux la nuit pour un grand nombre d’oiseaux migrateurs, qui perdent leurs repères du fait de cet éclairage nocturne et les percutent. De même, les papillons de nuit qui se dirigent par rapport aux astres, et notamment en gardant la Lune à leur gauche pour aller tout droit, sont perturbés par l’éclairage public. Pour garder la source de lumière -qu’ils pensent être la Lune mais qui est en fait un lampadaire- à leur gauche, ils vont tourner autour de cette source de lumière jusqu’à épuisement. Or, il y a vingt fois plus de papillons de nuit que de papillons de jour. La diversité du monde nocturne est colossale, mais elle est la plus impactée par la pollution lumineuse. Mais il n’est pas possible d’éteindre tous les éclairages publics… Non, mais il y a plusieurs façons de moduler l’éclairage nocturne, il ne s’agit pas seulement de laisser allumé ou d’éteindre. Nous proposons une Charte de l’éclairage durable qui permet de faire un compromis entre la préservation de la biodiversité et la prise en compte des besoins des citoyens et des communes, et des usages d’éclairage. Ainsi, aux alentours d’une route accidentogène, on peut maintenir la lumière, mais modifier l’espacement des lampadaires ou leur intensité. Le Jour de la Nuit sert donc à sensibiliser les citoyens et les collectivités territoriales à ces questions? Tout à fait. Cet événement permet de faire comprendre aux élus et à leurs administrés l’importance d’éclairer juste, via des animations dans de nombreuses villes de France. D’autant plus en période d’objectifs ambitieux en matière de limitation des dépenses publiques, puisqu’éclairer juste signifie aussi faire des économies d’énergie.

vendredi 8 août 2014

NUIT DES ETOILES 2

SUD-OUEST 06/08/2014 Le cosmos au bout de la lunette
Le site de l’observatoire sous un ciel nuageux. PHOTO I. LEPAROUX Une centaine de personnes s'est déplacée à l'observatoire de l'association Véga de la Lyre à l'occasion de la Nuit des Etoiles samedi dernier. L'après-midi, les observations du soleil ont pu se faire entre deux nuages. « Nous avons fait visiter le site et expliqué le fonctionnement des télescopes », souligne Gilbert Badia, président de l'association. Des férus d'astronomie ont posé leurs télescopes sur l'herbe, discutant à bâtons rompus de leur passion, dont Bernard Trougnac qui est venu avec un hélioscope, lunette spécialement adaptée pour admirer le soleil. « C'est un hélioscope de Hershel, explique-t-il. A travers le filtre vert, on voit le soleil et ses 5 500 degrés, les petites taches grises et noires sont moins chaudes, de 4500 à 4000 degrés ! ». Des questions sans réponses Si l'on poursuit la conversation, Bernard développe les explications. « Ce sont des taches magnétiques qui explosent sur un cycle de onze ans. Il y a eu cinq ans sans aucune tache et cinq ans avec, mais avec un retard d'un an et demi ». Et si le visiteur demande pourquoi, ce passionné répond que « nous sommes à la frontière des connaissances. Les diverses réponses font partie de la controverse scientifique ». Sur le site de l'observatoire, la nuit s'installe, et Gilbert Badia détaille la suite du programme des observations. « Nous allons observer le premier quartier de lune, Saturne et son anneau, Mars et certaines nébuleuses dont l'anneau de la Lyre de Véga ». Quand on sait qu'elle est à 2000 années-lumière, et qu'une année-lumière équivaut à 9 460, 730 milliards de kilomètres, c'est un programme cosmique qui renvoie l'homme et la planète Terre à sa dimension ! I. L.

dimanche 3 août 2014

1ère

Voici une 1ère photo potable avec la CCD.
C'est NGC6960, la nébuleuse du balai de la sorcière.
Elle est en "fausses couleurs" avec la palette dite "Hubble".
Elle est en SHO ce qui veut dire que la couche rouge représente le Souffre (SII), le vert l'Hydrogène (Hα) et le bleu l'oxygène (OIII).

Le Balai de la sorcière

On dit "Fausses couleurs" car l’hydrogène est rouge, l'oxygène bleu et le souffre orange. Sur une image on ne peut mettre que les couches rouges, vertes et bleus donc faut faire un choix de correspondances.

Set-up:
Télescope SW80ED pro sur G11
Imageur ATIK385L+ à -20°c, Filtres L, Hα 6nm, SII et OIII (5x10 min sur chaque filtre)
Guidage : Diviseur optique hors axe ATIK et ASI120MM
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vendredi 1 août 2014

NUIT DES ETOILES

"Nuit des étoiles" : où observer les étoiles filantes ce week-end dans le Sud-Ouest ? Publié le 31/07/2014 à 18h30 , modifié le 31/07/2014 à 19h20 par SudOuest.fr, avec AFP CARTE - Cette année, la Nuit des étoiles est consacrée aux comètes. Mais vendredi, samedi, dimanche, nombreux seront les curieux à lever le nez dans l'espoir de voir des étoiles filantes La Nuit des étoiles se tiendra du 1er au 3 août©
PHOTO ARCHIVES LAURENT THEILLET Du vendredi 1er août au dimanche 3 août se tient la Nuit des étoiles 2014, durant laquelle on peut observer à l'œil nu la célèbre pluie d'étoiles filantes des Perséides. Cette édition est également consacrée aux comètes. Et plus particulièrement à l'approche finale de la sonde européenne Rosetta de la comète Churyumov-Gerasimenko. Publicité La sonde Rosetta réalisera son approche finale de la comète Churyumov-Gerasimenko©
PHOTO AFP C. CARREAU / MEDIALAB Après un périple d'une décennie et plus de six milliards de km, la sonde Rosetta s'approchera le 6 août à 100 km de la comète, qu'elle accompagnera dans sa course vers le Soleil. Elle sera la première sonde à se mettre en orbite autour d'une comète et à y déposer un robot : Philae. Rosetta sera la première sonde à déposer sur une comète un robot : Philae© PHOTO AFP MEDIALIAB Coordonnées par l'Association française d'astronomie (AFA), plus de 400 soirées d'observation à travers la France seront ouvertes gratuitement au public à partir de vendredi. Voici la carte des animations dans le Sud-Ouest : voir carte sur sud-ouest Le spectacle s'ouvrira au crépuscule, vers 21 heures avec le croissant lunaire puis les planètes Mars et Saturne, au sud-ouest. Il faudra ensuite attendre la nuit tombée, vers 22h30 pour apercevoir la galaxie d'Andromède. Pour ceux qui souhaitent observer les Perséides de leur côté, il est conseillé de choisir un endroit dégagé, à l'écart des fortes lumières des zones urbaines. Les météores, comme les désignent les astronomes, sont des poussières échappées de la comète Swift-Tuttle. Elles croisent la trajectoire de la Terre du 17 juillet au 24 août, avec un maximum d'intensité autour du 10 août, jour de la Saint-Laurent. Les Perséides sont des poussières échappées de la comète Swift-Tuttle© PHOTO ARCHIVES "SO" Cette année le pic d'activité des Perséides devrait se présenter le 12 août, mais la Pleine Lune prévue le 10 risquant d'être gênante, les astronomes conseillent de les observer pendant les Nuits des Etoiles.

dimanche 15 juin 2014

SUD-OUEST Journée Portes Ouvertes

Portes ouvertes vers le ciel SUD-OUEST Publié le 14/06/2014 à 06h00 À la découverte du soleil.© PHOTO PHOTO ISABELLE LEPAROUX Le club d'astronomie Véga de la Lyre organise ses traditionnelles portes ouvertes aujourd'hui à l'observatoire de 14 heures à minuit. Au cours de cette journée, le club présentera une exposition d'appareils anciens et de maquettes ainsi que des visites commentées de l'observatoire. Des observations solaires permettront au public d'observer les explosions de cette étoile ainsi que les protubérances grâce à un matériel adapté. Dès la nuit tombée le ciel sera examiné avec les planètes et les nébuleuses du moment. L'entrée est gratuite. À noter que le dimanche 22 juin, le club participera à la journée du soleil. À cette occasion, l'observatoire sera ouvert au public de 10 h à 20 h pour l'observation du soleil. Conformément aux souhaits de l'Association française d'astronomie, AFA, un hommage sera rendu à Pierre Bourge, célèbre astronome amateur qui a contribué au développement de l'astronomie auprès des amateurs.

samedi 24 mai 2014

PLUIE DE METEORES

Une pluie de météores exceptionnelle attendue cette nuit Publié le 23/05/2014 à 17h48 , modifié le 23/05/2014 à 18h39 par SudOuest.fr, avec AFP Elle ne sera a priori visible que depuis l'Amérique du Nord. Mais "pour le moment personne ne sait exactement ce qui va se passer", selon la Nasa Une pluie de météores d'une intensité exceptionnelle pourrait se produire dans la nuit de vendredi à samedi, mais elle ne sera cependantvisible que depuis l'Amérique du Nord. Ce spectacle d'étoiles filantes aura lieu quand la Terre traversera pour la première fois, dans la nuit du 23 au 24 mai, un essaim de débris provenant de la comète 209P/LINEAR, découverte en février 2004 et qui orbite autour du soleil en cinq ans. • "Nous ne savons pas si ce sera un grand spectacle" "Pour le moment personne ne sait exactement ce qui va se passer car ce sera la première fois que la Terre traversera ce nuage de matériaux provenant de cette comète", explique Bill Cooke, directeur du bureau chargé de l'étude des météores à la Nasa. "En fait, c'est la gravité de Jupiter qui a amené cette traînée de débris dans l'orbite de la Terre et ce sera donc la première fois que l'humanité pourra voir des fragments de cette comète brûler dans l'atmosphère", poursuit-il. Mais, ajoute l'astronome, "nous ne savons pas si ce sera un grand spectacle car la comète ne produit pas beaucoup de débris actuellement et il n'y a pas moyen de savoir ce qu'elle produisait il y a deux ou trois cents ans". • Peut-être entre 100 et 150 étoiles filantes en une heure "Si cette comète a alors largué beaucoup de fragments, on pourrait avoir droit à un très bon spectacle, avec 200 météores en une heure. Si au contraire il y a peu de matériaux, il ne se passera alors pratiquement rien", dit le scientifique, précisant que le meilleur moment d'observation sera de 7 heures à 9 heures (françaises) samedi 24 mai, soit entre deux et quatre heures du matin sur lacôte est des Etats-Unis. Selon le scénario le plus favorable, cette pluie d'étoiles filantes pourrait être aussi spectaculaires que celle du début du mois d'août chaque année, lors du passage des Perséides, pour lesquelles de 100 à 150 météores sont observables en une heure. Les perséides proviennent du passage de la comète Swift-Tuttle près du Soleil. • La comète au plus près de la Terre le 29 mai L'essaim de météores dans la nuit de vendredi à samedi rattrapera la Terre par derrière et en biais, ce qui fait que la vitesse d'entrée dans l'atmosphère sera moins grande que pour la plupart des pluies annuelles d'étoiles filantes, relèvent d'autres astronomes. Cette pluie d'étoiles filantes est baptisée "les Camélopardalides" de mai, dunom latin de la constellation de la Girafe, "Camelopardalis" où se situe son radiant, c'est à dire le point dans le ciel d'où paraissent émerger les météores du fait d'un effet de perspective. Cette constellation se trouve près du pôle céleste Nord, entre Cassiopée et la Grande Ourse. La comète 209P/LINEAR est relativement peu brillante et de petite taille, avec un diamètre de probablement 600 mètres environ alors qu'un grand nombre de ces corps célestes font des dizaines de kilomètres de diamètre. La comète s'approchera au plus près le 29 mai, à 8,3 millions de kilomètres de la Terre.

jeudi 15 mai 2014

Planétarium de la Ferme aux étoiles

SUD-OUEST 15/05/2014 Gers : les Fleurantins remercient Hubert Reeves avec un planétarium à son nom Gaëlle Richard L’astrophysicien Hubert Reeves inaugurera le planétarium de la Ferme aux étoiles à Mauroux ce vendredi. Depuis plus de vingt ans, le Canadien est fidèle à Fleurance et son festival d'astronomie Hubert Reeves inaugurera le planétarium qui porte déjà son nom.
PHOTO ARCHIVES CARL GUILLET Il a des yeux d'enfants. Un regard pétillant, espiègle et vif. Un savoir immense, une modestie à la mesure de ses connaissances. C'est le portrait que dressent les Fleurantins d'Hubert Reeves pour le côtoyerdepuis vingt-trois ans. L'astrophysicien viendra ce vendredi, à 18 heures, à Fleurance, pour inaugurer le planétarium qui porte son nom, à la Ferme aux étoiles, au hameau de Mauroux. Le Canadien à la barbe blanche viendra démontrer que l'astronomie et l'écologie sont intimement liées. Il répète : « L'astronomie nous explique comment nous en sommes arrivés à exister et l'écologie nous apprend comment il va falloir réagir si nous voulons continuer à exister ! » Pour apprendre à respecter la nature, il compte sur les enfants. « Ils vont davantage s'intéresser aux étoiles qu'aux molécules. On peut leur enseigner l'astronomie plus aisément que les mathématiques ou la géométrie, dit-il. Parce que ça les fait rêver et qu'ils ont sans doute davantage la capacité de rêver que leurs parents. Les étoiles, c'est comme les contes de fées, cela stimule l'imagination. Mais en même temps, il y a dans tout cela une rationalité, une logique et cela permet donc d'avancer sur deux plans, celui de l'imagination et celui de la raison. » Tamara Guerrero-Vall est ambassadrice de la communauté des Oasis nature dans le Gers, une action de l'association Humanité et biodiversité présidée par Hubert Reeves. Le collège de Fleurance à qui Hubert Reeves a écrit une lettre pour encourager les jeunes à respecter la nature s'est engagé dans cette action. « Hubert Reeves a un contact formidable tant avec les gamins qu'avec les adultes, témoigne Tamara Guerrero-Vall. Quand il arrive, je le compare au Père Noël, avec toute la magie et le respect que ce personnage insuffle aux enfants. Il est apaisant, calme, avec son accent merveilleux, il parle calmement et il captive. C'est aussi un épicurien, il aime beaucoup le vin. Il a 82 ans mais il est jeune ! Il a une pêche incroyable et il n'a pas complètement conscience qu'il est comme un phare pour les autres. Les enseignants ont les yeux qui scintillent quand on leur dit qu'Hubert Reeves suivra leur action. » Bruno Monflier, président du Festival d'astronomie de Fleurance, connaît Hubert Reeves depuis vingt-quatre ans. « Nous l'avons rencontré un peu avant le premier festival, en 1991. Il était un collègue de Michel Cassé, l'astrophysicien fleurantin qui nous l'a présenté. Une relation assez forte s'est tissée rapidement. Il a participé au premier festival. Je peux même dire que s'il n'avait pas été là, le festival n'aurait pas continué ! La première édition se déroulait sur dix jours dans quatre villes du Gers. Les neuf premiers jours, il n'y avait pas grand monde mais le dernier, Hubert donnait une conférence au pied du château de Lavardens avec feux d'artifice. Il y a eu des milliers de personnes. S'il n'avait pas été là, on se serait tous découragés. Il nous a beaucoup émus car on voulait lui offrir quelque chose.On lui a demandé ce qui lui ferait plaisir. Il a répondu : “Un pied de lavande”. Pour nous c'était l'idole. Puis, petit à petit, les liens se sont formés, renforcés. Il est resté très fidèle au festival, au fait que l'on arrive à mêler les enseignements pointus pour un public averti et les plus simples pour ceux qui découvrent. Il participe d'ailleurs aux deux. Ce qui est remarquable, c'est qu'il a une faculté absolument extraordinaire à écouter les gens. Moi je ne connaissais que très peu de choses mais il me demandait toujours mon avis. Il ne vous prend pas de haut comme ces gens qui savent énormément de choses. » Le 24e Festival d'astronomie se déroulera du 2 au 8 août. Entre temps, se déroulent des stages, des cours de cuisine couplés à l'astronomie et des multiples actions.

jeudi 17 avril 2014

Découverte de la première planète habitable de la taille de la Terre


Cette planète est en orbite autour d'une étoile plus petite et moins chaude que notre soleil. De l'eau pourrait y exister à l'état liquide, ce qui la rendrait habitable

Découverte de la première planète habitable de la taille de la Terre
Kepler-186f serait une planète sœur de notre Terre (photo) © Photo
archives AFP
Une équipe internationale d'astronomes a découvert la première planète hors du système solaire d'une taille comparable à la Terre et sur laquelle l'eau pourrait exister à l'état liquide, rendant la vie possible. Parmi ces chercheurs, trois travaillent au laboratoire d'astrophysique de Bordeaux (Floirac) : Emeline Bolmont (université de Bordeaux), Sean Raymond (CNRS) et Franck Selsis (CNRS).
Cette découverte conforte la probabilité de trouver des planètes sœurs de la Terre dans notre galaxie, la Voie Lactée, estiment ces scientifiques dirigés par une astronome de la Nasa et dont les travaux sont publiés dans la revue américaine Science jeudi.
"C'est la première exoplanète de la taille de la Terre trouvée dans la zone habitable d'une autre étoile", souligne Elisa Quintana, une astronome du SETI Institute au centre de recherche Ames de la Nasa, qui a mené cette recherche.
"Ce qui rend cette découverte particulièrement intéressante c'est le fait que cette planète baptisée Kepler-186f est de taille terrestre en orbite autour d'une étoile dite naine, plus petite et moins chaude que le soleil, dans la zone tempérée où l'eau peut être liquide", précise-t-elle.
Cette zone est dite habitable car la vie telle que nous la connaissons et qui dépend de la présence d'eau, a la plus grande probabilité de s'y développer, relèvent ces chercheurs.
Pour Fred Adams, professeur de physique et d'astronomie à l'Université du Michigan, "il s'agit d'un pas important dans la quête pour découvrir une exoplanète identique à la Terre", l'objectif de la mission Kepler.
Sur les près de 1 800 exoplanètes détectées depuis les 20 dernières années, une vingtaine sont en orbite autour de leur étoile dans la zone habitable. Mais ces planètes sont nettement plus grandes que la Terre et de ce fait il est difficile, vu leur taille, de déterminer si elles sont gazeuses ou rocheuses.
Kepler-186f se trouve dans un système stellaire situé à 490 années lumière du Soleil (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de kilomètres) et comptant cinq planètes toutes de taille proche de celle de la Terre. Mais seule Kepler-186 est dans la zone habitable, les autres étant trop proches de l'étoile.

lundi 7 avril 2014

PLAN DU FUTUR OBSERVATOIRE

Voici les plans du futur observatoire qui
sera construit au cours de l'année 2015
Quelques modifications des ouvertures pourraient
être apportées.

mardi 1 avril 2014

LASER

ASTRONOMIE MAGAZINE avril 2014

mardi 21 janvier 2014

REVEIL DE ROSETTA

Espace : la sonde Rosetta s'est bien réveillée Publié le 20/01/2014 à 19h33 , modifié le 20/01/2014 à 20h08 par SudOuest.fr, avec AFP La sonde spatiale a tweeté depuis l'espace à son réveil d'un sommeil de trente et un mois
La sonde Rosetta est à quelque 800 millions de km de la Terre © Photo DR C'est un tweet venu de l'espace, et plus précisément de quelque 800 millions de km. La sonde européenne Rosetta est sortie comme prévu lundi de trente et un mois de sommeil, a annoncé l'agence spatiale européenne (ESA), et elle doit maintenant se préparer à son rendez-vous avec la comète 67P/TG, une boule de glace de 4 km de diamètre dont elle va tenter de percer les secrets. Le signal émis par Rosetta, dont le réveil devait sonner lundi à 10 heures (GMT) n'a été reçu qu'à 18h18 (GMT) au centre de contrôle de l'agence spatiale européenne (Darmstadt en Allemagne). "Il fallait absolument que le réveil fonctionne", a dit Fred Jansen, responsable de la mission Rosetta à l'ESA. "Après une journée d'attente éprouvante, nous sommes ravis que notre sonde soit réveillée et communique de nouveau." Avec Rosetta, l'ESA cherche à percer l'évolution du système solaire depuis sa naissance grâce à l'analyse de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, qu'elle doit rencontrer cet été, avant de faire un bout de chemin dans l'espace avec elle, jusqu'à la fin de l'année 2015. "Notre chasseur de comètes est de retour. Grâce à Rosetta, nous allons franchir une nouvelle étape dans l'exploration des comètes", a déclaré Alvaro Giménez, directeur de l'exploration robotique de l'organisation. Rosetta devrait envoyer les premières images de la comète en mai, alors qu'elle se trouvera encore à 2 millions de kilomètres de sa cible. Vers la fin du mois de mai, elle effectuera une importante manoeuvre d'alignement sur cette dernière en prévision de leur rendez-vous crucial qui devrait avoir lieu en août. Cet été, elle se portera à une centaine de kilomètres de la comète 67P/TG, qu'elle commencera à étudier sous toutes les coutures, à la recherche notamment d'un lieu d'atterrissage propice pour son module Philae. Cet engin, gros comme un réfrigérateur mais bourré d'instruments de pointe, doit harponner la boule de glace cosmique en novembre 2014.

mercredi 8 janvier 2014

Un astéroïde percute la Terre juste après avoir été détecté.

L'astéroïde 2014 AA est tombé dans l'océan Atlantique le 2 janvier 2014. Fait rare: il avait été détecté moins de 24h auparavant.
Durant la nuit de la saint Sylvestre, l'astronome Richard Kowalski repère un petit astéroïde de magnitude 19 dans la constellation d'Orion, avec le télescope d'1,50m de l’observatoire du mont Lemmon (Arizona, États-Unis).
Vers 7h du matin, il signale sa découverte au Minor Planet Center. Quelque 30 heures plus tard, le site web qui recense les découvertes d'astéroïdes annonce la nouvelle : 2014 AA est la première « pêche » de l'année.

Impact dans l'océan Atlantique

Mais à ce moment-là, l'astéroïde a déjà percuté la Terre ! Des dynamiciens ont en effet montré que, d'après sa trajectoire, il est tombé sur Terre à 2h30 TU (3h30, heure en France métropolitaine) le 2 janvier 2014. La chute a eu lieu dans l'océan Atlantique, entre l'Amérique centrale et l'Afrique de l'Ouest.
Des mesures plus précises ont été réalisées par Peter Brown (université de l'Ontario de l'Ouest) grâce aux infrasons produits lors de l'entrée de l'astéroïde dans l'atmosphère et enregistrés par un réseau de détecteurs.
Ces données indiquent que l’astéroïde 2014 AA est entré dans l'atmosphère à 40° ouest et 12° nord, soit à 3000 km à l'est de Caracas, au Venezuela (voir image ci-dessous).


L'homme qui prévoyait les impacts

Dans la communauté astronomique, Richard Kowalski (qui, pour la petite histoire, porte le même nom que Georges Clooney dans Gravity) est désormais surnommé « la vigie des impacts » (the impactor whisperer). C’est lui, en effet, qui avait découvert en 2008 l'astéroïde 2008 TC3 20 heures seulement avant qu'il ne tombre sur le Soudan.
Source: Ciel&Espace.