vendredi 28 décembre 2012
vendredi 21 décembre 2012
SUD-OUEST VERSION PAPIER
La version numérique ne comportait pas de photo -
voici l'article intégral de S.O d'aujourd'hui - merci à Pimpon
de nous en avoir informés, même sans la photo
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de nous en avoir informés, même sans la photo
SOIREE FIN DU MONDE
SUD-OUEST Publié le 21/12/2012 à 06h00
Par Sophie Gaury
Vayres
Ce soir, la fin du monde se regarde au télescope
À l'instar d'autres clubs d'astronomie, l'association Vega de Lyre a décidé d'organiser le soir du 21 décembre une soirée d'observation intitulée « Soirée avant la fin du monde ».
Bien sûr, il n'est pas question d'affoler le monde mais de faire prendre cette annonce avec humour tout en faisant connaître aux participants l'observation et l'observatoire de Vayres.
Voici donc le déroulement de la soirée : dernière observation avant celles à venir à partir de 20 heures jusqu'à minuit. En attendant la fin du monde, observation de Jupiter, des nébuleuses, des galaxies, vers l'infini… Et prolongation jusqu'au petit matin du 22 décembre 2012, si la fin du monde est repoussée !
Observation gratuite
Le public peut venir nombreux dans la joie et la bonne humeur, car l'observation sera gratuite. Il ne faut pas hésiter à se couvrir car les nuits sont froides. Ufologues (adeptes des phénomènes Ovni) et pessimistes, s'abstenir, car le club ne croit pas à la fin du monde ce jour-là et espère avoir le plaisir de partager d'autres moments avec des amateurs ou des curieux à chaque fin du monde et chaque samedi soir si le temps le permet.
Pour tous renseignements complémentaires, contacter Gilbert Badia président de l'association Vega de Lyre : au 05 57 74 81 00.
jeudi 20 décembre 2012
FIN DU MONDE OBSERVATIONS
SUD-OUEST Publié le 20/12/2012 à 06h00
Par Catherine Darfay
Qu'en dit la science ?
Conférence et observations du ciel pour tordre le cou aux rumeurs d'apocalypse.
Des éruptions solaires sont prévues pour 2013. (Photo afp)
On ne va quand même pas laisser le terrain à des gens qui prédisent l'apocalypse avant d'avoir boulotté la dinde aux marrons. C'est sans doute ce que se sont dit les scientifiques, qui organisent la riposte cette fin de semaine en décortiquant les mythes en cours sur la fin du monde.
Physicien au laboratoire Epoc (CNRS/Bordeaux 1), Jean-Paul Parisot a ainsi travaillé sur la mesure du temps. Y compris chez les Mayas, qui comptaient les jours sous forme de cycle de 5 125 ans. Si tant est que l'on puisse établir avec certitude des correspondances entre calendriers, notre cycle est censé avoir commencé le 13 août 3114 avant J.-C. et se terminer le vendredi 21 décembre 2012. Sauf que la fin d'un cycle ne signifie pas fin du monde puisque tout recommence après, comme notre premier de l'An. Le scientifique bordelais a déjà donné plusieurs conférences sur le sujet. La prochaine aura lieu juste avant la date fatidique, ce soir, à 18 h 30 à l'Aquaforum de Bègles, derrière les Rives d'Arcins.
Par ailleurs, plusieurs clubs d'astronomie prévoient vendredi des observations spéciales fin du monde. Pour rire et pour montrer que le ciel ne va pas nous tomber sur la tête. Au Cap-Ferret, le club Betelgeuse propose une séance nocturne et gratuite à partir de 21 heures. À Vayres, rendez-vous est donné à partir de 20 heures dans l'observatoire qu'anime l'association Vega de la Lyre. Là aussi, c'est gratuit et les prolongations sont prévues si la fin du monde avait du retard. Autant dire que les amateurs du club n'y croient pas du tout, et ne souhaitent être envahis ni par les ufologues, ni par les pessimistes.
La collision avec Nibiru
À Saucats, AG 33 retrouvera à partir de 20 h 45 son terrain favori à la ferme de Richemont. Corine Yahia, la responsable de l'association, s'est amusée à compiler tous les événements annoncés par les promoteurs de l'apocalypse, du genre alignement du soleil et des planètes avec le trou noir de notre galaxie, éruption solaire déclenchant l'inversion du champ magnétique et, en guise de bouquet final, la collision de la terre et de la planète Nibiru. La soirée est reportée au lendemain en cas de mauvais temps. « Rien de tout cela n'aura lieu, bien sûr », rassure Corine Yahia. « Des éruptions de soleil, oui, il y en aura en 2013 mais ce n'est pas grave. Les alignements de planètes non plus : il s'en produit tout le temps (Vénus, Mercure et Saturne en ce moment) mais pas toutes à la fois. Quant à la planète Nibiru susceptible de créer des tas de malheurs, si elle existait, on l'aurait vue dans nos télescopes ! »
À la place, on pourra regarder la voûte céleste. C'est beau, et c'est fait pour durer.
lundi 10 décembre 2012
J-11 DANGER ASTEROIDES
SUD-OUEST Publié le 10/12/2012 à 08h00
Par Jean-Denis renard
J-11 avant la fin du monde : ces astéroïdes géants qui font planer la menace
Des corps célestes géants ont déjà frappé la Terre par le passé.
Une météorite de 5,2 kg, tombée en 2011 dans l'Essonne, près de Paris. (Photo afp)
Petite précision liminaire : ce qui suit n'a rien à voir ni avec les Mayas, ni avec le parc d'attractions pour illuminés qu'est devenue bien malgré elle la petite bourgade de Bugarach. La fin du monde tel que nous le connaissons ne surviendra pas le 21 décembre prochain mais pourrait en revanche procéder, un beau jour qui serait le dernier, de la grande mécanique céleste qui nous environne. Celle qui bombarde jour et nuit la planète bleue de corps célestes de taille et de composition variées, depuis la nuit des temps et jusqu'à leur crépuscule.
Dans un remarquable ouvrage de vulgarisation scientifique, l'astrophysicien Jean-Pierre Luminet décrit cette éternelle partie de dés sur un ton dénué de tout catastrophisme. « Astéroïdes : la Terre en danger » esquisse l'avenir de notre planète et de ses habitants à travers le tamis du passé.
Onde de choc
Passé récent, si l'on remonte au 30 juin 1908, date à laquelle une énorme explosion secoue la vallée de la Toungouska, en Sibérie. « Accompagné d'une lueur aveuglante, le souffle couche au sol tous les arbres dans un cercle de 100 kilomètres », écrit l'auteur, qui précise que la déflagration est audible à 1 500 kilomètres à la ronde. Le mystère est éclairci depuis deux ans seulement. Grâce à un examen poussé du sol, on sait qu'une météorite pierreuse d'une cinquantaine de mètres de diamètre a transpercé l'atmosphère à 80 000 kilomètres/heure et s'est désintégrée à 8 kilomètres d'altitude, générant une onde de choc dévastatrice.
Au Groenland, en 1997
Encore plus près de nous, le 9 décembre 1997, un corps céleste de grande taille a atteint la côte est du Groenland, « engendrant un panache opaque de fumées et de vapeurs de plus de 150 kilomètres de diamètre », selon Jean-Pierre Luminet. C'est « l'accident », le plus grave depuis celui de 1908. L'astéroïde n'ayant pas respecté les canons du film-catastrophe hollywoodien (il ne s'est écrasé ni à Central Park, ni à Venice Beach), son retentissement est resté modéré. Mais le fait est là. Des roches de 50 mètres de diamètre nous tombent sur le coin de la figure avec une périodicité d'une centaine d'années.
La Terre porte les traces d'impacts bien plus sévères. Celles-ci ont été détectées il y a peu, grâce aux progrès de l'analyse des sols et de la photo satellite. Il est maintenant admis par la communauté scientifique que l'extinction massive du vivant - dont les dinosaures - il y a 65 millions d'années (64,98 très exactement) a été provoquée par la chute d'un bolide de 10 kilomètres de diamètre et de 1 000 milliards de tonnes. La zone d'impact est marquée par une structure géologique circulaire de 200 kilomètres de diamètre, enfouie sous les eaux du golfe du Mexique et pour partie émergée sur la péninsule du Yucatán.
Comètes véloces
Ce fut là la dernière des cinq grandes extinctions des espèces depuis 440 millions d'années. À chacune d'entre elles correspondent un ou plusieurs impacts identifiés. Les coupables appartiennent tous à la catégorie des « géocroiseurs », les corps célestes qui s'approchent à un moment ou à un autre à moins de 45 millions de kilomètres de notre planète. « Il doit exister plusieurs milliers de géocroiseurs de plus de 1 kilomètre de diamètre », indique Jean-Pierre Luminet.
Cette flotte est née dans les gravats mal assemblés du système solaire. Elle navigue en formation serrée entre Mars et Jupiter, plus loin sur l'orbite de Jupiter, ou plus loin encore dans la ceinture de Kuiper et le nuage d'Oort. Si l'on prend aussi en compte les comètes, beaucoup plus véloces, le danger qui zèbre le ciel peut venir de toutes les directions. Reste à trouver les moyens d'y faire face. Bruce Willis, le héros d'« Armageddon », ne sera pas disponible pour l'éternité.
« Astéroïdes : la Terre en danger », Éditions Le Cherche Midi, 263 p., 17 €.
J-12 DANGER VENU DU CIEL
SUD-OUEST Publié le 09/12/2012 à 06h00 | Mise à jour : 09/12/2012 à 08h11
Par Sylvain Cottin
J-12 avant la fin du monde : le ciel nous tombe (vraiment) sur la tête
S'il est, même à Bugarach, un ciel qui peut nous tomber sur la tête, c'est bien celui de la conquête spatiale. 20 000 déchets y sont en orbite
En Arabie saoudite, un morceau de la fusée américaine Delta 2, tombé en 2001. (Photo Nasa)
A l'heure sombre et approchante (J - 12) de cette fin du monde prophétisée au doigt mouillé par nos ancêtres les Mayas, n'est-il pas plus que temps de faire le point sur les vrais dangers venus du ciel ? Outre l'ombre permanente des astéroïdes, c'est dans le proche espace que plane la menace. Un demi-siècle et des poussières après le cosmique catapultage de Spoutnik, près de 20 000 débris divers et variés y sont ainsi recensés. Si les retombées sur Terre sont encore très rares, l'affaire commence à inquiéter notamment le gouvernement français. Dans un rapport discrètement rédigé le mois dernier, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) prévient que ces rentrées atmosphériques feront « à plus ou moins long terme des victimes humaines ». Ingénieur au Centre national d'études spatiales (Cnes) et pionnier de la lutte contre les débris, Fernand Alby dirige à Toulouse une équipe spécialement chargée de surveiller en permanence ce ciel artificiel.
« Sud Ouest dimanche ». 5 000 satellites ont été envoyés dans l'espace depuis 1957 sans que jamais l'on se préoccupe de cet embouteillage ?
Fernand Alby. La prise de conscience est assez récente, disons qu'elle a été encouragée par deux collisions spectaculaires que l'on redoutait depuis longtemps. D'abord celle de 1996, lorsque le satellite militaire Cerise a été détruit par un morceau de la fusée Ariane, puis, en 2009, quand le satellite américain Iridium et un appareil russe hors service se sont percutés à 780 kilomètres d'altitude. Aujourd'hui, 900 satellites actifs sont en orbite, et 3 000 y sont abandonnés.
À quoi ressemblent les débris spatiaux que vous surveillez ?
À plein de choses… Il peut donc s'agir d'un satellite en fin de vie, d'un étage supérieur de fusée, de fragments d'objets libérés au cours d'une mission ou même d'un simple boulon auquel la vitesse cinétique donne une puissance incroyable. Dans l'espace, aucun blindage ne résiste d'ailleurs à l'impact d'un débris de 2 centimètres. Pour autant, les collisions sont rares, car l'espace est très grand. Pour donner un ordre de grandeur, on peut dire qu'une dizaine d'objets sont à la verticale de la France. Ce n'est pas colossal, mais il y a de plus en plus de monde là-haut.
Beaucoup de scientifiques estiment que nous avons atteint un point critique. L'espace est-il la plus grande poubelle de la Terre ?
On peut en tout cas faire le parallèle avec d'autres activités sur Terre, lorsque l'on balançait n'importe quoi et n'importe où. Au début, il y a toujours de la place… Aujourd'hui, tous les débris de plus de 10 centimètres sont connus et catalogués, soit environ 20 000. Pour le reste, il y en aurait 300 000 entre 1 et 10 centimètres, et plusieurs millions encore d'une taille inférieure. Voilà pourquoi, cinq ou six fois par an, nous sommes contraints d'organiser des manœuvres d'évitement, en modifiant la trajectoire des 17 satellites que nous surveillons ici à Toulouse. Nous sommes capables de faire ce genre de prévisions sept jours à l'avance grâce aux radars militaires, et il n'est pas une semaine sans alerte.
Bien qu'embryonnaire, la coopération internationale est la clef de cette grande vigie planétaire…
Les Américains et la Nasa, qui possèdent un très gros réseau de surveillance hérité de la guerre froide, sont nos uniques interlocuteurs. Il est en revanche très difficile d'obtenir des informations de la Chine ou de la Russie. Depuis peu, les agences spatiales de 12 pays ont malgré tout réussi à fixer quelques règles de conduite pour limiter les débris. Sauf que ce comité n'a pas de pouvoir de police, et que tout le monde ne joue pas le jeu dans ce secteur qui reste très concurrentiel.
Si elles sont rares, les retombées dans l'atmosphère sont pourtant bel et bien réelles ?
Oui, un débris de plus de 10 centimètres y entre chaque jour, et un plus gros chaque semaine. Mais ils sont en grande en partie brûlés lors de leur descente dans l'atmosphère, sauf ceux composés de titane ou d'acier, qui résistent parfois aux échauffements. S'il est très rare qu'un débris touche le sol, il peut en revanche tomber n'importe où… Mais, heureusement, la planète est aux deux tiers recouverte d'océans. Pour autant, pas de panique, l'immense majorité des risques de collision se joue là-haut, et seulement entre satellites.
Comment peut-on se protéger de ce risque, si infime soit-il ?
Dans les dernières heures, nous arrivons à peu près à cerner la zone d'impact, mais elle est tellement vaste qu'il n'y aurait guère de sens à lancer une alerte. D'autant que les incertitudes sont nombreuses tant nous connaissons mal l'atmosphère en dessous de 200 kilomètres, où le Soleil peut rapidement changer la donne. Mais rappelons que, s'il y a déjà eu quelques dégâts, jamais nous n'avons déploré la moindre victime humaine.
Le recyclage spatial est donc une filière d'avenir…
Oui car, même si nous ne lancions plus aucun satellite, le nombre des débris augmenterait puisque le phénomène s'auto-entretient : chaque nouvelle collision produit des milliers de nouveaux débris. Il faudra donc un jour être capables d'aller chercher les plus gros satellites afin de limiter un peu la casse. Pour l'heure, nous tentons de faire de la prévention en éliminant quelques appareils en fin de vie. Après avoir rallumé leurs moteurs, nous les faisons plonger vers l'océan pour les détruire dans l'atmosphère. Mais cette technique, très coûteuse, ne fonctionne qu'avec les satellites les plus sophistiqués.
L'autre option est de placer les vieux engins sur une orbite basse, où leur durée n'excédera pas vingt-cinq ans. À terme, l'idée serait enfin d'imaginer un véhicule capable d'aller fixer aux autres un moteur ou un bloc de poudre pour les guider vers la sortie. À condition aussi que tout le monde s'entende sur le sujet, puisque, à ce jour, le fait de s'occuper d'un objet qui ne vous appartient pas est encore considéré comme une agression militaire.
jeudi 6 décembre 2012
ASTROPHYSIQUE
SUD-OUEST Publié le 06/12/2012 à 06h00
Par Jean-Pierre Deroudille
La science enchantée
Astrophysicien, il a découvert les anneaux de Neptune, et rêve sur l'étendue des découvertes qui restent à faire.
L'astrophysicien André Brahic, à 70 ans, a conservé l'enthousiasme d'un jeune homme qui rêve des découvertes qui restent à faire : « Nous vivons une époque merveilleuse. Dans le futur, on reconnaîtra la chance que nous avons eue de vivre à la fin du XXe siècle et au début du XXIe quand on a commencé à tout comprendre. »
L'homme qui répondra aujourd'hui aux questions des étudiants dans le cadre du Grand Oral Sciences Po/« Sud Ouest » (1), a eu la chance d'être un chercheur qui a vécu une période où sa discipline lui a permis de faire des découvertes essentielles comme les anneaux et les arcs de Neptune en 1984.
C'était aussi le moment où les progrès de l'exploration spatiale ont permis d'engager des missions d'exploration lointaines, comme la sonde Cassini, lancée en 1997 vers Saturne. Cette mission a été prolongée jusqu'en 2019 et André Brahic est un membre de l'équipe d'imagerie qui en dépouille les résultats. Chercheur au CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies renouvelables) et professeur à l'université Diderot, il plaide pour une plus grande reconnaissance de la science dans la société, un thème qui lui est cher et sur lequel il a écrit « La Science, une ambition pour la France » (2).
Il reconnaît que ceux qui la dénigrent ont de bonnes raisons : « Il est vrai qu'on n'a jamais autant régressé en matière d'humanité qu'au XXe siècle » et il concède qu'il ne faut pas « être scientiste à la manière d'Auguste Comte », comme on pourrait le lui reprocher. « La science c'est l'ambition de comprendre le monde, une démarche qui repose sur deux postulats. Le premier, c'est qu'il y a des lois qui le gouvernent et le second, c'est que nous sommes capables de comprendre ces lois », affirme-t-il.
Une ambition qui est née avec les questions que se posaient les philosophes grecs : « Qui sommes-nous, d'où venons-nous, est-ce qu'il y a de la vie ailleurs, notre vie a-t-elle un sens ? » Pour André Brahic, le monde scientifique connaît actuellement une telle effervescence dans les domaines de la biologie et de l'astronomie que des progrès sont faits tous les jours dans les réponses à ces questions fondamentales.
Pourtant, le monde doit faire face à de graves problèmes comme la crise économique ou la violence, et même un spécialiste des planètes doit le constater.
Selon lui, c'est le manque de culture scientifique de nos dirigeants qui en est en grande partie responsable : « Les hommes politiques, les grands capitaines d'industrie, les patrons des médias, aucun d'entre eux n'a fréquenté le monde de la recherche quand il était jeune : il y a un hiatus entre ce qui fait notre vie quotidienne et ce qui en constitue la réalité. »
Dans la crise financière actuelle, « les banquiers ont créé un monde virtuel, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait quelques problèmes quand ce monde virtuel rencontre le monde réel ».
Le chercheur du CEA est prêt à admettre les méfaits de certains usages des techniques, mais il refuse d'en faire une question idéologique : « Dans le mouvement écologiste dont je respecte beaucoup de combats, il y a une branche totalement obscurantiste, en particulier vis-à-vis du nucléaire, comme s'il était mauvais en soi. »
(1) Ce jeudi de 17 à 19 heures à Sciences Po Bordeaux. Entrée libre. (2) « La Science, une ambition pour la France », éditions Odile Jacob, 160 p., 9,90 €.
samedi 1 décembre 2012
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