mardi 22 décembre 2015

COMETES GEANTES

SUD-OUEST Publié le 22/12/2015 La Terre menacée par des comètes géantes ? Baptisées Centaures, ces comètes font 50 à 100 km de large et croisent parfois le chemin des planètes
Des centaines de comètes géantes gravitent aux confins de notre système solaire © cc - wikicommons Les lointaines comètes géantes pourraient aussi représenter un danger pour la vie sur Terre, à l'instar des astéroïdes plus proches que l'on surveille déjà attentivement, a averti mardi une équipe d'astronomes. Au cours des deux dernières décennies, des centaines de comètes géantes ont été découvertes aux confins de notre système solaire, font valoir ces scientifiques dans une étude publiée dans Astronomy and Geophysics, le journal de la Royal Academy Society. Baptisées Centaures, ces comètes, qui font 50 à 100 km de large, sont situées sur des orbites instables qui croisent parfois le chemin des planètes géantes, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Sous l'effet du champ gravitationnel de ces planètes, ces comètes peuvent "de temps en temps" changer de trajectoire et se retrouver dans le système solaire interne (qui comprend Mercure, Vénus, la Terre, Mars et la ceinture d'astéroïdes). "Les gens ne doivent pas s'alarmer" Le risque qu'une comète de 100 km de diamètre se retrouve à croiser l'orbite de la Terre a été mesuré par Bill Napier de l'Université de Buckingham: il est de 1 tous les 40 000 à 100 000 ans. En s'approchant du Soleil, ces comètes, constituées de glace et de poussières agglomérées, se désintègreraient en de nombreux fragments. L'impact de leurs débris sur notre planète serait "inévitable", selon les chercheurs. "Cela pourrait provoquer l'injection dans l'atmosphère d'une masse de poussières et de fumée" notamment, souligne David Asher, de l'Observatoire Armagh (Irlande du Nord), l'un des auteurs de l'étude. "Au cours des trente dernières années, nous avons fait beaucoup d'efforts pour repérer et analyser le risque d'une collision entre la Terre et un astéroïde", souligne Bill Napier, coauteur de l'étude. "Nos travaux suggèrent de regarder plus loin, au-delà de l'orbite de Jupiter, pour trouver des Centaures." "Si nous sommes dans le vrai, ces comètes pourraient constituer un danger sérieux et il est temps de mieux les comprendre", ajoute-t-il. Pour autant, "les gens ne doivent pas s'alarmer", estime David Asher. "A l'échelle de nos vies, le pourcentage de risque que notre planète soit touchée n'a pas augmenté."

dimanche 20 décembre 2015

LA TERRE VU DE LA LUNE

SUD-OUEST Publié le 20/12/2015 La Nasa publie une magnifique photo de la Terre vue de la Lune Cette photo a été prise par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter
La Terre vue depuis la Lune le 12 octobre 2015 © NASA La Nasa a publié vendredi sur son site ainsi que sur les réseaux sociaux une photo magnifique de la Terre vue depuis la Lune. Cette photo, prise par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO), le 12 octobre, "est unique en son genre", comme l''explique le site Ciel et Espace : "Grâce à sa caméra à haute résolution qui lui sert traditionnellement à cartographier la Lune avec une résolution voisine de 50 cm, LRO a cette fois visé la Terre. Et cela, juste au moment où elle rasait la région du pôle nord lunaire. Il en résulte cette image sans précédent sur laquelle on voit à la fois la surface lunaire de manière très détaillée et la Terre sur laquelle on reconnait aisément l'Afrique, l'Amérique du Sud et une partie de l'Europe." Cette image n'est pas sans rappeler une autre photo de la Nasa, celle-ci beaucoup plus ancienne, puisque réalisée par les astronautes d'Apollo 17, le 7 décembre 1972, lors de leur voyage vers la Lune.
La Terre prise en photo depuis Apollo 17 le 7 décembre 1972

vendredi 18 décembre 2015

ASTEROIDE DE NOEL

SudOuest.fr Publié le 17/12/2015 Un astéroïde passera "à proximité" de la Terre à Noël Baptisé 2003 SD220, cet astéroïde de Noël est inoffensif selon les scientifiques . Halloween avait eu une comète, Noël aura son astéroïde : le 24 décembre, un énorme objet spatial de 2 km de long passera "à proximité" de la Terre, mais sans présenter le moindre danger. Mais quand on parle de proximité, c'est à l'échelle de l'Univers car en fait, il devrait passer à quelque chose comme 28 fois la distance séparant notre planète de la Lune. L'astéroïde de Noël, baptisé 2003 SD220, a été découvert en 2003. "Il n'est pas sur notre liste des objets à risque", précise Maria-Antonietta Barucci, astronome à l'Observatoire de Paris. "Il n'y a pas de danger, on peut être tranquille, détendu et profiter de Noël", a ajouté la chercheuse du CNRS. La prochaine fois en 2029 ? Le prochain passage prévu d'un astéroïde tout près de la Terre aura lieu en 2029. L'astéroïde Apophis passera à une distance 10 fois inférieure environ à celle de la Lune, soit quelque 30 000 km. "Mais même lui ne sera pas si dangereux", tempère Maria-Antonietta Barucci. Des collisions entre la Terre et des objets spatiaux de plus d'1 km de long se produisent environ tous les 100 000 ans, explique Mark E. Bailey. Aucun danger annoncé prochainement Il y a 65 millions d'années, l'astéroïde qui a entraîné l'extinction des dinosaures (et même de 75% des formes de vie connues, selon de nombreux experts) "était dix fois plus gros que 2003 SD220", selon lui. Les spécialistes ne cessent de répéter que pour les années à venir, il n'y a aucun danger réel ou tout du moins connu de collision entre la Terre et un astéroïde. Mais comme on ne connaît pas tous les objets spatiaux,"il faut y penser, y travailler, continuer à chercher les objets", a expliqué Maria-Antonietta Barucci. "Et surtout, il faut étudier les technologies de déviation d'astéroïdes dangereux et les tester, pour être prêt le jour J".

vendredi 11 décembre 2015

CERES

SUD-OUEST le 10/12/2015 Mais d'où vient la planète Cérès ? Un mystère qui intrigue les scientifiques Située entre Mars et Jupiter, la planète naine Cérès est-elle vraiment de notre galaxie ? Et sinon d'où vient-elle ? Des questions qui obsèdent les scientifiques !
La planète Cérès viendrait-elle d'une autre galaxie ? Pas forcément. © AFP - L a planète Cérès, d'abord considérée comme une planète, puis comme un astéroïde et enfin, depuis 2006, comme une "planète naine" garde jalousement ses mystères. Une question taraude les scientifiques : d'où vient cette planète ? Pour y répondre, après un périple de sept ans et demi, la sonde américaine Dawn s'est placée depuis mars en orbite autour de cette sphère de roches et de glace située entre Mars et Jupiter, dans le système solaire. Mais les données envoyées ont plus accru les interrogations des chercheurs qu'apporté des réponses. Poussant même l'équipe de chercheurs à solliciter les suggestions du public pour percer les mystères de la boule brune. De fameux mystères Deux études publiées mercredi dans la revue britannique Nature présentent quelques avancées. Mais soulèvent surtout une nouvelle question
Cérès présente 130 zones lumineuses à sa surface.© Photo AFP Parmi les plus fameux mystères de Cérès : la présence de plus de 130 zones lumineuses à sa surface, la plupart associées à des cratères d'impact. Selon les auteurs d'une des études, dirigée par Andreas Nathues à l'Institut Max Planck en Allemagne, des astéroïdes, en percutant la planète, auraient mis à jour un mélange de glace et de sel : des zones où la lumière se reflète. "Les points lumineux de Cérès suggèrent qu'elle possède dans son sous-sol de l'eau saumâtre gelée", explique-t-il. Autre observation, de la brume semble remplir aux heures chaudes, un des cratères de Cérès appelé Occator. Selon les chercheurs, cette brume pourrait être de la vapeur d'eau dégagée par la fonte de la glace et elle soulèverait en s'échappant de minuscules particules de poussière et de glace. Mais, prudents, les chercheurs précisent que cette hypothèse doit être confirmée par de plus amples analyses. D'une autre galaxie ? Dans la seconde étude, les membres de l'équipe de la mission américaine Dawn annoncent avoir trouvé des preuves de présence d'argile riche en ammoniac. Cela "suggère que Cérès est composée de matière accumulée dans un environnement où l'ammoniac et l'azote étaient abondants. Par conséquent, nous pensons que ce matériel ne provient pas du système solaire", déclare Maria Cristina De Sanctis de l'Institut national d'astrophysique de Rome et coauteur de l'étude. Cela veut-il dire que Cérès n'est pas née dans la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter ? Pas forcément. Pour les chercheurs, Cérès a pu aussi être née dans notre galaxie et avoir attrapé des matières dérivant d'une autre.
Cérès se situe dans le système solaire, entre Mars et Jupiter.© Photo AFP