mardi 29 septembre 2015
MARS
Sudouest.fr avec AFP le 29/09/2015 à 08h36
Mars : de l'eau et l'espoir de trouver la vie sur la planète rouge
Pour les scientifiques, la présence d'eau sur Mars rend très probable l'existence d'une vie microbienne
Pour les scientifiques, la vie ne peut probablement exister que dans le sous-sol car la surface de Mars est inhospitalière. ©
AFP -
L’a découverte d'eau sur Mars annoncée lundi par la Nasa dope l'espoir d'y trouver la vie et de disposer d'une précieuse ressource pour l'exploration humaine de la planète. "Nous avons maintenant la possibilité d'aller aux bons endroits sur Mars pour y trouver éventuellement de la vie", a ainsi estimé John Grunsfeld, administrateur adjoint de la Nasa.
"Nous avons la capacité d'aller sur Mars pour étudier ces questions sur la vie et y répondre. Cela n'est plus une question abstraite mais bien concrète", a dit Jim Green, patron des sciences planétaires à la Nasa.
La vie microbienne très probable
Ces scientifiques ont expliqué que la possibilité d'une vie microbienne sur la planète rouge était "très grande" et qu'il y avait probablement des nappes d'eau souterraines.
Cette vie ne peut probablement exister que dans le sous-sol car la surface de Mars est inhospitalière, avec notamment les rayonnements ultraviolets du soleil qui détruiraient toute vie telle que nous la connaissons, expliquent ces astronomes, pointant la faible densité de l'atmosphère martienne, formée à 95% de CO2, qui n'offre pas de protection.
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La Nasa a découvert de l'eau sur mars.© Photo AFP
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Michael Myer, responsable scientifique du programme d'exploration de Mars à la Nasa, a quant à lui relevé qu'on ignorait d'où venait cette eau responsable de ces trainées qui apparaissent sur des pentes abruptes à certains endroits de la Planète rouge pendant les saisons les moins froides de l'année avant de disparaître quand les températures replongent. Ce phénomène a été observé la première fois en 2011.
L'eau dans le sous-sol
L'eau pourrait se trouver dans le sous-sol car il ne pleut pas sur Mars, a-t-il relevé, et il est "impératif" de trouver d'autres endroits plus accessibles sur la planète où le même phénomène se produit, et de rechercher les sources d'eau fraîche souterraine.
"Nous suspectons seulement que ces endroits existent car nous avons quelques indices scientifiques qui nous le laissent penser", a dit John Grunsfeld pour qui "cela va être une voie d'exploration fascinante dans à l'avenir".
Cultiver des plantes
S'il y a suffisamment d'eau sur Mars il sera alors possible de cultiver des plantes à l'intérieur de serres gonflables, prédit le scientifique et ancien astronaute. Vu que les plantes respirent du dioxyde de carbone (CO2), abondant sur Mars, et rejettent de l'oxygène, cela pourrait être un mécanisme utile pour les futurs explorateurs leur permettant à la fois de produire de la nourriture et un environnement respirable, a-t-il expliqué.
Les responsables de la Nasa sont confiants dans les capacités des prochaines explorations, prévues les cinq prochaines années, pour percer davantage de secrets de la Planète rouge. Cela permettrait de bien faire progresser les programmes d'exploration humaine future.
Missions habitées pas avant 2030
La Nasa lancera en mars 2016 un atterrisseur stationnaire, appelé InSight, qui pour la première fois permettra d'explorer les entrailles de Mars grâce à un radar pénétrant. Cet instrument "pourrait découvrir des aquifères, ce qui serait un énorme pas en avant" pour préparer les ressources nécessaires aux futurs explorateurs, a expliqué John Grunsfeld.
L'Agence Spatiale Européenne (ESA), dans le cadre de son programme ExoMars, prévoit de lancer en 2016 un orbiteur autour de Mars, suivi en 2018, en collaboration avec la Russie, d'un robot et d'une plateforme d'exploration à la surface de la planète. L'objectif est la détection de méthane et d'autres signatures d'activité biologique.
Enfin, en 2020, les Etats-Unis enverront un nouveau robot d'exploration similaire à Curiosity mais plus sophistiqué pour notamment prélever des échantillons du sol martien afin de les ramener sur la Terre.
L'Agence spatiale américaine envisage la première mission habitée vers la planète rouge à l'horizon des années 2030 au plus tôt.
lundi 28 septembre 2015
ECLIPSE DE LUNE
SUD-OUEST le 28/09/2015 à 07h56
Eclipse lunaire : les images de la "Lune de sang"
En France, le phénomène a été parfaitement visible entre 4h11 et 5h23. La prochaine éclipse de ce type ne devrait pas se reproduire avant 2033
Et voici la "Lune de sang" ©
AFP REMY GABALDA
Pour profiter de l'éclipse lunaire en France, il a fallu ce lever très tôt ce lundi matin. Visible pratiquement partout sur le territoire en raison d'un ciel étoilé et sans nuage, le phénomène, avec une "Lune rouge sang", s'est déroulé entre entre 4h11 et 5h23.
Aux Etats-Unis, de nombreux Américains se sont pressés dans les rues pour observer dans la nuit de dimanche à lundi la "super Lune de sang", exceptionnelle combinaison de deux phénomènes astronomiques lors de laquelle la lune - particulièrement grosse et brillante - s'est teintée de rouge.
Voici les différentes phases de l'éclipse
© Photo AFP JUAN MABROMATA
La "super Lune de sang" a été observable de l'ensemble du continent américain, en Europe, en Afrique, en Asie de l'Ouest et dans l'est du Pacifique pendant un peu plus d'une heure à partir de 02h11 GMT.
A Brooklyn, dans le centre de New York, une foule d'habitants s'est massée sur les places et les trottoirs, les yeux levés vers le ciel, essayant de prendre des photos avec leurs smartphones.
Alors que les New-Yorkais ont bénéficié d'un ciel clair, dans d'autres villes américaines, comme Washington, les nuages ont gâché une bonne partie du spectacle.
Aux premières heures de lundi, la Lune était à son périgée, point le plus proche de notre planète. Elle est alors apparue 30% plus lumineuse et 14% plus grande.
De plus, notre planète était lundi parfaitement alignée avec la Lune et le Soleil, privant ainsi la Lune, qui ne produit pas sa propre lumière, de la lumière qu'elle reçoit du Soleil et qui lui donne normalement sa couleur blanche.
Une vue de la Lune depuis Strasbourg
.© Photo AFP PATRICK HERTZOG
Cependant quelques rayons de lumière, déviés par l'atmosphère de la Terre ont continué de l'éclairer et sont venus jeter cette étrange lumière rouge sur l'astre lunaire.
La dernière combinaison d'une éclipse lunaire et d'une super Lune remonte à 1982, selon la Nasa, et la prochaine ne se produira pas avant 2033.
jeudi 24 septembre 2015
ECLIPSE DE LUNE
SudOuest.fr, avec AFP Publié le 24/09/2015 à 09h13
Eclipse totale et "super lune" : un phénomène rare dans le ciel lundi
Dans la nuit de dimanche à lundi, la lune nous apparaîtra environ 14% plus grande, 30% plus lumineuse et teintée de rouge
La lune disparaîtra, privée des rayons du soleil, pour réapparaître teintée de rouge ©
AFP JEWEL SAMAD
Parvenue au plus de près de la Terre, la lune - exceptionnellement grosse et lumineuse - va s'habiller de rouge dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une éclipse totale, un phénomène magnifique et rare qu'on ne reverra pas avant 2033.
"Toutes les conditions sont réunies pour que l'éclipse soit spectaculaire", s'enthousiasme Pascal Descamps, astronome à l'Observatoire de Paris. Du continent américain au Moyen-Orient, l'éclipse totale de Lune sera observable pendant plus d'une heure de 4h11 à 5h23 (heure française).
La lune ne produit pas sa propre lumière mais la reçoit du soleil. Lundi, aux premières heures, l'astre sera parfaitement aligné avec le soleil et la Terre.
"Nous aurons une éclipse totale car toute la lune sera engloutie par l'ombre de la Terre. Le cône d'ombre de la Terre fait environ trois fois la taille apparente de notre satellite, toute la lune pourra être absorbée par ce cône d'ombre" Pascal Descamps
"Lune de sang" et pollution atmosphérique
Sous nos yeux, la lune disparaîtra, privée des rayons du soleil, pour réapparaître teintée de rouge, d'où son nom de "lune de sang". Ce rouge, elle le doit à un phénomène lumineux. Les rayons du soleil qui traversent l'atmosphère sont "diffusés", à l'exception des rayons rouges. Ces derniers vont subir un autre phénomène : l'atmosphère va les dévier et ils vont venir éclairer la surface lunaire.
"C'est intéressant car la couleur de la lune va dépendre de l'état de l'atmosphère terrestre. Si elle est chargée en particules, par exemple à cause d'une pollution importante, les rayons rouges seront, eux aussi, diffusés et n'atteindront pas la lune. Si l'astre est rouge sang, on pourra se rassurer sur l'état atmosphérique de la terre. S'il est très sombre, voire quasi-invisible, c'est que c'est vraiment catastrophique"
Cerise sur le gâteau, la lune sera, lundi, à son point le plus proche de notre planète, son périgée, et sera donc particulièrement grosse et brillante dans le ciel. "La lune nous apparaîtra environ 14% plus grande et 30% plus lumineuse", explique Sam Lindsay de la Société royale d'astronomie de Londres.
La dernière "super lune" remonte à 1982
"C'est rare, une génération entière n'en a jamais vu"
Le phénomène, appelé aussi "super lune", est lié à l'orbite légèrement elliptique de la lune : ce satellite tourne autour de la Terre non pas en cercle mais le long d'une sorte d'ovale, s'éloignant et se rapprochant constamment de notre planète. La dernière combinaison d'une éclipse lunaire et d'une super lune remonte à 1982, selon la Nasa, et la prochaine ne se reproduira pas avant 2033. "C'est rare, une génération entière n'en a jamais vu", souligne Noah Petro du projet Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la Nasa.
Bon à savoir, es éclipses de lune ne présentent aucun risque pour nos yeux, contrairement aux éclipses solaires. "Ce n'est pas comme regarder le soleil", précise Sam Lindsay. "Vous pouvez utiliser des jumelles, des télescopes, tout ce que vous voulez". "C'est un spectacle pour tout le monde, c'est gratuit. Il suffit juste de mettre la tête dehors", conclut Pascal Descamps.
lundi 21 septembre 2015
PLUTON
SUD-OUEST lundi 21 septembre 2015
Exploration de Pluton : "la photo de l'année" selon la Nasa
Les scientifiques de la Nasa ont enfin pu récupérer les photos prises en juillet dernier par la sonde d'exploration New Horizons
Pluton continue de livrer ses secrets. Les premières photos de la planète naine prises en juillet dernier par la sonde spatiale New Horizons auront mis plus de deux mois à rejoindre la Terre. C'est désormais chose faite.
Les scientifiques de la Nasa parlent de "photo de l'année" : un cliché d'une extrême précision (jusqu'à 400 mètres par pixel) qui permet d'explorer en détail la planète et d'en connaître sa taille précise, 2 370 km de diamètre.
Un an pour transmettre toutes les images
Ce cliché est le premier d'une longue série. Les autres devraient suivre dans les mois qui viennent mais leur transmission jusqu'à la Terre nécessitera au moins un an, le temps de parcourir les 5,6 milliards de kilomètres qui nous séparent, au rythme de 1 à 4 kilobytes par seconde.
Un travail de longue haleine : 95 % des données collectées par la sonde sont encore à bord.
La sonde américaine New Horizons pèse 454 kg et a déjà parcouru 6.4 milliards de kilomètres depuis son décollage. Elle va continuer sa mission au-delà de Pluton, vers les confins du système solaire.
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