lundi 7 janvier 2013
FUTUR EINSTEIN ?
SUD-OUEST Publié le 06/01/2013 à 06h00 | Mise à jour : 06/01/2013 à 10h05
Astronomie : Neil Ibata, 15 ans, est-il un futur Einstein ?
Ce lycéen strasbourgeois a cosigné une étude dans la très prestigieuse revue scientifique britannique « Nature ».
Neil Ibata et son père (PHOTOPQR/L'ALSACE Jean Marc Loos)
« Signataire principal de la publication, Rodrigo Ibata avait fait venir son fils Neil à l'Observatoire astronomique de Strasbourg, où il travaille, pour un stage sur le langage de programmation Python, utilisé pour les modélisations de cette étude » portant sur l'évolution des galaxies autour d'Andromède, indique le CNRS.
Neil, lycéen en classe de première scientifique au lycée international des Pontonniers de Strasbourg, a alors travaillé sur le projet de son père. « C'est lui, le premier, qui a mis en évidence la rotation d'un disque de galaxies naines autour de la galaxie d'Andromède », souligne le CNRS.
Pour sa participation à cette découverte, Neil Ibata a donc eu le privilège de voir figurer son nom à côté de ceux de son père et d'une quinzaine d'astronomes et de physiciens de divers pays européens, d'Australie, du Canada et des États-Unis. « J'ai joué avec les données que l'équipe de mon père avait mesurées, c'est-à-dire la distance et la vitesse de ces galaxies naines », a expliqué le lycéen.
« La barre très haut »
« Mon père a commencé à m'enseigner les maths et la physique quand j'avais 5-6 ans, et ça m'a toujours passionné », a encore dit l'adolescent, qui confie trouver surtout de l'intérêt lorsqu'il rencontre des difficultés dans ses travaux scientifiques.
De son côté, l'heureux père a raconté que son fils, à l'âge de 12 ans, avait déjà « passé toute une semaine à travailler sur la modélisation des systèmes d'étoiles ». Sa signature aujourd'hui dans « Nature », « ça fait monter la barre très haut », a-t-il observé. « J'espère qu'il pourra refaire des réussites semblables plus tard… J'en suis sûr, il y arrivera », a-t-il ajouté. La présence de nombreuses galaxies naines autour de grandes galaxies, comme celle d'Andromède ou notre propre Voie lactée, est connue depuis longtemps : il s'agirait des restes de galaxies plus vastes peu à peu dévorées par leurs encombrantes voisines, et que les astronomes imaginaient indépendantes les unes des autres, explique le CNRS.
L'étude publiée par Ibata père et fils et leurs collègues révèle qu'« en fait, autour de la galaxie d'Andromède, la majorité d'entre elles sont organisées en une gigantesque structure aplatie de plus d'un million d'années-lumière de long, en rotation sur elle-même ».
Une découverte qui ouvre de nouvelles perspectives aux astrophysiciens pour repenser une partie de leurs théories sur la formation des galaxies.
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