jeudi 19 décembre 2013

SATELLITE GAIA

Floirac : 15 ans de travail ont décollé à 10h12 SUD-OUEST Publié le 19/12/2013 à 06h00 , modifié le 19/12/2013 à 11h23 par yannick delneste Caroline Soubiran, chercheuse à l’Observatoire de Floirac, est à Kourou (Guyane) ce matin pour le décollage du satellite Gaia auquel elle a contibué
Caroline Soubiran mardi à l’Observatoire de Floirac, avec à la main une version miniature du satellite Gaia. © Photo y.d. . A 10 h 12 de Floirac. Quatre heures plus tôt en Guyane. Le cœur de Caroline Soubiran a dû se serrer encore un peu plus. Des semaines que la pression montait, des mois que le lancement se préparait, des années que sur Gaia elle phosphorait. La directrice de recherches était mardi un rien fébrile dans son petit bureau du Laboratoire d’astrophysique (LAB) de l’université de Bordeaux et du CNRS (1). «C’est forcément un moment particulier», euphémise-t-elle. Ce matin de Kourou, a donc décollé Gaia (2), satellite d’observation chargé d’observer, grâce à une précision inégalée à ce jour, un milliard d’étoiles de notre galaxie. Grâce à ces deux télescopes et l’astrométrie d’une précision inégalée, Gaia va établir la position, la distance et les mouvements de ces étoiles dans l’objectif d’établir une inédite cartographie 3D de notre Voie lactée (3) . Le satellite va aussi permettre de découvrir une multitude de nouveaux objets (astéroïdes, planètes extrasolaires, étoiles particulières, etc.). Et quand on parle de précision inégalée, la scientifique a l’image parlante : «De l’ordre de l’épaisseur d’un cheveu à 1000 km de distance», souligne-t-elle. Gaia n’a pas acheté ses lunettes sur le Net. Après le travail de son frère aîné Hipparcos lancé en 1989, Gaia va tourner cinq ou six ans autour de la Terre et donc scruter le ciel avec une acuité hors du commun. Porté par l’agence spatiale européenne, construit par Astrium et ses sous-traitants, le satellite a aussi fédéré 450 scientifiques du continent sur l’exploitation des données produites. Outre la cartographie de la galaxie, Gaia en dira en effet long sur la structure des étoiles et leur histoire, et donc l’origine de notre galaxie. L’archéologie galactique était déjà le sujet de la thèse de Caroline Soubiran qu’elle a réalisée à l’Observatoire de Paris. Originaire de Tarbes, passée à Nice puis dans la capitale, la scientifique avait à cœur de «rejoindre mon Sud-Ouest» : elle devient directrice de recherches au CNRS à l’Observatoire de Floirac, au moment où Gaia pointe le bout de ses antennes et s’installe à Salleboeuf. «J’ai travaillé à la calibration des algorithmes qui vont permettre d’interpréter au sol les données que va envoyer Gaia sur les étoiles », explique-t-elle. « Mes collègues Patrick Charlot, directeur du LAB et Géraldine Bourda se sont consacrés eux, aux quasars, objets aux confins de l’univers » que Gaia va pouvoir aussi débusquer. À 10 h 12, quinze ans de travail ont décollé. 1 h 18 plus tard, seconde étape, le déploiement du bouclier thermique de Gaia va être crucial. Dès 2015, des données intermédiaires feront l’objet de premiers catalogues et publications. Caroline Soubiran et son équipe travailleront sur les informations transmises par Gaia jusqu’en 2021. Près d’un quart de siècle dévolu en partie à ce satellite et ses aventures. (1) Centre national de recherche scientifique. (2) Gaia a été construit à Toulouse par Astrium pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA). (3) Il s’agira aussi de reconstituer l’histoire de la formation et de l’évolution de notre galaxie, ce que les astrophysiciens nomment « de l’archéologie galactique

dimanche 15 décembre 2013

CHINOIS SUR LA LUNE

Publié le 14/12/2013 à 14h30 | Mise à jour : 14/12/2013 à 15h04 Par Sudouest.fr, avec AFP Une sonde spatiale chinoise s'est posée sur la lune, une première depuis 1976 La sonde spatiale Chang'e-3 s'est posée sur la Lune. Un exploit. Il s'agit du premier alunissage en douceur depuis 1976. Les scientifiques chinois chargés de la mission ont largement applaudi le succès de l'alunissage Les scientifiques chinois chargés de la mission ont largement applaudi le succès de l'alunissage (AFP CCTV) a sonde spatiale Chang'e-3 s'est posée samedi sur la Lune. La Chine devient ainsi la troisième nation mondiale à réussir un alunissage en douceur après les Etats-Unis et l'URSS, a rapporté la télévision publique CCTV. Après avoir actionné ses rétrofusées pour ralentir, Chang'e-3 a touché le sol dans un territoire nommé la Baie des arcs-en-ciel, où il doit débarquer un véhicule d'exploration téléguidé, le "Lapin de jade". Cet exploit technologique, qui marque une étape importante dans l'ambitieux programme spatial de la Chine, est une première depuis trente sept ans : il s'agit en effet du premier alunissage en douceur réussi depuis la mission soviétique Luna 24, en août 1976. Le processus final de descente du module, depuis une altitude de 15 kilomètres au-dessus de la surface lunaire, a débuté à 13h (21h en Chine) et a duré douze minutes, selon une diffusion en direct à la télévision chinoise. La fusée portant la sonde avait décollé il y a deça quinze jours, le 1er décembre.