lundi 31 octobre 2011

SUD-OUEST 31/10/2011
VOILA CERTAINEMENT NOTRE OBSERVATION DE SAMEDI
Des étoiles volantes

Quai des Chartrons, familles, couples et bandes de copains ont illuminé le ciel avec un lâcher d'une centaine de lanternes volantes. PHOTO L.S
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« Elle est partie comme une fusée ! », s'exclame tout excité Abdel, 6 ans. Un lâcher d'une centaine de lanternes volantes était organisé sauvagement, samedi soir, quai des Chartrons. Au grand émerveillement des petits comme des grands. Ce soir-là, chaque famille, bande de copains ou couples, s'affairent à allumer ces mini-montgolfières. Tout le monde dispense ses conseils éclairés. Les bras tendus vers le ciel, en suspens, en extase, ils attendent que le ballon de tissus soit bien gonflé de gaz. « Lorsque l'on sent que la pression est bonne, on lâche », avertit Jean-Philippe Taris, ce père de famille qui a lancé l'événement sur Facebook pour la deuxième fois. « J'ai eu l'idée l'année dernière, après en avoir lancé deux trois avec mes enfants. Je voulais voir ce que ça donnait avec une centaine. »
Mais le doute demeure : quel est le bon moment pour lâcher prise ? Quelques impatients s'empressent et la lanterne s'échoue piteusement dans la Garonne. Malgré ces quelques flops, le reste décolle. « On a l'impression de s'envoler un peu, de pousser l'oiseau hors du nid », décrit Sylvie, une étudiante en commerce. Les lanternes se fondent dans la nuit pour devenir de minuscules points lumineux, « des étoiles filantes au ralenti ». Leur cap ? Vénus. « Elles vont réchauffer l'étoile polaire ! », s'amuse une maman. « Tu crois qu'elles vont brûler la planète ? », questionne sa fille. Peut-être… Jonhatan plus âgé pose clairement la question qui fâche : « Elles vont où ? » Et là, force est de constater que les parents n'ont pas réponse à tout.
Les hypothèses les plus farfelues sont émises. Tout à coup, grand doute : et si elles croisaient un avion. Jean-Philippe Taris rassure : « J'ai vérifié qu'il n'y ait pas d'avions qui décollent ou atterrissent à cette heure-ci à Mérignac ».
Cette petite angoisse passée, la magie reprend. Les enfants font des vœux. Les badauds, attirés par la lumière, viennent mirer le spectacle. Bientôt, tout a disparu, les vraies étoiles ont repris leur droit dans la voûte céleste. Au final, l'émerveillement éphémère n'a duré qu'une petite heure, mais a illuminé la soirée de chacun.
L.S.
Bordeaux • Gironde

vendredi 7 octobre 2011

SUD-OUEST 7 octobre 2011
Les océans sont-ils tombés du ciel avec les comètes ?
Des comètes surgies du fin fond de l'espace pourraient être responsables de la présence d'une grande partie des océans qui recouvrent aujourd'hui la Terre, selon une étude

Des astrophysiciens du télescope spatial Herschel de l'ESA (Agence spatiale européenne) ont en effet trouvé pour la première fois de l'eau d'une composition chimique similaire à celle de la Terre sur une comète, Hartley 2, passée récemment au large de notre planète.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'eau est vraisemblablement étrangère à notre "planète bleue" et son origine à la surface de la Terre fait toujours débat entre les scientifiques.

Lors de la formation de notre système solaire, la Terre était tellement chaude que la plupart des éléments volatils, dont l'eau, se sont évaporés et seules les régions relativement lointaines - au-delà de l'orbite de Mars - en ont conservé une grande quantité.

Un grand nombre de chercheurs pensent qu'elle a fait son retour plusieurs millions d'années après la formation de la Terre, sous forme de glace transportée à bord de petits corps célestes: les astéroïdes et, dans une moindre mesure, les comètes.

"Les théories actuelles ont conclu que moins de 10% de l'eau terrestre a pour origine des comètes", noyaux de glace et de poussières, explique Paul Hartogh, de l'Institut Max Planck de recherches sur le système solaire (MPS). "Pour la première fois, nos résultats impliquent que les comètes ont pu jouer un rôle bien plus important", renchérit Miriam Rengel du MPS, dont l'étude est publiée dans la revue britannique Nature.

Pour remonter la piste de l'eau terrestre jusque dans l'espace, les scientifiques utilisent un isotope (variante atomique) naturel de l'hydrogène, le deutérium, aussi appelé "hydrogène lourd".

Sur notre planète, la proportion de deutérium est d'environ un atome pour 6.400 d'hydrogène et "les petits corps célestes qui ont apporté l'eau sur Terre devraient avoir une proportion similaire entre les deux isotopes", selon le MPS.

Jusqu'à présent, les astronomes avaient principalement observé cette proportion chez les astéroïdes, corps composés de roches, de métaux et de glace, provenant de la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter.

En revanche, aucune élue n'avait été trouvée parmi six comètes candidates, toutes beaucoup trop riches en deutérium et arrivant vraisemblablement du voisinage de grandes planètes gazeuses comme Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

La comète Hartley 2, en revanche, proviendrait de la ceinture de Kuiper, une région beaucoup plus lointaine située aux confins du système solaire. Les instruments d'Herschel l'ont donc scrutée à la loupe lors de son passage à seulement 18 millions de km de la Terre à l'automne 2010.

"Nos mesures ont montré que l'eau de la comète contient un atome de deutérium pour 6.200 atomes d'hydrogène", un taux très proche de celui de la Terre, explique M. Hartogh.

Il sera nécessaire d'analyser de nombreux autres échantillons pour mieux évaluer l'apport en eau des comètes sur Terre mais "des comètes du type de Hartley 2 doivent désormais bien être prises en compte", conclut le chercheur.

mercredi 5 octobre 2011

Cocon

Salut,
On l'a cherché un petit moment samedi, sans la trouver (en visuel) avec les gros telescopes du club.
L'APN est meilleur que nos yeux....
Bon ok y'a le traitement informatique aussi.
La nébuleuse du cocon avec ses 45 poses (gardé 32) de 3minutes.
Samedi 02/10/11
@+