jeudi 24 novembre 2016
INAUGURATION
SUD-OUEST Publié le 24/11/2016 . Mis à jour le par Isabelle Leparoux
Une nouvelle salle d’astronomie
Le ruban a été coupé pour ouvrir officiellement la nouvelle salle. ©
Photo I. L.
Samedi dernier sur le site de l'observatoire, le club d'astronomie Véga de la Lyre a officiellement inauguré une nouvelle salle dont les travaux de...
Samedi dernier sur le site de l'observatoire, le club d'astronomie Véga de la Lyre a officiellement inauguré une nouvelle salle dont les travaux de construction ont été financés par la municipalité pour un montant de 175 000 ?. Un projet ancien Ce projet de salle, afin de mieux accueillir...
vendredi 14 octobre 2016
L'observatoire reprend du service
le 14/10/2016 Sudouest.fr
L'observatoire reprend du service
La salle (à gauche) est terminée ©
Isabelle Leparoux
Les travaux à l'observatoire sont terminés et l'association Véga de la Lyre va pouvoir reprendre ses activités après tout un été en stand by. Une salle...
Les travaux à l'observatoire sont terminés et l'association Véga de la Lyre va pouvoir reprendre ses activités après tout un été en stand by. Une salle attenante a été construite afin de pouvoir accueillir le public sur le site dans de meilleures conditions et également les conférences proposées par l'association. Ce samedi 15 octobre, à partir de 21 h, l'observatoire rouvrira ses portes à ses adhérents pour les classiques observations nocturnes.
mardi 5 juillet 2016
SONDE JUNO
SUD-OUEST Publié le 05/07/2016 .
La sonde Juno de la Nasa est en orbite autour de Jupiter
Juno doit permettre de comprendre de quoi se compose l'intérieur de Jupiter ©
AFP -
Lancée en août 2011, la sonde Juno s'est insérée dans l'orbite de Jupiter et a débuté ses missions d'observation. Objectif : percer les mystères de cette planète géante
A l'issue d'un périple de 2,7 milliards de kilomètres et d'un voyage de cinq ans, la sonde Juno de la Nasa a réussi à se mettre en orbite mardi autour de Jupiter, la plus grande planète du système solaire.
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Le vaisseau de 3,6 tonnes propulsé par l'énergie solaire a allumé son moteur principal pendant 35 minutes pour freiner sa course. Il a pu ainsi se faire happer par la gravité de Jupiter et s'insérer dans une orbite polaire de 53,5 jours.
Vers le soleil
Un signal du vaisseau reçu mardi à 05h53 heure française (20h53 lundi heure de Californie) a indiqué la fin de la manœuvre, provoquant un tonnerre d'applaudissements dans la salle de contrôle.
Les contrôleurs du JPL ont également confirmé une vingtaine de minutes plus tard sur Twitter que Juno s'était retourné vers le Soleil, une manoeuvre clé pour que le vaisseau puisse produire de l'énergie.
37 survols en 20 mois
Après deux révolutions de 53,5 jours, Juno se placera à partir d'octobre dans une orbite de 14 jours qui lui fera frôler successivement les deux pôles de la planète dissimulée sous une épaisse couche nuageuse.
La sonde doit effectuer 37 survols au-dessus des nuages de la planète géante durant 20 mois. Ses instruments de la sonde étudieront ses gigantesques aurores boréales, son atmosphère, sa magnétosphère et son immense tache rouge.
L'un des objectifs principaux de la mission sera de mieux comprendre de quoi se compose l'intérieur, jusqu'ici inobservable, de la planète géante.
mardi 3 mai 2016
PLANETES HABITABLES
SudOuest.fr avec AFP le 03/05/2016
Trois planètes potentiellement habitables découvertes par les astronomes
De taille similaire à la Terre et propices à l'apparition de la vie, ces planètes pourraient être habitables ou avoir hébergé une forme de vie
Trois exoplanètes "potentiellement habitables" ont été découvertes en orbite d'une petite étoile et offrent pour la première fois la possibilité "de trouver des traces chimiques de vie en dehors de notre système solaire", selon une étude publiée lundi dans Nature.
Ce trio planétaire, qui transite autour d'une étoile naine ultra-froide, est comparable en taille et en température à la Terre et à Vénus.
"Premières opportunités de trouver des traces chimiques de la vie"
Une équipe internationale de chercheurs, menée par Michaël Gillon de l'université belge de Liège, a débusqué ce trio à environ 39 années-lumière de la Terre, donc une distance "proche" de la Terre en espace astronomique.
"Ces trois planètes sont les premières opportunités de trouver des traces chimiques de la vie en dehors de notre système solaire", a déclaré Michaël Gillon, astrophysicien.
Les trois objets célestes réunissent trois caractéristiques exceptionnelles, nécessaires à la recherche de traces de vie. Elles sont "de taille similaire à la Terre", "potentiellement habitables" et "propices aux études atmosphériques détaillées avec la technologie actuelle" puisqu'elles ne sont pas trop éloignées.
Définir leurs caractéristiques
Jusqu'à présent, la recherche d'exoplanètes habitables se focalisait autour d'étoiles plus grosses, plus semblables à la plus connue d'entre elles, le Soleil.
La température, la taille et la composition de ces nouvelles planètes les rapprochent fortement de la Terre. Mais il faudra attendre de définir avec exactitude leur masse, leurs caractéristiques atmosphériques (si elles ont une atmosphère) pour savoir si elles sont réellement propices à la vie.
Des informations que les chercheurs pourraient obtenir "relativement rapidement" grâce à la technologie actuelle, "d'ici 5 à 10 ans".
mercredi 6 avril 2016
Le ciel peut-il nous tomber sur la tête
SUD-OUEST le 05/04/2016
Astéroïdes : le ciel peut-il nous tomber sur la tête façon "Armageddon" ?
Que la Terre soit percutée par un astéroïde capable de rayer de la carte un pays ? Le scénario est hautement improbable. Mais peut-on l'ignorer pour autant ?
Il y a 65 millions d'années, un astéroïde de 10 à 20 kilomètres s'écrase sur la Terre à Chicxulub, près de la côte du Yucatán (Mexique), creusant un cratère d'environ 200 kilomètres et provoquant l'extinction des dinosaures. La puissance d'explosion est similaire à plusieurs milliards de fois celle de la bombe d'Hiroshima.
30 juin 1908, le bolide Toungouska, qui fait 40 mètres, entre dans l'atmosphère terrestre. Cette mini-comète riche en gaz explose au-dessus de la Sibérie avec une puissance plusieurs centaines de fois supérieure à Hiroshima. L'onde de choc détruit la forêt dans un rayon de 20 kilomètres. Ce sont 60 millions d'arbres qui sont abattus net, le souffle fait des dégâts sur plus de 100 kilomètres et la déflagration s'entend dans un rayon de 1 500 km.
Le plus gros fragment de l'astéroïde de Tcheliabinsk a fait un trou parfait dans le lac Tchebarkoul, gelé© Photo Capture YouTube
15 février 2013, l'astéroïde de Tcheliabinsk, large de 19 mètres, se fragmente à son entrée dans l'atmosphère et fonce dans le ciel de l'Oural, en Russie. Le plus gros morceau s'écrase dans le lac Tchebarkoul. Le reste s'abat en pluie incandescente dans la région. La puissance de l'explosion, qui équivaut à 30 fois celle d'Hiroshima, fait tomber un mur et un toit d'usine et détruit des milliers de vitres et de fenêtres, blessant un millier de personnes. Cette fois, la trajectoire de la météorite est filmée et photographiée par des milliers de témoins.
La Terre bombardée en permanence
Des événements peu fréquents, qui n'ont a priori jamais tué un être humain (voir encart), mais que personne n'a vu venir et qui ont, à chaque fois que nous en sommes témoins, comme un goût d'apocalypse. La question est donc : comme les dinosaures, risquons-nous aussi notre "Armageddon" ? "La probabilité d'être touché par un astéroïde est nettement inférieure à celle de gagner au Loto ou d'être foudroyé", relativise Francis Rocard, responsable de programmes d'exploration du Système solaire au Centre national d'études spatiales (Cnes) et co-auteur avec Florence Chiavassa du livre "Quelle est la véritable histoire du système solaire ?"
Le spectaculaire cratère de Barringer, en Arizona, formé il y a 50 000 ans mesure plus d'un kilomètre de diamètre et a été provoqué par la chute d'une météorite de 50 mètres.© Photo AFP
Et pourtant, la Terre est en permanence bombardée par des poussières et des astéroïdes. "Entre 100 et 1 000 tonnes par jour", selon Francis Rocard. Mais la plus grande partie est détruite par l'atmosphère. Nous n'en voyons donc que rarement la couleur. Ainsi, le site EarthImpactDatabase recense "seulement" 188 cratères confirmés sur Terre, les autres se trouvant dans les océans, qui recouvrent environ 70% de la surface de la planète. La probabilité de voir s'abattre sur notre bon vieux plancher des vaches des corps pouvant causer des dégâts vraiment considérables semble donc bien faible.
La France ne compte d'ailleurs qu'un seul impact majeur confirmé, à Rochechouart, en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Il a été provoqué il y a 200 millions d'années par la chute d'un astéroïde mesurant un peu plus d'un kilomètre d'envergure, qui a creusé un cratère (qui n'est désormais plus visible) de 20-25 km de diamètre.
On dénombre sur terre 188 impacts confirmés.© Photo EarthImpactDatabase
Des corps comme celui-ci, selon les calculs des scientifiques, il n'en tombe sur Terre qu'un tous les 500 000 ans. C'est bien moins que ceux de l'envergure de Toungouska, qui s'abattent environ une fois par siècle.
Pour des corps d'une centaine de mètres d'envergure, la fréquence tombe à un par millénaire. Quant à un astéroïde de l'envergure de celui qui a provoqué l'extinction des dinosaures (10 à 20 km), il s'en abat un environ tous les 100 millions d'années. Ce qui nous laisse statistiquement 35 bons millions d'années pour voir venir. Les impacts les plus à craindre sont donc les plus rares.
Le casse-tête de la détection
Les astéroïdes les plus gros sont aussi les mieux recensés. "Nous avons trouvé presque tous ceux qui font au moins un kilomètre", note Francis Rocard, soit environ 900 sur un total d'un millier. La courbe de détection plafonne à 96-97%. "Aucun ne nous menace", ajoute-t-il. Comme l'explique le Cnes, "l'arrivée de tels monstres peut être estimée une trentaine d'années avant qu'ils ne menacent la Terre". Autant dire que si un corps de la taille du Texas (700 000 km²) se trouvait dans le coin, comme dans le film "Armageddon", nous le saurions.
Toutefois, l'histoire a prouvé qu'il n'y avait pas besoin d'en arriver à des extrêmes pareils pour rayer de la carte une région ou un pays. Un objet de 10-20 kilomètres peut venir à bout des dinosaures et un de quelques dizaines de mètres peut blesser un millier de personnes. Mais un géocroiseur (astéroïde évoluant à proximité de la Terre) de quelques centaines de mètres peut à lui seul détruire une région ou un pays et tuer des millions de personnes, provoquant notamment un tsunami majeur en cas de chute dans l'eau ou un cratère avec incendies, tremblements de terre et éruptions volcaniques, accompagnés d'un événement de type "hiver nucléaire" (soulèvement de poussière qui masque le soleil, chute des températures etc.).
Or nombreux sont les corps de cette taille à ne pas avoir été repérés. "Le congrès américain a chargé l'agence spatiale américaine (Nasa) de recenser tous les PHA (objets potentiellement dangereux, essentiellement des astéroïdes et quelques comètes) et tous les NEO (objets à proximité de la Terre), soit d'un diamètre de plus de 140 mètres et passant à moins de 7,5 millions de kilomètres de notre planète, explique Francis Rocard.
Mais malgré les moyens de plus en plus importants mis en oeuvre, les petits objets, ceux de moins de 300 mètres, continuent à passer entre les mailles du filet. "Selon les courbes de 2013, nous pensons qu'il en existe entre 25 et 26 000", relève Francis Rocard. "Nous en avons découvert 7 000". Et plus la taille est réduite, plus la courbe de détection est faible. Ainsi, selon l'astrophysicien, nous ne connaissons que 3% des objets faisant de 100 à 300 mètres et 1% de ceux compris entre 30 et 100 mètres.
Des fragment de 2008 TC3 ont été découvert le 28 février 2009 par Peter Jenniskens dans le désert Nubien au Soudan.© Photo CC-by NASA / SETI / P. Jenniskens
C'est bien simple, à ce jour, nous n'avons été capables de détecter que deux astéroïdes avant leur entrée dans l'atmosphère. 2008 TC3, d'abord, un géocroiseur de deux à cinq mètres de diamètres qui s'est abattu dans le Soudan le 7 octobre 2008. Il avait été repéré deux jours avant. L'autre est 2014 AA, un astéroïde de deux à quatre mètres qui s'est désintégré au-dessus de l'Atlantique le 1er janvier 2014. Il avait été repéré 24 heures avant sa chute.
Apophis, la seule menace qui n'en est plus une
Et pourtant, entre les deux, il y a eu Tcheliabinsk et ses 19 mètres. Comment a-t-on pu repérer des bolides de moins de 5 mètres et ne pas voir venir un morceau près de quatre fois plus gros ? Tout simplement car il était masqué par la lumière du soleil. L'observation "n'est possible que dos au soleil, car ce dernier est très lumineux et éblouit donc nos télescopes", explique le Cnes. De fait, seul 60 % du ciel est sous surveillance à un instant donné." Ce qui complique une tâche déjà bien complexe.
Pas de quoi paniquer pour autant si l'on se réfère à l'échelle de Turin, qui classe de 0 (aucune chance de collision) à 10 (collision certaine entraînant une catastrophe climatique globale), les risques d'impact. Jusqu'ici le record est détenu par l'astéroïde Apophis, découvert le 19 juin 2004 et qui fait 325 mètres de long, et qui a atteint le niveau 4. La Nasa estimant alors qu'il existait une probabilité non négligeable de collision avec la Terre le vendredi 13 avril 2029, avant de réviser les chances de collision à 1/45 000 pour avril 2036. Puis au fil des observations, il a été établi en janvier 2013, qu'il n'y aurait pas de collision, ni en 2029, ni en 2036. Depuis, Apophis est revenu au niveau 0. D'ailleurs, selon le Neo Project de la Nasa, aucun géocroiseur passant à "proximité" de la Terre ne dépasse actuellement le niveau 0 de l'échelle de Turin. C'est bien tout le paradoxe. La menace est aussi intangible que son potentiel est destructeur. Alors que faire si l'improbable finissait par se produire ?
Méthode douce vs méthode violente
Une chose est sûre, "nous n'avons pas de mission en stand-by à l'heure actuelle, note Francis Rocard. Mais il existe diverses méthodes envisagées, certaines plus réalistes que d'autres. La plus surprenante consistant à peindre l'astéroïde en noir ou blanc, modifiant ainsi la réflexion de la lumière solaire. On appelle cela l'effet Yarkosky. Problème : comment envoyer des tonnes de peinture dans l'espace pour repeindre un astéroïde ? D'autant qu'il faudrait des années avant que la trajectoire dévie de manière significative. Bref, en cas d'apocalypse imminente, cette méthode ne devrait pas avoir la priorité.
Autre méthode douce : le tracteur gravitationnel, qui consiste à approcher un vaisseau ou un satellite du géocroiseur. Les deux vont alors s'attirer et la trajectoire de l'astéroïde va dévier. "Techniquement ce n'est pas compliqué", affirme Francis Rocard. Mais les variables sont nombreuses. Quel est le préavis ? Quelle masse faut-il dévier ? A quelle distance faut-il se placer ? Combien de temps ?
En cas d'extrême urgence, on peut évidemment envisager "balancer une grosse purée atomique", estime-t-il. Mais si la charge s'avère trop faible, "c'est prendre le risque de voir entrer dans l'atmosphère un morceau encore suffisamment gros pour raser une grande ville. Certes on aura sauvé la Terre, mais les habitants dont la ville a été détruite risquent de ne pas apprécier", relève Francis Rocard. Il y a toujours la possibilité de faire exploser une bombe à proximité du géocroiseur en comptant sur l'onde de choc pour le dévier, ou encore l'idée de lui ôter un morceau à coups de laser, toujours dans l'idée de le faire changer de direction. Et pourquoi pas amarrer une voile solaire à la surface de l'astéroïde, de manière à ce que les photons lumineux le poussent hors de sa trajectoire ? Autant de techniques prometteuses mais qui rencontrent un problème commun : l'inconnu. Impossible donc de savoir si elles sont aussi efficaces en conditions réelles qu'elles en ont l'air sur le papier.
Un test grandeur nature en 2022 ?
La Nasa et l'agence spatiale européenne (Esa) ont donc prévu de lancer un test : la mission Aida, notamment défendue côté européen par l'astrophysicien Patrick Michel, de l'Observatoire de la Côte d'Azur. L'objectif est d'envoyer deux vaisseaux spatiaux à la rencontre de l'astéroïde Didymos pour tenter d'en dévier la trajectoire.
Cet astéroïde, est composé d'un corps primaire de 750 mètres de diamètre et d'un corps secondaire de 170 mètres, Didymoon. C'est cette lune que doit percuter en octobre 2022 l'impacteur Dart, le vaisseau développé par les Américains. L'Esa, elle, est en charge de l'orbiteur AIM, dont la mission est de caractériser le plus précisément possible Didymos et sa lune et d'observer au plus près de l'action les effets de la collision entre Dart et Didymoon. Si le projet voit le jour dans son intégralité, les deux vaisseaux décolleront en octobre 2020, soit deux ans avant l'impact.
Mais pour que la partie européenne de la mission puisse voir le jour, il faudra d'abord qu'elle soit financée lors du Conseil au niveau ministériel de l'ESA en décembre 2016, à Lucerne (Suisse). D'ici là, on se prend déjà à rêver de suivre les aventures de Dart et Aim avec la même passion que celles de Rosetta et Philae.
2016, l'année du premier homme tué par une météorite ?
De mémoire de scientifique, jamais un être humain n'a été directement tué par un astéroïde. Quelques cas potentiels jalonnent l'histoire mais ils sont invérifiables. La météorite de Sylacauga, tombée en 1954 aux Etats-Unis est la seule connue à ce jour à avoir percuté directement un être humain, en l’occurrence Ann Elizabeth Hodges. Le fragment Hodges, de la taille d'un ananas, traverse le toit d'une maison, rebondit sur un meuble en bois avant de percuter Ann Elizabeth dormant sur un canapé. Elle s'en tire avec de graves contusions.
L'histoire a-t-elle basculé le 6 février 2016 en Inde ? C'est ce qu'ont affirmé les médias indiens en rapportant les circonstances de la mort d'un chauffeur de bus d'une quarantaine d'année, un certain Kamaraj. Il a été tué par une explosion alors qu'il se trouvait sur le campus d'une université, dans l'Etat indien du Tamil Nadu. Des témoignages ont fait état d'un objet ayant traversé le ciel, puis d'un impact dont le bruit se serait entendu jusqu'à 3 kilomètres. Les autorités ayant découvert un étrange caillou de quelques centimètres dans un cratères de 60 cm de profondeur sur un mètre de diamètre, les autorités en seraient arrivées à la conclusion que l'homme a été tué par une météorite, qui aurait aussi fait trois blessés dans sa chute. Ce qui en ferait l'homme le plus malchanceux de l'histoire.
Toutefois, l'enquête semble toujours être en cours en Inde et la Nasa a déjà émis de très gros doutes.
Météorite - astéroïde, quelle différence ?
Un astéroïde est un petit corps du système solaire composé de roche, de métaux et de glace et pouvant mesurer de quelques dizaines de mètres à plusieurs centaines de kilomètres. Une très grande partie d'entre eux évolue sur une orbite située entre Mars et Jupiter : la ceinture principale d’astéroïdes. Contrairement aux comètes ils sont inactifs. Certains d'entre eux, croisant l’orbite de la Terre (appelés géocroiseurs) sont considérés comme objets potentiellement dangereux, à cause du risque de collision, et sont surveillés.
Pour reprendre la définition donnée par l'astrophysicien Patrick Michel une météorite "n’est ni plus ni moins qu’un fragment d’astéroïde qu’on récolte sur terre. En d’autres termes, les météorites proviennent des astéroïdes".
lundi 14 mars 2016
OBSERVATOIRE DE FLOIRAC
/ Sud Ouest 14/03/2016
Aerocampus Aquitaine veut créer un campus européen de la donnée spatiale à Bordeaux
•
Ce lundi 14 mars Aerocampus a présenté son ambitieux projet de reprise de l'observatoire de Floirac. Objectif : faire émerger le leader de demain dans les applications numériques de la donnée spatiale
Prévisions météo, outils d'aide à la navigation, diffusion en direct d'événements sportifs ou culturels sur mobile... Sans nous en apercevoir, nous utilisons de plus en plus d'applications spatiales au quotidien.
Et, aujourd'hui, ce vaste marché de l'exploitation des données satellitaires, longtemps chasse gardée des Etats, s'ouvre aux sociétés privées. Les géants du monde numérique, Google, Facebook, Amazon sont déjà positionnés. Car, 95% des données collectées par les satellites actuellement ne sont pas exploitées.
Transformer l'observatoire de Floirac en campus spatial/digital
A l'heure où l'Europe développe des programmes tels que Copernicus (observation de la Terre) et Galileo (concurrent de GPS), Aerocampus Aquitaine entend se placer sur ce marché émergent en créant le premier écosystème européen autour des applications utilisant du spatial et du digital sur le site de l'Observatoire de Floirac.
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• Aéronautique: les PME ne profitent pas de l’embellie
Un site, appartenant à l'Etat, jusque-là utilisé par l'Université et le CNRS, qui va fermer ses portes en juillet prochain. Les équipes universitaires y travaillant déménage sur le campus de Talence pour des raisons budgétaires et afin de favoriser les synergies avec les autres laboratoires.
Le projet de reprise de l'Observatoire par Aerocampus comporte plusieurs volets. Il prévoit un "village des usages" sur 13 hectares dédié aux chercheurs, étudiants, entreprises ou encore au grand public, mais aussi des espaces d'accueil pour les entrepreneurs de la data et un campus de formation, capable d'accueillir jusqu'à 600 élèves. Un projet, qui a été labellisé par le pôle de compétitivité Aerospace Valley.
En résumé, "ce serait à la fois un centre de ressources et de formation à l'usage de la donnée spatiale par les acteurs du numérique, mais aussi un outil pour favoriser la connaissance du grand public sur le big data, la géolocalisation...", explique Jérôme Verschave, directeur général d'Aerocampus Aquitaine.
De nombreux acteurs mobilisés
Ce projet a été baptisé "Data Space Campus" et "est soutenu par le Cospace (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) et le ministère de la Recherche et de l'Environnement. La liste des partenaires du projet est longue : Airbus Defence & Space, Cdiscount, AT Internet, Cheops Technology, French Tech Bordeaux, le pôle d'excellence numérique Digital Aquitaine, Cap Sciences, Inria... "Plusieurs sociétés, à l'image de Telespazio, Geosat..., songent à installer sur place leur centre de recherche et développement", met-il en avant.
"Le challenge est d'emmener les entreprises numériques vers la donnée spatiale en les orientant vers des marchés ciblés. Ce qui suppose de décloisonner les filières", avance Lilian Valette, responsable du site bordelais de Telespazio.
Un challenge, qui en vaut la peine. Le marché est colossal. Il touche aussi bien les secteurs de l'agriculture, de l'aéronautique, que de la géolocalisation, pour ne citer qu'eux.
Un investissement global de 25 millions d'euros
Le projet global de reprise est estimé à 25 millions d'euros. Un investissement, étalé sur cinq ans, qui prévoit le rachat du site à l'Etat - ce qui n'est pas encore acté -, la construction de 6 000 m² de nouveaux bâtiments pour accueillir notamment des espaces de restauration et d'hébergement sur place.
Des fonds qu'il va désormais falloir aller chercher du côté du public et du privé. "Nous allons solliciter la Banque européenne d'investissement, le grand emprunt... La Région va nous aider, ainsi que la Caisse des dépôts et consignations, Bordeaux métropole et la Ville de Floirac", dévoile Jérôme Verschave, qui se montre optimiste quant au plan de financement.
Ceci étant, "Aerocampus sera plutôt animateur que faiseur du lieu, contrairement à ce que nous avons fait en rachetant le château de Latresne", précise-t-il.
mercredi 9 mars 2016
ECLIPSE
Sud-Ouest.fr 09/03/2016
La magnifique éclipse totale de soleil vue depuis l'Indonésie
Dans la nuit de mardi à mercredi, une éclipse totale de soleil était visible depuis L'Indonésie
jeudi 21 janvier 2016
UNE NEUVIEME PLANETE ?
SUD-OUEST.fr avec AFP Publié le 21/01/2016
PEUT-ETRE UNE NEUVIEME PLANETE DANS LE SYSTEME SOLAIRE ?
Les astronomes ont incité leurs confrères à scruter l'espace à la recherche de cette nouvelle planète ©
cc - wikicommons
Des astronomes américains disent avoir découvert la preuve de l'existence d'une nouvelle planète
Une neuvième planète pourrait se trouver dans la partie la plus éloignée du système solaire, ont annoncé mercredi des astronomes américains qui se sont lancés à sa recherche pour confirmer cette prédiction.
Cet objet, baptisé "Neuvième planète", aurait une masse d'environ dix fois celle de la Terre et serait sur une orbite vingt fois plus éloignée que celle de Neptune, qui évolue autour du soleil à une distance moyenne de 4,5 milliards de kilomètres.
Les scientifiques n'ont jamais observé la planète directement mais ont fait cette découverte avec des modèles mathématiques et des simulations par ordinateur.
La fin d'un mystère ?
L'existence de cette neuvième planète permettrait d'expliquer l'évolution mystérieuse d'objets dans cette zone éloignée du soleil restée largement inexplorée, expliquent ces scientifiques.
Si l'existence de cet objet était confirmée, cela serait "la neuvième planète", a relevé Mike Brown, un professeur d'astronomie planétaire.
"Il y a encore une grande partie de notre système solaire qui reste à être exploré et cela est très exaltant"
Selon lui, vu que la masse de cet objet serait 5 000 fois celle de Pluton, il n'y aura pas de débat sur son statut de planète.
"Bien que nous ayons été sceptiques initialement nous sommes de plus en plus convaincus de son existence en poursuivant notre recherche", explique Konstantin Batygin, l'un des chercheurs de l'étude.
"Pour la première fois depuis 150 ans, nous avons de solides indications que l'inventaire du système solaire est incomplet"
Mike Brown et d'autres astronomes ont commencé à scruter le ciel avec des télescopes à la recherche de la planète, encourageant la communauté astronomique à les imiter.
mardi 22 décembre 2015
COMETES GEANTES
SUD-OUEST Publié le 22/12/2015
La Terre menacée par des comètes géantes ?
Baptisées Centaures, ces comètes font 50 à 100 km de large et croisent parfois le chemin des planètes
Des centaines de comètes géantes gravitent aux confins de notre système solaire ©
cc - wikicommons
Les lointaines comètes géantes pourraient aussi représenter un danger pour la vie sur Terre, à l'instar des astéroïdes plus proches que l'on surveille déjà attentivement, a averti mardi une équipe d'astronomes.
Au cours des deux dernières décennies, des centaines de comètes géantes ont été découvertes aux confins de notre système solaire, font valoir ces scientifiques dans une étude publiée dans Astronomy and Geophysics, le journal de la Royal Academy Society.
Baptisées Centaures, ces comètes, qui font 50 à 100 km de large, sont situées sur des orbites instables qui croisent parfois le chemin des planètes géantes, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
Sous l'effet du champ gravitationnel de ces planètes, ces comètes peuvent "de temps en temps" changer de trajectoire et se retrouver dans le système solaire interne (qui comprend Mercure, Vénus, la Terre, Mars et la ceinture d'astéroïdes).
"Les gens ne doivent pas s'alarmer"
Le risque qu'une comète de 100 km de diamètre se retrouve à croiser l'orbite de la Terre a été mesuré par Bill Napier de l'Université de Buckingham: il est de 1 tous les 40 000 à 100 000 ans.
En s'approchant du Soleil, ces comètes, constituées de glace et de poussières agglomérées, se désintègreraient en de nombreux fragments. L'impact de leurs débris sur notre planète serait "inévitable", selon les chercheurs.
"Cela pourrait provoquer l'injection dans l'atmosphère d'une masse de poussières et de fumée" notamment, souligne David Asher, de l'Observatoire Armagh (Irlande du Nord), l'un des auteurs de l'étude.
"Au cours des trente dernières années, nous avons fait beaucoup d'efforts pour repérer et analyser le risque d'une collision entre la Terre et un astéroïde", souligne Bill Napier, coauteur de l'étude.
"Nos travaux suggèrent de regarder plus loin, au-delà de l'orbite de Jupiter, pour trouver des Centaures." "Si nous sommes dans le vrai, ces comètes pourraient constituer un danger sérieux et il est temps de mieux les comprendre", ajoute-t-il.
Pour autant, "les gens ne doivent pas s'alarmer", estime David Asher. "A l'échelle de nos vies, le pourcentage de risque que notre planète soit touchée n'a pas augmenté."
dimanche 20 décembre 2015
LA TERRE VU DE LA LUNE
SUD-OUEST Publié le 20/12/2015
La Nasa publie une magnifique photo de la Terre vue de la Lune
Cette photo a été prise par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter
La Terre vue depuis la Lune le 12 octobre 2015 ©
NASA
La Nasa a publié vendredi sur son site ainsi que sur les réseaux sociaux une photo magnifique de la Terre vue depuis la Lune.
Cette photo, prise par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO), le 12 octobre, "est unique en son genre", comme l''explique le site Ciel et Espace : "Grâce à sa caméra à haute résolution qui lui sert traditionnellement à cartographier la Lune avec une résolution voisine de 50 cm, LRO a cette fois visé la Terre. Et cela, juste au moment où elle rasait la région du pôle nord lunaire. Il en résulte cette image sans précédent sur laquelle on voit à la fois la surface lunaire de manière très détaillée et la Terre sur laquelle on reconnait aisément l'Afrique, l'Amérique du Sud et une partie de l'Europe."
Cette image n'est pas sans rappeler une autre photo de la Nasa, celle-ci beaucoup plus ancienne, puisque réalisée par les astronautes d'Apollo 17, le 7 décembre 1972, lors de leur voyage vers la Lune.
La Terre prise en photo depuis Apollo 17 le 7 décembre 1972
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